Patrimoine Normand magazine

 





Misères et splendeur retrouvée d'une collégiale : Ecouis

Notre-Dame d'Ecouis, vue du chevet.

Misères et splendeur retrouvée d'une collégiale : Ecouis


Extrait Patrimoine Normand N°30
Par Isabelle Audinet

Perdue de nos jours au milieu de villages de l’Eure touchés par la désertification, la collégiale Notre-Dame d’Ecouis rappelle cependant la splendeur passée du village au Moyen Age et l’importance des personnages qui firent son histoire : Enguerrand de Marigny, Jean de Marigny et saint Vincent de Paul.

Notre Dame d’Ecouis appartient à ces édifices méconnus qui ne s’oublient plus dès lors qu’on les a visités. Plus qu’une simple église, Notre-Dame d’Ecouis est un havre de recueillement, un havre d’accueil aussi, où la chaleur humaine se mêle à l’esprit. La collégiale n’est pas une église désertée, comme le sont beaucoup d’autres, l’abbé Jacques y est présent depuis vingt-cinq ans. Il l’a restaurée avec l’aide des Monuments historiques (la collégiale est classée depuis juin 1913) et il la fait vivre en permanence. Prêtre d’abord, mais aussi serviteur du patrimoine dont il a la charge, l’abbé Jacques tient à rendre à Notre-Dame d’Ecouis sa splendeur passée.
L’intérêt de la collégiale est multiple : par les personnages qui gravitent autour d’elle, parce qu’elle est un ensemble architectural, sculptural et de mobilier complet, parce qu’elle représente un art dont les premiers exemples ont malheureusement disparu. Située aux confins de la Normandie et de l’Ile de France, dans le Vexin Normand, superbe région déjà présentée (cf. PN 25 et 29), la collégiale d’Ecouis a d’ailleurs pu recevoir les influences des artistes normands et français. (...)

Retrouvez l'article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 30, décembre 1999-janvier 2000)




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