Patrimoine Normand magazine

 

George Klein, vrai vétéran, faux Ranger

Mercredi 18 Octobre 2017

→ ACTUALITÉ

Pointe du Hoc
La légendaire falaise de la pointe du Hoc, que George Klein n’escalada jamais (© SWG).

Vrai vétéran, faux Ranger


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Stéphane William Gondoin

George-Klein
Le lieutenant George G. Klein, officier d’artillerie, en 1945 (DR - DDAY OVERLORD).
Le 6 juin 2017, George Klein, vétéran de la Seconde Guerre mondiale alors âgé de 96 ans, participait aux commémorations organisées pour le 73e anniversaire du Débarquement. Depuis des décennies, il expliquait comment, à l’aube du jour fatidique, il avait escaladé les falaises de la pointe du Hoc avec ses compagnons du 2nd Rangers Battalion, pour vaillamment prendre d’assaut la célèbre position, puis la défendre bec et ongles avec cet esprit de sacrifice passé dans la légende. Un coup de baïonnette allemande amena son évacuation vers l’Angleterre dès le 8 juin. 
Sauf que tout cela n’était malheureusement qu’une fable, inventée par un soldat frustré de n’avoir jamais pu participer à ces combats mythiques, alors qu’il postulait en 1943 pour rentrer dans l’unité d’élite. La supercherie a été mise au jour par un groupe d’historiens, parmi lesquels Gary Sterne, propriétaire du musée de la Batterie de Maisy (Calvados). Alors que les alliés partaient à l’assaut des plages normandes, George Klein se trouvait stationné en Irlande du Nord, avec le 46th Field Artillery Battalion auquel il appartenait. Et pourtant, le lieutenant G. Klein doit être considéré comme un vétéran de guerre et respecté en tant que tel : déployé en France à partir du 26 juillet 1944, il participa activement à la libération du pays et fut grièvement blessé le 17 novembre 1944. On ne sait aujourd’hui combien il a existé (et existent encore) de cas similaires, c’est-à-dire d’usurpateurs désireux de prendre un peu de la lumière des hauts faits du printemps et de l’été 1944.
En 2017 encore, un certain Eugene A. Cook Jr, qui prétendait avoir sauté sur le Cotentin dans la nuit du 5 au 6, a été démasqué à son tour. Le phénomène n’est pas nouveau et gageons qu’au temps de Guillaume le Conquérant déjà, on affirmait bien volontiers avoir participé à Hastings sans avoir jamais mis un pied en Angleterre…
 

Retrouvez l'article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 103Octobre-Novembre-Décembre 2017)


 

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