<![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com fr copyright 2021 www.patrimoine-normand.com <![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/images/p/pat/patrimoine-normand.png http://www.patrimoine-normand.com Fri, 22 Oct 2021 22:48:02 +0100 <![CDATA[ Exposition « Axel Cassel, la feuille et l’âme » au musée Alfred-Canel ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-147039-axel-cassel-exposition.html L'exposition « Axel Cassel, la feuille et l’âme » au musée Alfred-Canel. (© Ville de Pont-Audemer)


DATE : 
Jusqu’au 3 avril 2022.
LOCALISATION :
PONT-AUDEMER (27).

 

Né en Allemagne en 1955, Axel Cassel grandit en France. Après des études de droit à la Sorbonne, il sort diplômé de l’École supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1980. À ses débuts, il s’inté-resse particulièrement aux arts graphiques ; la sculpture s’impose plus tard au travers d’une démarche autodidacte.

Son intérêt pour la sculpture vient d’une profonde admiration pour les travaux de Constantin Brancusi et d’Henry Moore, renforcé par une fascination pour les arts premiers dont il était un collectionneur averti. Axel Cassel a réalisé de nombreux voyages en Océanie, en Asie et en Afrique. L’un des rares sculpteurs à travailler le bois, il explore aussi la terre, le plâtre, le bronze... Excessivement exigeant, il a cherché à rendre l’immatériel, l’impossible, comme les volutes de fumée, les vortex « ces évanouissements vertigineux, ces écorchures de l’âme... ». L’autre caractéristique de son œuvre porte sur l’étrange symbiose du monde végétal et humain.

Axel Cassel est décédé en 2015 en Normandie, où il vivait et créait depuis 1990, aux côtés de sa compagne, l’artiste polonaise, Malgorzata Paszko.

 

Le sculpteur, Axel Cassel. (© Bertrand Riegier) 

Le sculpteur, Axel Cassel. (© Bertrand Riegier)

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Horaires d’ouverture (octobre à avril) : mercredis et vendredis 14h-18h ; week-ends : 10h-12h30 ; 14h-18h.
 
Musée Alfred-Canel
64, rue de la République
27500 PONT-AUDEMER
Tél. : 02 32 56 84 81
www.ville-pont-audemer.fr.

 
Article publié dans Patrimoine Normand n°119, par Rodolphe CorbinRodolphe Corbin
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Fri, 22 Oct 2021 16:17:01 +0100
<![CDATA[ Feuilleter Patrimoine Normand n°119 ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-147011-patrimoine-normand-119.html
PATRIMOINE NORMAND N°119
- octobre-novembre-décembre 2021 -

ATTENTION :
Cette version numérique du magazine est présentée en basse définition à titre d'aperçu.
 
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Mon, 18 Oct 2021 11:40:01 +0100
<![CDATA[ Exposition « Madeleine Dinès, en toute intimité » ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146977-expo-madeleine-dines.html L'exposition « Madeleine Dinès, en toute intimité » au musée d'Art et d'Histoire de Saint-Lô. (DR)


DATE : 
Du 3 juillet au 5 décembre 2021.
LOCALISATION :
SAiNT lô (50).

 

2021 marque le 50e anniversaire de la mort du poète manchois Jean Follain, dont le musée d’Art et d’Histoire de Saint-Lô conserve un important fonds de manuscrits et dessins originaux. La reconnaissance et la postérité de Follain doivent beaucoup à son épouse, Madeleine Dinès, fille de Maurice Denis, figure emblématique du mouvement nabi, et elle-même peintre. Le musée saint-lois souhaite aujourd’hui faire connaître l’œuvre d’une femme artiste qui s’efforça d’être plus que « l’envers d’un beau nom ». Première exposition monographique consacrée à l’artiste dans un musée de France, l’exposition Madeleine Dinès, en toute intimité ambitionne de mettre en lumière une personnalité et une artiste singulière. Le parcours de Madeleine Dinès est celui de tant d’autres femmes artistes, longtemps éclipsées par un père ou un époux.

