Patrimoine Normand magazine

 





Château de Lillebonne (suite)

Publié le : 13 octobre 2006
 
Château de Lillebonne

Le château de Lillebonne  
Une étude critique de quelques représentations de la forteresse au XIXe siècle (suite)


Extrait Patrimoine Normand N°57
Par Georges Bernage

Château de Lillebonne

Le château de Lillebonne fait partie de ces monuments mal documentés du point de vue historique, ayant connu d’importantes destructions au XIXe siècle, pour lesquels les représentations graphiques et artistiques constituent une source irremplaçable de renseignements (fig. 2 et 3). C’est en confrontant plusieurs d’entre elles que nous avons pu présenter, dans le numéro précédent de Patrimoine Normand, une proposition de restitution de l’élévation du bâtiment abritant la grande salle. Nous poursuivons aujourd’hui notre démarche, en invitant le lecteur à pénétrer dans cette salle, reconstituée graphiquement.
Nos recherches ont porté sur d’autres parties du monument. Notre analyse des représentations anciennes nous a conduit à nous intéresser à la courtine est, où certains dessinateurs ont placé un accès à la forteresse.


La grande salle du château,
d’après les gravures du XIXe siècle


Il n’est pas inutile de revenir sur les points particuliers de la documentation qui nous ont permis d’être aussi précis dans la reconstitution de son élévation. La localisation et l’emprise du bâtiment sont fournis par le plan publié en 1767 par le comte de Caylus, dont les travaux ont déjà été évoqués. Le document comporte une échelle en toises qui permet de restituer un édifice large d’environ 11 m, pour 30 m de longueur, adossé à la courtine sud du château. Un second bâtiment, accolé à son pignon oriental, figure également sur le plan ; il n’en subsiste qu’une succession d’arcades qui ne permettent guère d’extrapoler son élévation. Les deux constructions ont parfois été associées, mais les données en notre possession indiquent qu’elles ne sont pas contemporaines. Un chaînage de pierres, clairement identifiable sur plusieurs gravures dans son angle nord-ouest, indique que le bâtiment abritant la grande salle était, au moment de sa construction, totalement isolé.

Château de Lillebonne

On peut imaginer que la courtine sur laquelle s’appuie l’édifice était à l’origine totalement aveugle, et que les deux petites baies qui apparaissent sur quel­ques vues du château sont des percements tardifs. Aucun des documents en notre possession ne permet de décrire le mur-pignon ouest, qui était par ailleurs fortement ruiné au mo­ment où les divers  témoins ont dessiné la construction ; c’est à peine si l’on distingue sur certaines vues une ouver...


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(n° 57Automne 2006)


 

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