Patrimoine Normand magazine




Verneuil-sur-Avre, ville neuve du XIIe siècle

Verneuil-sur-Avre

Verneuil-sur-Avre, ville neuve du XIIe siècle


Extrait Patrimoine Normand N°26
Par Isabelle Audinet

Verneuil-sur-Avre

Historique

Verneuil-sur-Avre est une ville créée de toutes pièces au XIIe siècle par Henri Ier Beauclerc, fils de Guillaume le Conquérant, Duc de Normandie et Roi d’Angleterre.
Le site occupé par Verneuil était apparemment vierge de toute habitation. Cependant, de l’autre côté de l’Avre, les habitants s’étaient regroupés au lieu-dit actuel de Saint-Martin-du-Vieux-Verneuil.
La situation politique d’alors explique la création d’une ville en face d’un habitat ancien.
A la création du Duché de Normandie, en 911, la rivière Avre marque la frontière entre le duché et le royaume de France. La défense de cette frontière fut un enjeu constant pour chacun des deux partis, d’où la création de châteaux. Mais avec la conquête de l’Angleterre par Guillaume, la Normandie appartint dès lors aussi au roi d’Angleterre, alors qu’elle relevait, selon le traité de Saint-Clair-sur-Epte, du royaume de France. D’où une série de conflits entre l’Angleterre et la France. La défense de la frontière et la pose de points susceptibles d’accueillir une base d’extension furent les buts premiers des deux partis.
La création de Verneuil intervient dans ce cadre historique. Le village du Vieux Verneuil représentait peut-être une menace pour la frontière. La création de Verneuil, ville forte, constitue un point de défense sûr et imposant, mais aussi peut-être un point d’attaque sûr avec un château faisant face à la France. Dès sa fondation, le « destin » de la ville est scellé, enjeu constant des Anglais et Français qui se l’arrachent, la détruisent et la renforcent (les sièges se succèdent en 1152 ou 54, 1168, 1174, 1194), mais aussi sans intérêt lorsque la Normandie entre définitivement dans le royaume de France à la fin de la Guerre de Cent Ans. Ceci explique la taille imposante de la ville, pour le XIIe siècle (42 ha), ainsi qu’une relative régression par la suite, du moins en population. De nos jours, la ville a peu débordé des anciens remparts. Cependant, le fléchissement d’influence se marque déjà à partir de 1194, lorsque Jean Sans Terre cède la ville à Philippe Auguste, mais se reprend au xve siècle avec la Guerre de Cent Ans. Reprise en effet par les Anglais au tout début du XVe siècle, une bataille sanglante en 1449 achève cette domination anglaise. La fin des conflits offre cependant un renouveau de la vie civile, avec des constructions en nombre important : les maisons des XVe au XVIIIe siècles ne sont donc pas rares.

Restes du château.
Restes du château.
 
La Tour Grise et les restes du château. Cette tour en grison fut édifiée en 1204 par Philippe Auguste pour se protéger des Vernoliens et des Français. Elle était autrefois surmontée de créneaux.
La Tour Grise et les restes du château. Cette tour en grison fut édifiée en 1204 par Philippe Auguste pour se protéger des Vernoliens et des Français. Elle était autrefois surmontée de créneaux.

La taille et la topographie de Verneuil-sur-Avre ont sans doute peu évolué depuis la création de la VIIIe au XIIe siècle. En effet, les bourgs et les remparts ont été conçus dans un même ensemble, des espaces libres ayant été ménagés pour permettre une extension de population. Trois bourgs furent construits, fondations simultanées ou successives nous ne savons pas, à partir de 1120, apparemment achevés vers 1140. Ces bourgs étaient séparés par des canaux et l’ensemble des trois entouré par une enceinte et des fossés.
Au sud de la fortification fut aussi construit un château, renforcé par Philippe-Auguste après 1194 lorsqu’il acquiert la ville.

