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Arlette de Falaise, la jeune fille de la fontaine


Arlette de Falaise

Arlette de Falaise 
La jeune fille de la fontaine


Extrait Patrimoine Normand N°82
Par Stéphane William Gondoin

« C'est un trou de verdure où chante une rivière ». Ce vers fameux du poète Arthur Rimbaud dépeint à merveille le val d'Ante, à Falaise. Ici, à l'ombre de la vieille forteresse et des à-pics vertigineux du Mont Myrrha, s'écrivirent il y a près de mille ans les premières pages de la légende dorée de Guillaume le Conquérant.

Chateau de Falaise

fontaine d`arlette falaise

Il était une fois...
 
Faucon au poing, Robert le Libéral revient à Falaise après une partie de chasse dans les forêts des alentours. En passant par le val d'Ante, il aperçoit un groupe de demoiselles lavant du linge dans l'eau claire de la rivière. Parmi elles, une nymphe resplendissante lui apparaît « sage et aimable et vertueuse et belle, blonde, avec beau front et beaux yeux ». La foudre traverse immédiatement son cerveau et lorsqu'il a regagné sa forteresse, il n'a plus qu'une seule idée en tête : obtenir un rendez-vous galant avec celle que Benoit appelle « Alrez » et Wace « Arlot » (moderne Arlette). Le soir même, il dépêche son chambellan auprès des parents, simples mais honnêtes bourgeois de Falaise. Le père a un sens poussé de l'honneur : duc de Normandie ou pas, il est hors de question de céder sa fille sans la promesse d'un mariage en bonne et due forme. Mais comment lui, modeste artisan, pourrait-il résister à la volonté d'un aussi puissant personnage ? On lui fait miroiter mille et un avantages, comme la perspective d'une belle promotion sociale... Arlette n'est par ailleurs nullement insensible à la perspective de partager le lit ducal. Bref, on pèse le pour et le contre, on marchande et on finit par s'accorder. Comme la nuit tombe, l'officier ducal propose d'emmener en toute discrétion Arlette au château. Il souhaite ainsi lui épargner les commérages malveillants du voisinage. Elle refuse tout net : « Je n'ai nullement l'envie, quand le duc me mande à lui, qu'il requiert et exige ma présence, d'y aller comme une fille à soldats ou comme une pauvre chambrière. » Et qu'on lui ouvre la porte principale du château, parbleu !

Falaise. Les remparts de la ville et le val d`Ante.

 
statue robert le magnifiqueNaissance d'un chef
 
C'est donc en grand apparat, juchée sur un palefroi, qu'elle pénètre dans l'enceinte de la forteresse. Ah ! comme elle est magnifique dans ses habits de fête, la fille du bourgeois de Falaise. Son abondante chevelure liée par un fin bandeau argenté, retombe en mèches blondes sur sa pelisse grise. Devant Robert, elle se fait humble et complice. Les deux amants parlent longtemps, se découvrent, s'apprivoisent, puis s'abandonnent l'un à l'autre. Mais en pleine nuit, Arlette s'éveille en poussant un cri. Elle a fait un rêve étrange : un arbre est sorti de ses entrailles et a recouvert de son ombre la Normandie et l'Angleterre. Elle regrette « de ne pas être devineresse et d'ignorer ce que cela annonce. » Heureux présage pourtant, révélé à celle qui, bientôt, donnera le jour au futur maître d'un empire s'étendant de part et d'autre de la Manche.
Quelques mois plus tard nait donc un fils, que l'on nomme Guillaume. L'enfant est des plus toniques. Une nourrice l'abandonne un instant sur le sol jonché de paille et le retrouve les bras pleins de brindilles : « Ah ! mon beau, comme vous serez conquérant et tant vous aurez de riches honneurs, plus que tous vos ancêtres ! » Encore un signe annonçant bien des victoires... Cent ans après avoir remporté la bataille d'Hastings, les conditions de la venue au monde de Guillaume sont auréolées de légendes et Arlette en est l'héroïne principale.
 

