Patrimoine Normand magazine

 





L'art héraldique avec les Poterat

L`art héraldique avec les Poterat

L'art héraldique avec les Poterat


Extrait Patrimoine Normand N°20
Par Henri Métais

Parmi les diverses causes qui contribuèrent puissamment au développement de l’industrie de la faïence à Rouen, dans les dernières années du xviie siècle, la plus importante fut les difficultés financières provoquées par la guerre de la Ligue d’Augsbourg qui amenèrent Louis XIV à faire fondre à la Monnaie la majeure partie de ses trésors. Le reste disparut de la même manière en 1709, lors de la guerre de Succession d’Espagne.

Les désastres du royaume eurent du moins pour résultat de stimuler le zèle de nos fabricants.
Saint-Simon, dans ses mémoires de 1709, raconte : « Tout ce qu’il y eut de grand et de considérable se mit en huit jours à la faïence. Ils en épuisèrent les boutiques et mirent le feu à cette marchandise, tandis que tout le médiocre continua à se servir de son argenterie. »
Ainsi, l’usage de la faïence dans les grandes maisons obligea à porter la vaisselle d’argent et d’or à la Monnaie. Il faut sans doute attribuer à cette époque le nombre des plats et services à armoiries, puisque le grand et le considérable seulement eurent de la faïence, et le médiocre de l’argenterie.
Les pièces présentées nous montrent, dans sa grandeur et sa perfection, l’art qui fut mis au service des seigneurs de la cour de Louis XIV, pour leur permettre de se soumettre, sans trop d’humiliation pour le luxe de leurs tables, à l’ordonnance somptuaire dont nous avons parlé plus haut.
A cette époque, la décoration consistait le plus souvent en un blason richement ornementé, entouré d’une bordure rayonnante à réserves. La seule couleur étant le bleu, il devenait indispensable d’indiquer par des tailles, les couleurs des émaux dans les armoiries.
Cet usage remonte à la fin du xvie siècle, et c’est dans l’ouvrage paru en 1639 : « Recueil de plusieurs pièces et figures d’armoiries omises par les auteurs qui ont traité jusqu’ici de cette science » par Salvaing de Boissieu, que l’emploi des hachures a été fixé pour différencier les couleurs du blason. C’est à partir de cette époque que cette convention fut universellement adoptée.
Chaque couleur avait une représentation distincte. (...)

Retrouvez l'article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 20, Printemps 1998)




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