L’organisation des bourgs est simple. Le premier, peut-être celui appelé Grand Bourg dans les textes, est situé à l’est, tout du long de la muraille. En forme de fuseau, les voies sont structurées autour d’au moins deux églises et une place. Les églises ne sont pas orientées (le chevet est au sud), mais suivent la direction des rues nord/sud. Un deuxième bourg est construit au nord/ouest, juxtaposé au premier bourg, et organisé en six rues axées autour d’une église. Une rue, perpendiculaire aux six autres, et sur laquelle s’appuie l’église, relie ce bourg au troisième, le bourg sud-ouest. La forme de ce dernier est plus irrégulière, les voies suivant la courbe des canaux. Une place avec église sert plus ou moins de centre. Ce bourg est situé au pied du château.


Les fortifications
 
La ville est entourée d’un système fortifié conçu en même temps que les bourgs. De forme pentagonale, aux angles arrondis, onze ans furent nécessaires pour le construire. Il est composé d’une enceinte doublée d’un large fossé, se rattachant à un château. Des canaux intérieurs circulent dans l’espace enclos. Fossés et canaux sont alimentés par les eaux, non pas de l’Avre que Henri Ier jugeait peu sûre, mais par celles de l’Iton. Un « bras percé » de 10 km environ fut en effet creusé, se jetant enfin dans l’Avre à la sortie de la ville. Plusieurs ponts permettaient de franchir les canaux : le Pont aux Chèvres, le Pont de l’Arche, le Pont Percé, le Pont Fort.

La Tour Grise : une des deux portes, lautre se situant exactement en face.   La Tour Grise : détail des soubassements et meurtrière.    Fortification intérieure, entourant le bourg de lest et enjambant un bras de lIton. Visible de la rue Canon.     Rue du Pont aux Chèvres : canal intérieur isolant le bourg est ou  grand bourg  des autres bourgs.
1.                                          2.                                                3.                                                 4.

1. La Tour Grise : une des deux portes, l’autre se situant exactement en face.
2. La Tour Grise : détail des soubassements et meurtrière.
3. Fortification intérieure, entourant le bourg de l’est et enjambant un bras de l’Iton. Visible de la rue Canon.
4. Rue du Pont aux Chèvres : canal intérieur isolant le bourg est ou « grand bourg » des autres bourgs.

Rue du Pont aux Chèvres : passage sur un canal de lIton.
Rue du Pont aux Chèvres : passage sur un canal de l’Iton.
 
Rue du Pont aux Chèvres : un des canaux intérieurs qui entoure le bourg du sud-ouest.   Canal de lIton.   Vue sur les fossés de la ville de Verneuil, encore alimentés par le bras forcé de lIton.   Les fossés à la Gueule dEnfer avec le bras de lIton sy écoulant.
5.                                           6.                                              7.                                             8.

5. Rue du Pont aux Chèvres : un des canaux intérieurs qui entoure le bourg du sud-ouest.
6. Canal de l’Iton.
7. Vue sur les fossés de la ville de Verneuil, encore alimentés par le bras forcé de l’Iton.
8. Les fossés à la Gueule d’Enfer avec le bras de l’Iton s’y écoulant.

 Ci-dessous à gauche et au centre : La Gueule dEnfer : nous voyons ici les restes des remparts de la ville (sous le lierre à droite) avec au pied les fossés.       Rue du Goulet : restes des fortifications, enjambant le bras forcé de lIton.

9.                                                                                              10.

9. La Gueule d’Enfer : nous voyons ici les restes des remparts de la ville (sous le lierre à droite) avec au pied les fossés.
10. Rue du Goulet : restes des fortifications, enjambant le bras forcé de l’Iton.


Derniers vestiges des remparts, rue du Pont de lArche.
Derniers vestiges des remparts, rue du Pont de l’Arche.

Boulevard Rochechouard, à la Gueule dEnfer.
Boulevard Rochechouard, à la Gueule d’Enfer.