Paysages, natures mortes, portraits d’intimes et figures anonymes constituent la majeure partie de sa création et de l’exposition. Cependant, derrière l’étonnante banalité des sujets représentés, le charme des toiles de Madeleine opère et le mystère s’installe.
 

Trois soleils ou Tournesols, Madeleine Dinès, vers 1948-1949, huile sur toile, coll. part. (© ADIN - Olivier Goulet) 

Trois soleils ou Tournesols, Madeleine Dinès, vers 1948-1949, huile sur toile, coll. part. (© ADIN - Olivier Goulet)

 

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Exposition visible du mardi au dimanche, de 14h à 18h.
 
Musée d’Art et d’Histoire
5, place du Champ-de-Mars
50000 SAINT-LÔ
Tél. : 02 33 72 52 55.
www.ot-saintloagglo.fr
 
Article publié dans Patrimoine Normand n°119, par Rodolphe CorbinRodolphe Corbin
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Wed, 13 Oct 2021 11:59:01 +0100
<![CDATA[ « Le dernier duel » - Hollywood et l’histoire normande ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146861-le-dernier-duel.html La fin du combat entre Carrouges et Le Gris, avec pour vainqueur… Dans un chariot, Marguerite attendait le dénouement du duel pour être emmenée vers son destin. Jean de Wavrin, Recueil des croniques et anciennes istoires de la Grant Bretaigne. (Royal Ms 14 E IV, fol. 267 v – Flandre, Bruges, entre 1470 et 1480 – © The British Library - Domaine public - www.bl.uk)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°119
Par Stéphane William Gondoin.

 
Le dernier duel, le 13 octobre au cinéma (© 20th Century Studios)
Le dernier duel, le 13 octobre au cinéma 
(© 20th Century Studios)

Le 13 octobre 2021, pratiquement en même temps que notre magazine, sort au cinéma un film américain intitulé The last duel, signé Ridley Scott. Il s’agit de l’adaptation sur grand écran d’un épisode historique qui s’est déroulé en Normandie et à Paris en l’an de grâce 1386, sous le règne du roi Charles VI.

Fixons d’abord le contexte général. Depuis près de 50 ans, la France se trouve engluée dans le conflit avec l’Angleterre qui passera à la postérité sous le nom de « guerre de Cent Ans ». Les hostilités marquent cependant une pause et le royaume des Lys, grâce à l’action vigoureuse menée par Charles V (1364-1380), a recouvré une partie de sa superbe. Son jeune fils aîné, également prénommé Charles, lui a succédé sur le trône.

 

Un crime impuni ?

Le 18 janvier 1386, un nommé Jacquet Le Gris, écuyer de la cour du comte Pierre d’Alençon, pénètre sournoisement dans le domaine de Capomesnil (aujourd’hui Caparmesnil, Calvados), et abuse de dame Marguerite de Thibouville, dont il convoitait en vain les faveurs. Une fois son crime perpétré, le soudard fait pression sur sa victime pour qu’elle se taise, tentant d’abord d’acheter son silence, puis la menaçant de salir sa réputation. De toute manière, qui la croirait ? Marguerite n’entend nullement taire le drame et lui assène : « Jacquet, Jacquet, vous n’avez pas bien fait de m’avoir déshonorée, mais le blâme n’en demeurera pas tant sur moi que sur vous, si Dieu fait que mon mari re...

 

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Mon, 27 Sep 2021 13:23:01 +0100
<![CDATA[ Trouville-sur-Mer : le marché aux poisson ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146860-trouville-marche-aux-poissons.html Marché aux poissons de Trouville. « Au cul » des bateaux de pêche, un marché unique en France, chacun des neuf poissonniers ayant son espace de restauration. (© Jean-Luc Péchinot)


Jean-Luc Péchinot

Extrait Patrimoine Normand n°119
Par Jean-Luc Péchinot.

