Patrimoine Normand magazine

 





Château de Carrouges

Vue aérienne du château de Carrouges

Carrouges et son château
harmonieux mariage de granite et de brique


Extrait Patrimoine Normand N°27
Par Jeanine Rouch

 
Harmonieux mariage de granite et de brique, le château de Carrouges est l’un des plus beaux édifices de l’Orne.

Carrouges tire son nom du latin quadri­vium  qui, en langue d’oïl devint : carrefour. L’ancienne place forte située sur un dôme de schistes à 320 m d’altitude se trouvait précisément au croisement de deux voies romaines, l’une se dirigeant au Sud vers Le Mans, l’autre à l’Ouest vers Avranches. Le camp romain de Goult n’était pas loin (voir Patrimoine Normand n° 23).
La légende populaire disait que tous les descendants mâles d’un ancien seigneur du lieu, mari infidèle poignardé par sa femme, étaient marqués au front, comme son fils Karl, d’une tache rouge, d’où le nom de Carrouges. Au siècle dernier, le garde-champêtre, sans complication, ornait son képi d’un K découpé dans du drap rouge.

Château de Carrouges

Carrouges situé sur la ligne frontière entre la Normandie et le Maine, entouré d’un rempart naturel de collines boisées, était un poste d’observation et de défense idéal pour le duché normand.
Au début du XIe siècle Guillaume 1er de Bellême, le célèbre « Talvas » avait reçu de Richard 1er de vastes domaines avec, pour mission de défendre les marches méridionales du duché.
Carrouges faisait partie de cette ligne stratégique de défense dont le Chevalier Gautier était le gouverneur. Après la mort du duc Guillaume et par suite de la rivalité de ses fils, Guillaume II Talvas, qui avait choisi le parti légitime de Robert Courte-Heuse, fut après la bataille de Tinchebray (1106) dépouillé de ses biens au profit d’Etienne de Blois, neveu du duc-roi.
Un peu plus tard Geoffroy Plantagenêt, Comte d’Anjou, après son mariage avec Mathilde, héritière de Henri Ier Beau­­clerc, passa la Sarthe le 21 septembre 1136 et pénétra en Normandie avec une nombreuse armée. La forteresse de Carrouges résista trois jours et fut prise, mais non détruite, car elle commandait le seul chemin de Normandie et pouvait être utilisée par l’envahisseur. Lorsque Geoffroy Plantagenêt réunit en 1149 la Normandie, dont il venait de s’emparer, à ses provinces du Maine, d’Anjou et de Touraine, Carrouges perdit son importance stratégique de poste fron...

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