Les églises
 
L’importance de Verneuil-sur-Avre a été relevée précédemment, tant d’un point de vue politique que de taille. Démographiquement aussi, Verneuil devait être imposante. En effet, en 1141, Orderic Vital parle d’une population de 13 000 habitants. On ne peut malheureusement pas vérifier, mais le nombre de paroisses de Verneuil indique une population conséquente. Trois bourgs furent créés au départ, on l’a vu, avec apparemment quatre églises auxquelles il faut ajouter celle du château. Ce qui représente déjà cinq paroisses. A ces cinq paroisses, il faut adjoindre l’église de l’Hôtel Dieu et Saint-Nicolas, église du couvent des Bénédictines, mais d’origine plus ancienne. Ajoutons enfin quelques chapelles et églises disparues comme les Cordeliers, la chapelle de la Maladrerie et la chapelle Notre-Dame-de-Grâce. Restent heureusement six de ces édifices encore en place. L’église du bourg nord-ouest n’est plus en place. En revanche sont restées debout les églises du « Grand Bourg » à l’est (Sainte-Madeleine et Saint-Jean même si Saint-Jean est en partie détruite), l’église du château (Saint-Laurent), Notre-Dame toujours vouée au culte et enfin Saint-Nicolas, toujours au couvent des Bénédictines.

Sainte-Madeleine et la tour de la Madeleine
 
Si l’église n’a rien de spectaculaire, sa tour en revanche, en raison de sa hauteur et de sa beauté, se remarque de loin dans le paysage peu vallonné.
L’église fut fondée au xiie siècle à la création du bourg, soit entre 1120 et 1140. De cet édifice ne subsiste que la façade cachée derrière celle de la Renaissance, ainsi que les murs de la nef et des collatéraux. Elle fut construite en grison comme le furent de nombreux édifices de l’époque. Le chevet est plus récent puisque construit à la fin du XVe siècle début du XVIe siècle. De nombreuses œuvres sculpturales, du mobilier et des vitraux sont à voir à l’intérieur. Des remaniements des XIIIe au XVIe siècles ont changé l’aspect de cette église, facilement repérables en raison de l’utilisation de matériaux différents. Nous avons parlé plus haut du chevet, en pierre de taille et bien plus élevé que la nef. Mais le plus remarquable est la façade, plus basse que celle d’origine dont on aperçoit le haut du pignon au-dessus. La nouvelle façade, en réalité un narthex, se présente comme un appentis, coincée entre le beffroi et l’église. Elle est de style totalement différent des deux autres, purement Renaissance. Deux portes, séparées par une colonne engagée dans le mur, sont encadrées par une travée en ressaut sur la façade de chaque côté. Chaque travée est constituée d’une niche accueillant une statue, entourée de colonnes jumelées engagées. L’ordre utilisé ici est l’ordre corinthien. Des panneaux en relief, des bandeaux, des frontons animent la surface de la façade. La construction de celle-ci a permis de faire disparaître le décalage entre la tour et la façade originelle de l’église.

  
11.                                                         12.

11. Le Moulin Bertin, vu de la rue du Moulin-aux-Murailles. Ce moulin, situé sur les remparts et utilisant les eaux de l’Iton, est un lieu important dans l’histoire de Verneuil-sur-Avre. En 1449, son propriétaire Jean Bertin, vide les fossés en détournant l’attention des gardes. Les Français peuvent alors facilement prendre la VIIIe, encore aux mains des Anglais.
12. La tour Sainte-Madeleine avec à ses pieds, à droite, l’église Sainte-Madeleine construite en grison.

La tour fut construite en une soixantaine d’années, débutée en 1465 et achevée en 1526. Le principal donateur fut Arthus Fillon, né à Verneuil, chanoine de Saint-Maclou à Rouen et futur évêque de Senlis. Haute de 56 m, la tour est composée de trois étages surmontés d’un double diadème circulaire, très décoré et ajouré. La décoration va en s’accentuant à chaque étage, ce qui va peut-être de pair avec l’évolution du style. Très sobre au rez-de-chaussée, avec comme seul décor des statues, elle s’achève sur une luxuriance de flammes, pinacles, sculptures, statues. Le diadème final n’est plus que dentelle.
La statuaire représente au premier niveau les personnages de l’Ancien Testament et des sibylles, celles du niveau supérieur vingt personnages du Nouveau Testament, ainsi que Arthus Fillon agenouillé. En tout 35 statues dont trois furent malheureusement détruites en 1944.