 
Avec Mélissa, une huitième génération déjà ancrée ! La maison centenaire de Sébastien Saiter coule des jours heureux.(© Jean-Luc Péchinot)
Avec Mélissa, une huitième génération déjà ancrée ! La maison centenaire de Sébastien Saiter coule des jours heureux. 
(© Jean-Luc Péchinot)

Du bateau à l’étal… et à l’assiette ! À Trouville, le marché aux poissons rassemble neuf poissonniers avec stands de dégustation. Difficile de ne pas se laisser prendre dans les filets de cette halle gourmande et patrimoniale.

8h du mat’ : ouvrez le ban ! Et quel ban… De bar en barbue, de sole en raie et de maquereau en turbot, en passant par coquillages et crustacés, toute la marée semble s’exhiber là, sur les étals des neuf poissonneries qui s’alignent en façade de cette halle d’exception qu’est le marché aux poissons de Trouville. « Un village que j’appelle le village de la mer », résumait Marguerite Duras, qui aima flâner le long de cette Touques séparant Deauville de Trouville.

Se déployant jusqu’au casino, ce quai de carte postale doit se déguster le dimanche matin, à l’heure d’un marché qui prend ses aises sur plus de deux cents mètres. De salicorne en teurgoule, la Normandie s’y décline pour la bonne bouche autour d’une clientèle triée sur le palais. « Que des rupins ! Une majorité de Parisiens. C’est le XXIe arrondissement », confie la marchande de bou...


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Mon, 27 Sep 2021 13:12:01 +0100
<![CDATA[ L’univers normand de Flaubert ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146859-bicentenaire-flaubert.html 2021 : bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°119
Par Stéphane William Gondoin.

 
Le musée Flaubert et dHistoire de la Médecine, à Rouen. ( Stéphane William Gondoin)
Le musée Flaubert et d’Histoire de la Médecine, à Rouen. 
(© Stéphane William Gondoin)

Découvrir Flaubert, ce n’est pas seulement se plonger dans son œuvre dense ou éplucher ce qui nous est parvenu de son abondante correspondance. On peut en effet toujours, en Normandie, s’imprégner de certains des lieux où il a vécu ou qui l’ont inspiré. Et puis, en cette année de bicentenaire, nous vous glissons quelques conseils de lecture.

Rouen : le musée Flaubert et d’Histoire de la Médecine

Flaubert passe son enfance et une bonne partie de sa jeunesse dans la préfecture de Seine-Maritime. Son père, Achille-Cléophas (1784-1846), est le très respecté chirurgien-chef de l’Hôtel-Dieu de la ville et occupe à ce titre ce que nous appellerions aujourd’hui un « logement de fonction » en lisière de l’hôpital. Gustave écrira plus tard : « j’ai grandi au milieu des misères humaines dont un mur me séparait. » Cette étonnante proximité avec la maladie et la mort forge assurément une partie de son caractère et il restera sa vie durant imprégné de souvenirs de ce temps : « L’amphithéâtre de l’Hôtel-Dieu donnait sur notre jardin. Que de fois avec ma sœur n’avons-nous pas grimpé au treillage et suspendus entre la vigne regardé curieusement les cada...

 

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Mon, 27 Sep 2021 12:59:01 +0100
<![CDATA[ Gustave Flaubert et l’Angleterre ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146858-gustave-flaubert-angleterre.html La statue de Flaubert à Rouen, place des Carmes. (© Serge Van Den Broucke)


Serge Van Den Boucke

Extrait Patrimoine Normand n°119
Par Serge Van Den Broucke.

 
Londres vue depuis la colline de Greenwich. Dessin de Joseph Mallord William Turner en 1825. (Legs dAlexandrine Sinsheimer, 1958.  The Metropolitan Museum of Art - Domaine public  metmuseum.org)
Londres vue depuis la colline de Greenwich. Dessin de Joseph Mallord William Turner en 1825.
(Legs d’Alexandrine Sinsheimer, 1958. © The Metropolitan Museum of Art - Domaine public – metmuseum.org)

L’image d’un Gustave Flaubert claquemuré à Croisset, ne travaillant laborieusement à son œuvre considérable que comme un perpétuel ermite, est trompeuse : même si son refuge rouennais fut toujours essentiel pour lui, il voyagea beaucoup, loin, et souvent. Ses rapports avec l’Angleterre, tant personnellement que littérairement, en sont un exemple.