Union « More Danico » 

Cette expression, utilisée par certains auteurs anciens, signifie littéralement « à la manière danoise ». Elle désigne un type de vie maritale très fréquent chez les peuples du nord de l'Europe, et qui reste longtemps en usage dans la Normandie ducale. Il ne s'agit donc pas d'un mariage reconnu par l'Église, mais d'une sorte de concubinage affiché sans complexe. Les premiers « comtes des Normands », Rollon, Guillaume Longue-Épée et Richard Ier, assurent leur postérité grâce à des compagnes. Robert le Libéral est le dernier de la lignée à pratiquer de la sorte. Au XIe siècle, sous l'influence de la morale chrétienne, les mentalités évoluent. Seuls les enfants nés d'unions consacrées par un prêtre sont regardés comme pleinement légitimes. Dès le XIIe siècle, un enfant bâtard ne peut quasiment plus succéder à son père.

 
 

statue d`Arlette située à Huy  de André de La Horie, 1986. (Belgique)

Ombre de l'Histoire
 
Si les auteurs de la sphère anglo-normande se montrent, au XIIe siècle, particulièrement bavards et imaginatifs sur le compte de notre fameuse Arlette, ceux du XIe siècle sont en revanche totalement muets à son propos. Seul un moine bourguignon, Raoul Glaber, l'évoque dans ses « Histoires » en la qualifiant de concubine, mais sans la nommer. Il y a à cela une raison très simple : durant toute son existence, Guillaume se révèle sensible aux allusions déplacées sur ses origines maternelles et certains payent très cher leur indélicatesse. Les contemporains préfèrent donc se cantonner dans un prudent silence. L'unique mention connue en Normandie du vivant de Guillaume, figure dans une charte rédigée en 1082/1083 en faveur de l'abbaye de Grestain (Eure). « Herleve » ou « Herlette » y est désignée comme l'épouse d'Herluin de Conteville et comme la mère du comte Robert de Mortain, demi-frère de Guillaume. « Guillaume, roi des Anglais » signe bien ce document précieux, mais rien n'y souligne directement son lien de parenté avec « Herlette ».
Le moine-historien Orderic Vital lève un coin du voile vers 1110. Le Conquérant est alors six pieds sous terre depuis plus de vingt ans et Orderic ne craint pas d'éventuelles représailles pour avoir abordé un sujet tabou. Il est le premier à qualifier Guillaume de « nothus » (bâtard). Il nous confirme que sa mère se nommait « Herleva ». Il la présente comme la fille d'un certain « Fulbert », exerçant la profession de « polinctor », que l'on peut traduire par « tanneur » ou plutôt « embaumeur de cadavres ». Orderic précise en outre que ce personnage a accédé à la fonction de chambrier ducal, promotion sociale certainement due à la faveur de Robert le Libéral. Nous ne savons rien de plus.
 
genealogie Arlette de Falaise

Des origines mosanes ?
 
Un corpus de textes datant du XIIIe siècle, prête à Arlette des origines situées dans la vallée de la Meuse. Le premier à évoquer cette affaire, est le moine cistercien Aubri, de l'abbaye de Trois-Fontaines (Marne), qui parle du « diocèse de Liège à côté de l'abbaye de Florennes (Belgique), dans un village que l'on nomme Chaumont. » Un certain Maurice, chanoine du Neufmoustier de Huy (Belgique), complète : « D'autres disent, et principalement les anciens de Huy, que Herbertus le pelletier et son épouse, Doda ou Duwa, étaient des bourgeois de Huy, tenanciers aux vieilles brasseries du marché de Huy, quand avec leur fille et tous leurs biens ils émigrèrent en Normandie. » Philippe Mousket enfin, un auteur laïc résidant à Tournai (Belgique), baptise le père du nom de « Sohier », contraction de l'ancien français « escohier » signifiant pelletier. Il ajoute que c'est la misère qui pousse la famille à prendre le chemin de la Normandie. Cette histoire d'exode avec l'épée de la faim aiguillonnant les reins, même si elle n'est pas avérée, n'a rien d'improbable. Les archéologues belges ont mis en évidence d'étonnantes similitudes entre les poteries fabriquées au XIe siècle dans la vallée de la Meuse et celles conçues en Touraine ou en Normandie. Cette découverte prouve l'existence d'échanges de savoir-faire entre les Ardennes et l'ouest de la France. Nous savons en outre que de nombreux clercs normands viennent recevoir un enseignement à Liège, ville qualifiée de « mère des études ». À Huy, on vénère Arlette comme une enfant du pays et on lui a même élevé une statue, près de la place principale de la ville. Là, elle veille symboliquement sur une petite fontaine.