Saint-Jean
 
Visible de la place ménagée devant Sainte-Madeleine, Saint-Jean est de nos jours largement détruite à la suite des bombardements de 1944. Ne restent en effet que la tour et la façade. Fondée à l’origine au xiie siècle, comme Sainte-Madeleine, elle était construite en pierre de grison. Elle subit plusieurs modifications au XVIe siècle : après l’agrandissement de la nef, la façade fut refaite en pierre de taille. De la même période date la tour, en pierre de taille, mêlant les styles gothique et Renaissance.

         
13.                                                                     14.

13. La tour Sainte-Madeleine : statues du premier niveau. Ces statues faisant l’angle représentent Adam et Eve et le serpent au centre : Adam à gauche, Eve à droite.
14. Le couvent des Bénédictines, construit au XVIIe siècle. On aperçoit le clocher de Saint-Nicolas.

           
15.                                                                    16.

15. Statue de la tour Sainte-Madeleine, premier niveau.
16. Restes de l’église Saint-Jean. Le porche d’entrée et la tour datent du XVIe siècle.

Chevet de l’église Notre-Dame. Les chapelles et tourelle du premier plan furent construites au xixe siècle, alors que le haut de la nef, au-dessus, date du xiie siècle.

Notre-Dame

L’église Notre-Dame est le lieu de culte du bourg sud-ouest, créée en même temps que le bourg. Ses parties les plus anciennes remontent donc au XIIe siècle, en grison : la nef, l’intérieur. L’édifice que l’on a de nos jours sous les yeux, résulte des nombreux ajouts et modifications. A l’origine composée d’une large nef avec un collatéral de chaque côté, se poursuivant par une tour et un chœur, furent rajoutés par la suite un transept, des collatéraux, des chapelles, une bibliothèque et deux sacristies. La nef fut aussi réduite, la façade refaite et la tour remplacée par un clocher. A l’intérieur aussi, des remaniements furent effectués, notamment au niveau des voûtes et des supports. Ces travaux s’étalent des XVe-XVIe au XIXe siècles. Le chevet changea notamment totalement d’aspect, puisque son organisation en volumes étagés rappelle celle des églises de pèlerinage de la même époque. Les chapelles, rayonnantes d’aspect, ne sont cependant que des sacristies du xixe siècle. Transept et seconds collatéraux datent des XVe et XVIe siècles, les voûtes, sans doute les plus belles des églises de Verneuil, sont du XVIe siècle. La façade, en brique, fut construite selon le style classique du XVIIIe siècle, avec fronton et volutes. Cette église abrite de très beaux ensembles statuaires, allant du XIIIe siècle au XXe siècle. Notons la série des œuvres provenant de l’école de Verneuil, du XVIe siècle.

       
17.                                                                                              18.

17. La tour de Saint-Jean. Datée du XVIe siècle, adopte une organisation gothique avec une ordonnance Renaissance (les pilastres ont des chapiteaux Renaissance).
18. Façade XVIIIe siècle de l’église Notre-Dame appliquée sur des parties plus anciennes du XIIe siècle.


Saint-Laurent
 
Ancienne église du château, l’édifice actuel fut reconstruit au xvie siècle et subit depuis de nombreuses vicissitudes. Désaffectée à la Révolution, puis transformée en atelier, elle est maintenant réhabilitée et sert de salle d’exposition en été. Elle est en pierre de taille, de styles gothique et Renaissance, et l’on voit bien les traces d’arrachements et de destruction qu’elle eut à subir.

