Patrimoine Normand magazine

 





Chantiers de Normandie (1893-1987).

Chantiers de Normandie

Les chantiers de Normandie : 
l’aventure de la construction
navale rouennaise de 1893 à 1987


Extrait Patrimoine Normand N°78
Par Michel Croguennec

A l’occasion du 25e anniversaire de la fermeture des Chantiers de Normandie, le Musée maritime fluvial et portuaire de Rouen qui fête cette année ses 50 ans d’existence, organise du 14 mai 2011 au 14 mai 2012 une grande exposition sur l’histoire de ce fleuron de la construction navale française durant près d’un siècle.
 
Malgré son éloignement de la mer, Rouen est dès, l’Antiquité, un port de commerce maritime et fluvial important. La présence de vastes massifs forestiers fournit alors la matière première nécessaire à la construction des embarcations pour la navigation sur le fleuve et l’océan. La construction navale rouennaise connaît un essor particulier au XIIIe siècle avec la fondation du Clos aux galets, premier arsenal du pays au service du roi de France. Dans les siècles suivants, les charpentiers de marine rouennais contribuent à construire les navires qui vont participer au rayonnement maritime de la cité normande. Cependant, la dégradation des conditions de navigation du fleuve constitue à partir du XVIIIe siècle un frein puissant à cette industrie qui entraîne son déclin inexorable au profit de chantiers mieux situés comme ceux du Havre. En 1760, ne subsistent, à Rouen et sa banlieue, que des établissements pour la construction de petits navires essentiellement destinés à la navigation fluviale. Avec le déclin relatif du port dans la première moitié du XIXe siècle, le nombre de ces chantiers ne va cesser de décroître. 
En 1881, le gouvernement français décide, pour soutenir le commerce maritime national, d’offrir une prime à la construction et à l’armement de navires. L’ingénieur Claparède saisit cette opportunité pour créer à Petit-Quevilly un chantier naval pouvant construire des navires à coques métalliques et à vapeur, de 100 m de long. Malheureusement, les premiers effets de la loi de 1881 passés, les navires à construire se font rares. Face à cette situation, les Chantiers Claparède décident de fusionner en 1886 avec la Société des Chantiers de la Loire qui possèdent deux établissements à Nantes et à Saint-Nazaire. Cette décision est rapidement suivie de la fermeture du site de Petit-Quevilly au profit des deux chantiers bretons.  (...)
 
 

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