En ce matin du lundi 29 septembre1851, le temps était bien maussade à Londres. Il faisait tout gris, un brouillard persistant et humide poissait les rues du quartier de Bloomsbury. S’avançant dans Great Russel Street, un jeune homme de trente ans s’approcha du monument exceptionnel qui se dressait devant lui. Il demeura planté là un moment pour l’admirer : une spectaculaire façade hiératique constituée de quarante-trois colonnes à chapiteaux ioniques, un grand fronton triangulaire au tympan orné de statues allégoriques réalisées par sir Richard Westmacott représentant les progrès de la civilisation, un escalier d’accès dont les dimensions imposaient le respect. Le jeune homme s’appelait Gustave Flaubert, il découvrait l’agitation frénétique de la capitale britannique, sa richesse insolente comme ses horreurs sordides, et il s’apprêtait à franchir les portes du British Museum pour la première fois.

 

Découvertes archéologiques

Cet édifice, dont la conception en style grec classique est due à l’architecte sir Robert Smirke et dont les travaux avaient commencé en 1823 pour remplacer le bâtiment d’origine fondé en 1753, devenu trop petit pour accueillir des collections de plus en plus importantes, était déjà à cette époque considéré comme l’un des plus grands temples de la culture au monde. Curieux de tout, Flaubert passa la journée entiè...


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Mon, 27 Sep 2021 12:49:01 +0100
<![CDATA[ Étretat - Un Donjon au sommet ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146857-etretat-donjon.html Le Donjon – Villa Saint-Clair. Élevé en 1862 sur le coteau nord de la station, Le Donjon s’est ouvert au tourisme dans les années 80. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


Jean-Luc Péchinot

Extrait Patrimoine Normand n°119
Par Jean-Luc Péchinot.

 
Disciple du « produit vrai » et du « goût juste », Gabin Bouguet nage dans le bonheur avec sa Manche nourricière. (© Jean-Luc Péchinot)
Disciple du « produit vrai » et du « goût juste », Gabin Bouguet nage dans le bonheur avec sa Manche nourricière.
(© Jean-Luc Péchinot)

Plus beau domaine peut-être de la Côte d’Albâtre, Le Donjon – Villa Saint-Clair se distingue par sa vue époustouflante sur la ville d’Étretat et par sa table au toque niveau : la seule de Normandie à avoir décroché une étoile cette année.

Ce belvédère à grand spectacle qu’est le site enchanteur du Donjon, à Étretat, s’épanouit d’une falaise à l’autre dans un dégradé de végétation et de toits d’ardoise s’ouvrant sur la mer. Au premier plan, des pins maritimes encadrent à merveille ce tableau grandeur nature sur lequel se sont extasiées tant de célébrités, de Maupassant à Offenbach et de Gide à Dumas… et bien sûr Maurice Leblanc, le père d’Arsène Lupin. « Ce que j’ai vu à Étretat est formidable », écrira Victor Hugo. Et combien de peintres y ont aussi planté leur chevalet : Monet, Boudin, Corot, Courbet, Delacroix, Degas, Matisse… Excusez du peu.

Du vert, du bleu, du gris… Comment ne pas être ébahi par une telle perfection, par pareil horizon… ? « Si j’avais à montrer la mer à un ami pour la première fois, c’est Étretat que je choisirais », jubilait Alphonse Karr, le directeur du Figaro qui, dans les années 1830, fut le premier « people » à tomber sous le charme de ce village de pêcheurs, de falaises et de galets. Mais il fallut attendre que le train desserve Le Havre, en 1847, pour que ce petit port à grand spectacle s’ouvre aux premiers touristes. Le Second Empire et la Belle Époque feront la gloire de cette station balnéaire, qui verra alors s’ériger maintes villas au riche décor. Sur l’éperon rocheux en surplomb du village, un certain Dollingen fit ainsi sortir de terre, en 1862, cet imposant château anglo-nor...


