Patrimoine Normand magazine

 

Le Percheron

Mercredi 2 Janvier 2008
Le Percheron

Le Percheron (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).


Extrait Patrimoine Normand n°02.
PaThierry Georges Leprévost.


Dites cheval de trait, neuf fois sur dix, on vous répondra Percheron, et pas seulement en France, car ni les pentes japonaises, ni les boues américaines, ni les forêts Européennes ne lui résistent. Le seigneur des campagnes normandes a conquis le monde entier.

UN ARABE GROSSI PAR LE SOL ET LE CLIMAT

Les origines de la race sont incertaines. Il semble que les premiers croisements importants aient eu lieu quelques décennies avant notre ère, lorsque les légions romaines en route vers l'Armorique traversèrent les marches méridionales de la Seconde Lyonnaise. En tout état de cause, si ces apports ont existé, ils ne purent suffire à créer les caractéristiques d'une race.

Plus sérieuse est la piste arabe. Comme chacun le sait, Charles Martel vainc les Sarrasins en 732 à Poitiers. Butins de choix, la cavalerie arabe dispersée entre les principales armées franques : la Normandie, la Perche et l'Orléanais voient ainsi leur cheptel enrichi d'étalon orientaux.

Les origines de la race sont incertaines. Il semble que les premiers croisements importants aient eu lieu quelques décennies avant notre ère, lorsque les légions romaines en route vers l'Armorique traversèrent les marches méridionales de la Seconde Lyonnaise. En tout état de cause, si ces apports ont existé, ils ne purent suffire à créer les caractéristiques d'une race.
 

Attelage de percherons au haras du Pin (DR).

Attelage de percherons au haras du Pin (DR).

Cette tendance devait se confirmer au XIe siècle : les nombreux pèlerinages en Terre Sainte la conquête de la Méditerranée par les fils de Tancrède de Hauteville, et surtout la première Croisade, suscitèrent, parmi beaucoup d'innovations, l'arrivée en Europe de ces splendides montures, légères et rapides, qui forçaient l'admiration de nos guerriers. Parmi eux, le duc de Normandie Robert Courteheuse, fils aîné de Guillaume le Bâtard, qui commandait l'armée des Français du nord. Sous ses ordres, le comte Rotrou de Nogent enrichit de chevaux arabes ses écuries, bientôt imité par Roger de Bellême de Geoffroy de Mondoubleau, puis par les moines de Thiron, près de Nogent. Le ton était donné. Le cheval du Perche ne devait plus de départir des caractères essentiels de sa race, qui feront dire en 1920 à Eugène Perrault, un estimé mar...

 

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