Eglise de l’Hôtel Dieu
 
Cette église, située rue de Canon et abritant de nos jours un cinéma, fut elle aussi fondée au xiie siècle, en grison. Elle fut restaurée au xve siècle et sa nef allongée. Son style est assez proche de celui des autres églises de Verneuil, du moins pour les parties du xiie siècle, avec un mur à contreforts plats et baies cintrées.

            
                  Clocher de Notre-Dame.                                                       Eglise de l’Hôtel Dieu, construite au XXe siècle.

Saint-Nicolas
 
Intégrée au couvent des Bénédictines (xviie siècle), cette église possède néanmoins une partie du xiie siècle, la nef et un chœur du xvie siècle.
Peut-être était-elle donc auparavant attachée au service de la population ?
Ce qui ressort de l’examen rapide de tous ces édifices, c’est une certaine harmonie de construction au xiie siècle, avec le grison, pierre locale et courante, des baies cintrées soulignées d’un bandeau supérieur et des contreforts plats. C’est aussi des remaniements nombreux aux xve et xvie siècles, avec des constructions en pierre de taille et des styles à la fois gothique et Renaissance. L’architecture religieuse suit donc bien l’histoire de la ville, marquant la création volontaire par l’harmonie et la renaissance de la ville après les guerres par des restaurations et une grande richesse sculpturale avec l’école de Verneuil.
 
Vierge Dolente, bois du XIIIe siècle, visible dans l’église Notre-Dame.

L’architecture civile

 
La ville de Verneuil eut peu à souffrir heureusement de la Seconde Guerre mondiale et les maisons anciennes sont encore très nombreuses. Il est ainsi possible de découvrir de très beaux hôtels particuliers des xve et xvie siècles, voire plus récents, ou des maisons médiévales à pans de bois. Il est à remarquer que toutes les façades à pans de bois ne sont pas découvertes, mais enduites. L’enduit faisait d’ail­leurs office de protection. D’autre part, il est courant de trouver derrière une façade récente une maison bien plus ancienne. La ville de Verneuil recèle donc de nombreux trésors qu’il convient de débusquer, au détour des rues, en levant les yeux.


 
              
19.                                                                           20.

19. Hôtel rue Aristide-Briand, derrière Sainte-Madeleine.
20. Rue de la Madeleine, ensemble de maisons du XVIe siècle (?).


                     
21.                                                                                                   22.

21. Dans l’enfilade, rue de la Madeleine, maison du xviiie siècle et maison du XVe siècle avec tourelle à encorbellement. Divers matériaux apparaissent dans les édifices plus luxueux, brique et pierre au XVIIIe siècle, voire uniquement de la pierre, et brique, silex et pierre au xve siècle. Un agencement de matériaux proches se retrouve dans un hôtel, avec tourelle à encorbellement, du XVIe siècle, situé rue de Notre-Dame.
22. Hôtel rue du Canon.

 
                    
23.                                                                                                  24.

23. Façade de l’hôtel xve siècle, couverte de nombreuses sculptures, notamment la frise située sous le toit, dont certaines scènes sont des scènes de chasse.
24. Maison du xve siècle rue Sainte Madeleine, scène de chasse.

                    
  Détail de la tourelle d’angle de
    la Maison du xvie siècle, rue
            Notre-Dame.


Légende du plan

            Bourg est ou "grand bourg"

            Bourg nort-ouest

            Bourg sud-ouest

            Château

            Fossés
1 : Moulin Bertin

2 : Saint-Jean

3 : Sainte-Madelaine

4 : Maisons à tourelle d'angle

5 : Eglise de l'Hôtel Dieu

6 : Remparts intérieurs
7 : Tour Grise

8 : Saint-Laurent

9 : Saint-Nicolas

10 : Notre-Dame

11 : Mur protégeant l'entrée du bras forcé de l'Iton

12 : Eglise éventuelle du bourg nord-ouest

 
 

 
 
 
 
 
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Patrimoine Normand 105
N°105

Avril-Mai-Juin 2018

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