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Mon, 27 Sep 2021 12:33:01 +0100
<![CDATA[ Le prieuré Saint-Gabriel et l’église mutilée ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146856-prieure-saint-gabriel.html Prieuré Saint-Gabriel de Saint-Gabriel-Brécy. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


Thierry Georges Leprévost

Extrait Patrimoine Normand n°119
Par Thierry Georges Leprévost.

 
Élévation du chœur : grandes arcades à double rouleau au rez-de-chaussée, fausses tribunes au premier étage, qui donnent sur les combles des collatéraux ; claire-voie avec coursière au second. La sobriété du décor sculpté est caractéristique du style roman normand. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Élévation du chœur : grandes arcades à double rouleau au rez-de-chaussée, fausses tribunes au premier étage, qui donnent sur les combles des collatéraux ; claire-voie avec coursière au second. La sobriété du décor sculpté est caractéristique du style roman normand.
(Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Construit à moins d’une lieue du château de Creully, le prieuré Saint-Gabriel constitue un fleuron patrimonial du Bessin. Établissement monastique, forteresse, prison et jardin, cet ensemble rural réunit toutes les qualités d’une promenade réussie, et son architecture romane n’a rien à envier aux grandes abbayes caennaises.

Saint-Gabriel est fondé à l’initiative de l’abbaye bénédictine de Fécamp, qui constitue à l’époque le principal centre d’études de Normandie. Les ducs Richard Ier et Richard II y sont inhumés, l’école monastique est réputée dans tout l’Occident, riche de nombreuses publications et découvertes, et elle emporte la préférence de Guillaume le Bâtard, qui tient souvent sa cour au château voisin.
 

Une fondation politique

Le lieu d’implantation du prieuré est intimement lié au contexte historique. En 1047, les grands seigneurs du Cotentin et du Bessin se liguent contre le jeune Guillaume, un conflit qui se solde par la victoire de ce dernier au Val-ès-Dunes, l’été de la même année. Le baron de Creully, Hamon le Dentu, l’un des principaux chefs du complot, y trouve la mort. Si le duc voit son pouvoir confirmé, il entend pacifier durablement l’ouest de la Normandie. En ce sens, la construction d’un prieuré aux portes de Creully y contribue, au même titre que les deux abbayes caennaises. Du reste, la paix retrouvée est favorable au développement monastique. La première décennie du principat effectif de Guillaume voit naître Saint-Vigor de Bayeux en 1053, Lessay en 1056, Troarn en 1059. L’année 1058 retenue par le professeur Lucien Musset pour la naissance de Saint-Gabriel est vraisemblable, sans que nous en ayons la certi...


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Mon, 27 Sep 2021 11:22:01 +0100
<![CDATA[ Maurice Leblanc ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146855-maurice-leblanc.html Maurice Leblanc. 1864-1941. (© Guillaume Néel).


Extrait Patrimoine Normand N°119.
Caricature de Guillaume Néel.
Par Stéphane William Gondoin.

 

Longtemps oublié, Maurice Leblanc a fait un retour en force remarqué dans les esprits grâce à la diffusion, sur la plateforme Netflix, de la série Lupin, avec Omar Sy dans le rôle principal. Que l’on aime -ou pas-, voilà qui a donné un sacré coup de jeune au personnage d’Arsène Lupin, tout droit sorti de l’imagination de Leblanc en 1907. De quoi faire connaître son œuvre à des générations qui n’en avaient jamais entendu parler auparavant. Depuis, il est devenu de bon ton de déambuler sur la plage d’Étretat coiffé d’un haut-de-forme et revêtu d’un smoking, ressuscitant l’élégante silhouette du gentleman cambrioleur tel que l’incarnait le regretté Georges Descrières. Né à Rouen, Leblanc a longtemps vécu à Étretat, dans sa demeure du Clos-Lupin. Est-il besoin de rappeler qu’il imaginait la célèbre aiguille calcaire creuse et qu’il y établit le repaire de son héros ? Lupin ira jusqu’à affronter le célèbre Herlock Sholmès, déclenchant l’ire de sir Arthur Conan Doyle, pas franchement emballé en voyant un pastiche de son génial détective ridiculisé sous la plume de l’un de ces insupportables Froggies. Fuyant l’occupation allemande, Leblanc se réfugie à Perpignan, où il s’éteint des suites d’une pneumonie.
 