guillaume le conquérant falaise

Un successeur désigné
 
On fixe généralement la naissance de Guillaume le Conquérant en 1027 ou en 1028, puisqu'il est donné pour âgé de sept ou huit ans en 1035. Robert le Libéral n'est donc sans doute pas encore duc de Normandie quand il rencontre Arlette/Herleva, en 1026-1027. Les deux amants vivent ensemble une longue histoire d'amour et ont probablement un deuxième enfant, une fille prénommée Aeliz. Preuve que la relation entre Robert et Arlette est stable et durable, le duc reconnaît très tôt Guillaume comme son fils. Entre 1029 et 1033, le jeune prince apparaît pour la première fois dans une charte de son père et y est clairement qualifié : « Signum Vuillelmi + Rotberti comitis filii » (marque de Guillaume, fils du comte Robert). En tout, Guillaume est attesté dans pas moins de huit actes ducaux entre 1029 et 1035. Nous savons par ailleurs qu'il a un précepteur, un moine appelé « Magister Rodulfus » (maître Raoul), privilège réservé aux enfants de haut lignage.
En janvier 1035, Robert le Libéral annonce devant l'assemblée des Normands son intention de se rendre en pèlerinage à Jérusalem. Tous les barons se récrient : l'entreprise est périlleuse et le chef risque de ne pas revenir, ce qui aura pour effet de provoquer une grave crise successorale. « Alors », raconte le contemporain Guillaume de Jumièges, « leur présentant son fils Guillaume, le seul qu'il eût et qui lui était né à Falaise, il leur demande avec de vives instances de l'élire en sa place pour leur seigneur et de le mettre à leur tête. » Malgré son très jeune âge, Guillaume représente son père peu après, lors de la cérémonie symbolique de dépôt d'un acte de donation sur l'autel de l'abbaye Saint-Pierre-de-Préaux (Eure).
 
Le mariage d'Arlette
 
À une époque indéterminée, Arlette épouse Herluin de Conteville, personnage que nous avons déjà rencontré un peu plus haut. Deux thèses inconciliables s'affrontent pour fixer la date de l'évènement, chacune appuyée par les écrits d'un auteur capital du XIIe siècle. Dans le sillage de Guillaume de Malmesbury, nombre d'historiens affirment que Herluin épouse Arlette avant le départ de Robert le Libéral pour la Terre sainte et sa mort en pèlerinage (juillet 1035). D'autres, suivant Orderic Vital, placent la cérémonie nuptiale après la disparition du duc de Normandie. Il est difficile, voire impossible, de trancher entre ces deux opinions inconciliables, tant les arguments en faveur de l'une ou de l'autre se révèlent à la fois convaincants et difficilement recevables. On comprend mal cependant, la raison qui pousserait Robert à traiter comme un prince, un fils illégitime né d'une concubine mariée à un autre homme. Âgé d'environ 25 ans en 1035, il peut espérer engendrer un autre fils, légitime celui-ci.
Herluin est toujours présenté comme un brave chevalier à la fortune modeste. Son fief éponyme est à Conteville, paroisse de l'actuel département de l'Eure, implantée non loin de la confluence entre la Seine et la Risle. Avec Arlette, il engendre deux garçons : Odon de Conteville, futur évêque de Bayeux, et Robert de Mortain. Ces personnages joueront un rôle capital durant tout le règne de Guillaume le Conquérant, particulièrement à l'occasion de l'invasion de l'Angleterre. On prête également au couple deux enfants de sexe féminin : une certaine Muriel, seulement attestée dans le « Roman de Rou » de Wace, et une fille anonyme, mariée au seigneur Guillaume de la Ferté-Macé.
 

Une épouse pour Robert ?

Le moine Raoul Glaber fait allusion, dès la première moitié du XIe siècle, à une possible union légitime entre Robert le Libéral et une certaine Estrith, sœur du roi anglo-danois Knútr le Grand (1016-1035). La même histoire apparaît quelques décennies plus tard dans l'œuvre du clerc Adam de Brême, puis au XIIIe siècle dans la « Geste des Danois », de Saxo Grammaticus. Ces trois auteurs s'entendent sur le fait que le mariage ne dure guère et qu'Estrith est répudiée par Robert. Difficile d'écarter cet hypothétique mariage d'un simple revers, mais impossible, faute de preuves, d'accorder pleinement crédit à son authenticité.

