Patrimoine Normand magazine

 





Maison des champs de Pierre Corneille

abonnement magazine

Façade de la maison de Petit-Couronne, vue du jardin, une partie des bâtiments, dorigine fut détruite (dépendances).

Maison des champs de Pierre Corneille


Extrait Patrimoine Normand N°24
Par Isabelle Audinet

Passez la porte, et vous entrez dans un autre monde, loin du bruit et de la vie trépidante de la ville. L’enclos protège un des rares endroits enchanteurs qui restent en ces lieux. Cette maison est chargée de mémoire, mais de mémoire vivante, grâce à l’accueil, aux aménagements réalisés et aux manifestations qui y sont organisées.

Située au centre d’un jardin d’agrément, la maison de campagne des Corneille nous accueille. Acquise en 1608 par le père de Pierre Corneille (afin de régler une situation familiale complexe), elle reste dans la famille jusqu’au 27 décembre 1686, date à laquelle elle est cédée par le fils aîné du poète. Corneille en hérita en mars 1639. On ne sait rien de très précis sur l’occupation des lieux (qui y habitait, quand) et sur les rapports de la famille Corneille avec les habitants de Petit Couronne. Il semblerait cependant que des liens existaient, puisque plusieurs femmes de la famille devinrent marraines d’enfants du village. Quant à la maison, elle fut louée au profit d’une des filles de Corneille, religieuse au Couvent des Dominicaines du faubourg Cauchoise de Rouen.
La maison est une charmante bâtisse à pans de bois, couverte d’essentes de châtaigniers, avec tourelle d’escalier hors oeuvre. Deux lucarnes s’ouvrent sur le toit de tuiles, façade avant. Un bandeau saillant couvert de bardeaux de bois court sur la façade avant et l’un des côtés, protégeant le mur. La maison, telle que nous la voyons, a été fortement modifiée par rapport à son état initial, puisque de nombreuses restaurations et modifications sont intervenues, notamment au xixe siècle (destruction d’une grange au nord en 1879). Des pièces existaient apparemment aussi au-dessus du porche. Attaché à cette maison, un four à pain, un jardin et une mare. De nos jours subsistent le four à pain et une petite partie du jardin avec son verger. La mare est asséchée, remplacée par un jardin public et un théâtre de verdure. Le mur est lui aussi d’origine.
L’ensemble a été acquis en 1874 par le Département de la Seine-Maritime (à l’époque Seine Inférieure), afin d’en faire un musée Corneille, la maison natale de Corneille, rue de la Pie à Rouen, étant, croyait-on, détruite. Le musée est donc im...
 

Il vous reste 79 % de cet article à lire

commander ce magazine.


 

Retrouvez l'article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 24, décembre 1998 - janvier 1999)


Catégories pouvant vous intéresser :

Autres publications pouvant vous intéresser :

Cour du palais de justice de Rouen : sous les pavés, « la cave » !

Publié le : 2 juillet 2017   Découverte archéologique au palais de justice de Rouen (© SWG). Cour du palais de justice de Rouen : sous les pavés, « la cave »...

 

MuséoSeine - Il était une fois un fleuve

Publié le : 2 juillet 2017   MuséoSeine Il était une fois un fleuve Extrait Patrimoine Normand N°102 Par Stéphane William Gondoin En 1802, le Premier consul Napoléon Bonaparte visite Le Havre e...

 

Impression, soleil levant

Publié le : 2 juillet 2017   Claude Monet, Impression, soleil levant, 1872, huile sur toile, 50 × 65 cm, Paris, Musée Marmottan Monet (© Bridgeman Images). Impression, soleil levan...

 

Rouen : le clos aux Juifs

Publié le : 2 avril 2017   Le “clos aux Juifs” de Rouen et son monument Extrait Patrimoine Normand N°101 Par Stéphane William Gondoin Il existe, sous la cour du palais de justice de Rouen, un édi...

 

Grand Bunker de Ouistreham : le musée du Mur de l’Atlantique

Publié le : 31 mars 2017   Le musée attire chaque année de nombreux vétérans avec leur famille, des reconstitueurs passionnés et des militaires des pays alliés (© Grand Bunker)....

 
Paiement sécurisé
Abonnement Patrimoine Normand

 

Pratique

 bas