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Tous droits réservés © Patrimoine Normand.


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Mon, 27 Sep 2021 11:15:01 +0100
<![CDATA[ Armand Le Véel ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146854-armand-le-veel.html Armand Le Véel. 1821-1905. (© Guillaume Néel).


Extrait Patrimoine Normand N°119.
Caricature de Guillaume Néel.
Par Stéphane William Gondoin.

 

En consacrant la double-page de notre rubrique Talents Normands à Arthur Le Duc, nous avons eu peur de froisser là-haut son contemporain et confrère, Armand Le Véel. Nous nous en voudrions de créer des dissensions célestes entre ces deux statuaires normands, qui plus est l’un comme l’autre originaires de la Manche. Imaginez un peu : un pugilat dans les nuages sur fond de léopards d’or luisant dans un halo de lumière divine… Y’a pas : ça fait désordre… Aussi avons-nous décidé de rééquilibrer l’affaire en demandant à Guillaume, notre caricaturiste, de croquer l’ami Armand, avec sa belle barbe blanche à faire rougir de jalousie tous les pères Noël d’hypermarchés. Entre autres œuvres, on lui doit le Napoléon équestre de Cherbourg, que le maire ne semble pas avoir envie de déboulonner. On prête à Le Véel un caractère bien trempé, au point qu’il n’hésite pas à déguerpir de son atelier lorsque l’empereur Napoléon III, qu’il n’apprécie guère, lui rend une visite de courtoisie. Né à Bricquebec, longtemps conservateur du musée Thomas-Henry de Cherbourg, Le Véel s’éteint dans cette même ville, démontrant son attachement viscéral au Cotentin.
 


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Mon, 27 Sep 2021 11:07:01 +0100
<![CDATA[ Richard Cœur de Lion - « Le diable est déchaîné » ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146853-richard-coeur-de-lion.html Richard trônant en majesté. À ses pieds, sur la droite de l’image, les têtes des sarrasins vaincus. Si, bien sûr, le massacre perpétré à Acre choque nos consciences contemporaines, il est à l’époque considéré comme un exploit qui porte la réputation de son auteur à son apogée. Chronique de Pierre de Langtoft, Angleterre, entre 1307 et 1327. (Royal Ms 20 A II, fol. 8 – © The British Library - Domaine public - www.bl.uk)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°119
Par Stéphane William Gondoin.

 
Richard arrêté par les sergents de Léopold d’Autriche. Vision romantique dans Cassel's illustrated history of England, volume I, 1865.  (© Coll. Stéphane William Gondoin)
Richard arrêté par les sergents de Léopold d’Autriche. Vision romantique dans Cassel's illustrated history of England, volume I, 1865.  
(© Coll. Stéphane William Gondoin)

Octobre 1192. Richard est sur le chemin du retour, la tête pleine de questions. Qu’a donc fait son frère Jean durant son absence ? De quelles duperies le roi de France s’est-il rendu coupable ? La Normandie est-elle demeurée en paix, comme le prévoyait le serment prêté par ce dernier ? Où en est la situation en son royaume d’Angleterre ? Et en cette Aquitaine, si indisciplinée ? Mais avant de songer à agir, il faut d’abord rentrer sain et sauf.

La Méditerranée d’abord, grouille de périls. Infestée de bateaux musulmans ou génois, ces derniers étant toujours alliés à Philippe, et de pirates sans foi ni loi, la navigation ne s’y avère guère aisée pour un navire isolé et faiblement défendu. Piètre faste pour celui qui était arrivé étincelant au Proche-Orient, à la tête d’une immense armada… Le duc-roi trouve finalement auprès des écumeurs de mer des alliés de circonstance : comme deux navires pirates abordent le sien, l’un des membres des équipages le reconnaît. Il est vrai que son 1,96 m ne passe pas vraiment inaperçu, surtout à une époque où la taille moyenne est beaucoup plus modeste que de nos jours. Une curieuse attirance mutuelle entre les pillards et ce roi- chevalier déjà légendaire, mène à la conclusion d’un accord : moyennant rétribution comme il se doit, Richard et quelques-uns de ses proches grimpent à bord d’un de leurs bateaux et se font débarquer sur la côte nord de l’Adria...