 
 

Arlette abbaye de Grestain

Mère et fils
 
Nous ne savons rien des relations que Guillaume entretient personnellement avec sa mère. On peut toutefois les soupçonner à la façon dont il traite les membres de sa famille maternelle. Orderic vital écrit qu'il « renverse rudement les orgueilleux parents de son père, et élève au comble des honneurs les humbles parents de sa mère. » Sur son lit de mort, toujours selon le même Orderic, le Conquérant affirme avoir contracté une dette capitale envers son oncle Gautier, frère d'Arlette, pour lui avoir sauvé la vie à plusieurs reprises pendant son enfance tourmentée : « Souvent, durant les nuits, dans la crainte de mes parents, j'ai été enlevé furtivement de ma chambre par mon oncle maternel Gautier. Et pour n'être pas découvert par les méchants qui me cherchaient pour me tuer, j'ai été transporté dans les habitations et les retraites des pauvres. » Gautier, fils d'un couple de simples artisans, est même présent au milieu de nobles de second rang comme signataire de deux chartes ducales. De la même manière, Guillaume fait d'Herluin un vicomte et assure ainsi la promotion sociale de son beau-père. Lors du mariage avec Mathilde de Flandre, vers 1050, Guillaume tient à avoir à ses côtés Herluin et Arlette. Ses demi-sœurs sont plus tard mariées à d'honorables partis. Ses demi-frères jouissent d'un grand prestige et profitent de ses largesses en accédant aux plus hautes responsabilités. On sent à travers de ce faisceau d'indices, une réelle complicité entre le duc de Normandie et les membres de sa famille maternelle. Guillaume a bien compris que pour exercer sereinement le pouvoir, mieux vaut s'appuyer sur un réseau de fidèles modestes qui vous doivent tout, plutôt que sur l'hypothétique fidélité de grands barons blasés et versatiles.
On ne connait pas la date exacte du décès d'Arlette. Elle ne semble pas impliquée dans la fondation de l'abbaye de Grestain, en 1050. La décision de créer cet établissement est peut-être d'ailleurs liée à la volonté d'Herluin de Conteville, de garantir le repos de l'âme de son épouse. Au XIIe siècle, l'abbé du Mont Saint-Michel Robert de Torigni prétend qu'elle y est inhumée. Rien ne permet de contester son affirmation. Si, de nos jours, le temps et la fureur des hommes ont effacé à Grestain toute trace de sa sépulture, on  ressent néanmoins sa présence, évanescente, entre les vestiges des bâtiments monastiques et la résurgence limpide d'une source bienfaitrice. Là, au printemps, dans ce paisible écrin de verdure semé d'arbres en fleurs, on se souvient avec Jean de La Varende d'« Arlette, la jolie pelletière, enterrée comme une reine dans le chœur de l'abbaye de Grestain ».

abbaye Notre-Dame de Grestain

EN SAVOIR PLUS :

- Stéphane William Gondoin, « Guillaume le Conquérant et les femmes »,Cahors, La Louve Éditions, juin 2012.
- Pour tout connaître sur l'abbaye de Grestain, www.abbaye-de-grestain.fr
 

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Commentaires sur cette fiche :

Posté le 13-07-2017, par Freddy Van Daele (Note : 9/10)

Bravo! Je suis l'auteur d'un petit roman historico-légendaire "Arlette"(2004) qui reprend les origines d'Arlette à Huy et de ses parents à Chaumont (Florennes).....

Posté le 09-01-2015, par HER (Note : 5/10)

Bonjour Stephan. Je t'aime beaucoups vos idees et commentaires d'Arlette - Je seras extremement joyeuse de parlez avec Vous, s'il vous plait. Mon Francais...je m'excuse, j'ai prix a l'ecole pour 10 ans mais, ah oui...je n'est pas trops d'occasion d'utilise Votre langue - J'ecrit quelque chose au moment, et si c'est possible d'avoir une vue dans vos yeux; d'Arlette et quelques details de cette siecle en Normandie...Si c'est possible...? Merci mille fois - H. cubascotland@hotmail.com

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