Patrimoine Normand magazine

 





L'église Saint-Malo de Canville la Rocque

L`église Saint-Malo de Canville la Rocque.

L'église Saint-Malo de Canville la Rocque


Extrait Patrimoine Normand N°24
Par Erik Groult

Dans une église du Cotentin, auprès d'une des routes menant à Saint Jacques de Compostelle des artistes ont peint en 1520 une étrange histoire.

Un couple et leur fils partis d’Allemagne pour se rendre à Saint-Jacques, passent la nuit à Santo Domingo de la Calzada. La servante de l’auberge, en mal d’affection, tente des avances amoureuses auprès du fils qui la repousse. Pour se venger, celle-ci glisse dans les bagages du fils une tasse en argent du service de l’auberge. Le lendemain, la servante dénonce le fils aux gens d’armes qui découvrent la tasse. Le fils est arrêté, jugé et condamné à être pendu. Les parents effondrés se rendent malgré tout à Saint-Jacques-de-Compostelle. Au retour, ils repassent sur le lieu du gibet. Leur surprise est grande lorsqu’ils s’aperçoivent que leur fils est toujours vivant. Ils courent avertir le juge qui n’en croit mot. Le juge, qui s’apprête à prendre son repas avec deux convives, leur dit que leur fils n’est pas plus en vie que les deux volailles qui rôtissent. Aussitôt, le coq et la poule embrochés se mettent à chanter. Troublés par ce miracle, le juge et les parents se rendent sur le lieu du supplice et dépendent leur pauvre fils. La servante, questionnée, avoue et est condamnée à être brûlée. Miraculés, les pèlerins Allemands retournent dans leur pays.

Retrouvez l'article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 24, décembre 1998 - janvier 1999)



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