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Dossier « Richard Cœur de Lion » (18 pages) :

 

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Mon, 27 Sep 2021 10:55:01 +0100
<![CDATA[ Richard Cœur de Lion - Le « pèlerin d’outre-mer » ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146852-richard-coeur-de-lion.html Richard Cœur de Lion quittant la Terre sainte. Illustration d’Alphonse de Neuville (1835-1885) pour L’histoire de France racontée à mes petits-enfants, par François Guizot en 1875. (© Coll. Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°119
Par Stéphane William Gondoin.

 
Croisés devant Jérusalem. Huile sur toile de Wilhelm von Haulbach.  (Collection de Catharine Lorillard Wolfe, legs de Catharine Lorillard Wolfe, 1887. © The Metropolitan Museum of Art - Domaine public – metmuseum.org)
Croisés devant Jérusalem. Huile sur toile de Wilhelm von Haulbach.  
(Collection de Catharine Lorillard Wolfe, legs de Catharine Lorillard Wolfe, 1887. © The Metropolitan Museum of Art - Domaine public – metmuseum.org)

Voici donc Richard à la tête de l’immense héritage de ses père et mère. Sa priorité consiste maintenant à gagner l’Angleterre pour s’y faire sacrer roi. Il doit ensuite mettre en ordre ses domaines afin de garantir leur sécurité durant la longue absence qui s’annonce. Car contrairement au défunt Henri II, le « Cœur de Lion » entend bien honorer sa promesse et rejoindre la Terre sainte pour y croiser le fer avec le redoutable Saladin.

­­L’une des premières décisions de Richard consiste à rendre la liberté à Aliénor d’Aquitaine, retenue prisonnière depuis quinze ans par son terrible époux. Il prend ensuite la direction de Rouen, où on lui remet le 20 juillet 1189 les attributs du pouvoir ducal. Certains soutiens de son père tremblent à l’idée de sa vengeance, mais Richard fait preuve de clémence à l’égard de la plupart d’entre eux. Guillaume le Maréchal, qui l’avait on s’en souvient humilié, est pardonné et reçoit la main de la riche héritière que lui avait promise Henri… sans jamais la lui donner ! Quelques autres en revanche, subissent ses foudres et doivent racheter liberté ou retour en grâce à prix d’or, à l’image du sénéchal d’Anjou, Étienne de Marsai. Il se montre par ailleurs généreux à l’égard de Jean, son cadet, auquel il cède plusieurs comtés. Il élargit aussi le douaire de sa mère et la place à la tête d’un conseil de ré...


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Dossier « Richard Cœur de Lion » (18 pages) :

 

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Mon, 27 Sep 2021 10:30:01 +0100
<![CDATA[ Richard Cœur de Lion - La jeunesse d’un prince rebelle ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146851-richard-coeur-de-lion.html Statue équestre de Richard Cœur de Lion devant le Parlement de Westminster, à Londres. (© Par Loz Pycock – Travail personnel – CC BY-SA 2.0 – www.flickr.com)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°119
Par Stéphane William Gondoin.

 
Rebecca et Ivanhoé blessé, par Eugène Delacroix, en 1823. Le roman de Walter Scott mythifie Richard et en fait l’archétype du monarque juste et droit. (Don de Mme Charles Wrightsman, 2019. © The Metropolitan Museum of Art - Domaine public – metmuseum.org)
Rebecca et Ivanhoé blessé, par Eugène Delacroix, en 1823. Le roman de Walter Scott mythifie Richard et en fait l’archétype du monarque juste et droit. 
(Don de Mme Charles Wrightsman, 2019. © The Metropolitan Museum of Art - Domaine public – metmuseum.org)

Avec Robert le Libéral, Richard Cœur de Lion est assurément le duc de Normandie à la personnalité la plus déroutante. Ce troisième fils du couple Henri II Plantagenêt - Aliénor d’Aquitaine n’était à l’origine nullement destiné à recueillir l’ensemble de « l’empire Plantagenêt », mais simplement à récupérer l’héritage maternel, comté de Poitou et duché d’Aquitaine. Avant de devenir un duc de Normandie ou même un roi d’Angleterre, Richard fut d’abord un prince profondément… aquitain !

Nous devons le mythe du « bon roi Richard », monarque juste, droit, adulé par le peuple anglais, au génial romancier sir Walter Scott, qui en dresse un portrait flatteur dans son roman Ivanhoé (1819), en opposition à celui du sinistre « prince Jean », archétype du félon et du lâche. Nous sommes là pourtant à mille lieues de l’image qui s’esquisse, par-delà les siècles, à la lecture des auteurs contemporains : dans leurs écrits, Richard apparaît aussi flamboyant que gouailleur, tour à tour d’une insondable cruauté et d’une clémence improbable, aussi prompt à susciter les inimitiés féroces que les fidélités indéfectibles. À la fois poète talentueux et combattant redoutable, il se montre courageux jusqu’à la témérité, ce qui lui coûtera d’ailleurs la vie… Quant à son « amour » pour l’Angleterre, il reste à relativiser : en un peu moins de dix ans de règne, il ne passera que six mois dans l’île et ne daignera pas y laisser reposer un seul de ses cheveux après sa mort. Affublé de son vivant du surnom de « Cœur de Lion », mais aussi du sobriquet peut-être bien moins glorieux de « Oui-et-Non », il appartient à cette catégorie d’hommes statufiés au carrefour de l’histoire et de la lé...


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Dossier « Richard Cœur de Lion » (18 pages) :

 

Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°119, octobre-novembre-décembre 2021).


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Mon, 27 Sep 2021 10:13:01 +0100
<![CDATA[ Les bateliers de Poses - Une vie de labeur au rythme de la Seine ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146850-bateliers-de-poses.html La Fauvette est à quai le long du chemin de halage. (© Viriginie Michelland)


Virginie Michelland

Extrait Patrimoine Normand n°119
Par Viriginie Michelland

 
La Basse-Seine constitue un axe de circulation majeur pour les hommes et les marchandises (© Viriginie Michelland)
La Basse-Seine constitue un axe de circulation majeur pour les hommes et les marchandises. 
(© Viriginie Michelland)

Si elle se prête aujourd’hui volontiers à un vagabondage insouciant, la Seine a forgé l’âme et l’identité du village de Poses. Du charretier de rivière au chef de pertuis, la grande famille des mariniers a trimé pendant des siècles au rythme du fleuve.

Il faut dire qu’en aval de Paris, la Basse-Seine constitue un axe de circulation majeur depuis des temps immémoriaux. Hommes et marchandises y transitent entre deux pôles d’attractivité : la capitale, distante de 202 km par le fleuve, et Rouen, port maritime et fluvial de première importance. Il s’agit d’approvisionner Paris en denrées alimentaires (céréales, pommes de terre, jambon, huîtres, produits exotiques, et bien sûr le sel). Quant au foin, Prudent Prévost, marinier à Aizier au début du XXe siècle, décrit son chargement comme une « bien désagréable et dure corvée ». Il faut dire qu’il en transporte ce jour-là 3 600 bottes...

Le fleuve offre aussi un débouché aux dynamiques cités normandes qui écoulent vers la capitale leurs produits manufacturés. Les matériaux de construction y transitent enfin. On voit s’entasser dans les embarcations bois de charpente et de chauffe, pierres et grès, charbon et ballots de laine. Les Normands assistent même, en 1833, au passage de… l’obélisque de Louxor ! Quelque temps plus tard, un Posien, Nicolas Kassillon, se charge d’une mission pas comme les autres : le convoyage des cendres de Napo...


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Mon, 27 Sep 2021 09:42:01 +0100