<![CDATA[ Articles du magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com fr copyright 2022 www.patrimoine-normand.com <![CDATA[ Articles du magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/images/l/log/Logo-Patrimoine-Normand-11.jpg http://www.patrimoine-normand.com Thu, 01 Dec 2022 10:17:06 +0100 <![CDATA[ RCF présente le dernier numéro de Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149756-rcf-radio.html Laurent Corbin et Jean Desloges durant l'enregistrement de l'émission « L'invité du soir » de RCF. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Laurent Corbin, directeur de la publication de Patrimoine Normand et Jean Desloges, archéologue bénévole, ont présenté le dernier numéro de la revue (n°123) dans l'émission « L'invité du soir » de la radio RCF. 

Focus sur les travaux de réhabilitation de l'abbaye Notre-Dame de Saint-Pierre-sur-Dives et évocation du dossier consacré au pays de Bray, signé par Stéphane William Gondoin.

L'émission « L'invité du Soir » du 16/11/2022 -  PrésentéE par Catherine Manné



Article publié par Rodolphe CorbinRodolphe Corbin

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Mon, 28 Nov 2022 16:44:01 +0100
<![CDATA[ Orderic Vital ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149755-orderic-vital.html Orderic Vital. 1075 - v. 1141. (© Guillaume Néel)


Extrait Patrimoine Normand N°123.
Caricature de Guillaume Néel.
Par Stéphane William Gondoin.

 

Lui, nous ne vous cacherons pas que nous l’adorons. Il n’est ni plus ni moins que le premier de tous les historiens normands. Et pourtant, Orderic ne l’est pas, normand, puisque né à Atcham, en Angleterre. Lui-même se dit de race « angligena », c’est-à-dire anglaise, mais, à l’âge de dix ans, il est confié par son père à l’abbaye bénédictine de Saint-Évroult, dans les confins du pays d’Ouche, après avoir suivi durant cinq ans l’enseignement d’un maître en Grande-Bretagne. De cette abbaye normande il ne sortira pratiquement plus, sauf à l’occasion de quelques voyages ponctuels, ce qui ne l’empêchera nullement de garder les yeux grands ouverts braqués à la fois sur le passé et sur son temps. Orderic se montra un témoin fiable, fustigeant les errements de tel ou tel féodal, louant les efforts de tel ou tel prince. Il travailla sur des sources généralement solides, les soumettant à son esprit critique et n’hésitant pas à avouer son ignorance lorsqu’il n’était pas sûr de lui. Une rareté à cette époque. Pas tout à fait encore un historien au sens moderne du terme, certes, mais indéniablement un précurseur, un visionnaire !

 
Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°123, octobre-novembre-décembre 2022).
Tous droits réservés © Patrimoine Normand.


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Mon, 28 Nov 2022 16:36:01 +0100
<![CDATA[ L’Abbé Pierre ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149754-l-abbe-pierre.html L’Abbé Pierre. 1912 - 2007. (© Guillaume Néel)


Extrait Patrimoine Normand N°123.
Caricature de Guillaume Néel.
Par Stéphane William Gondoin.

 

Inlassable pourfendeur de la pauvreté et des injustices sociales, qui ne connaît Henri Grouès ? Né à Lyon et mort à Paris, c’est pourtant dans un petit coin de terre normande, dans la commune cauchoise d’Esteville, qu’il a choisi de reposer. Si, de nos jours, certains s’agitent beaucoup et jouent les agitateurs sans jamais avoir beaucoup agi, l’abbé, lui, ne s’est pas contenté de donner de la voix : il a beaucoup agi. Tout le monde a bien suivi ? Homme engagé, il l’a été dès 1942, s’impliquant dans la Résistance, la vraie, celle qui ne peut s’écrire qu’avec une majuscule, et non celle que l’on braille aujourd’hui en galvaudant la noblesse du mot. C’est à ce moment qu’il prit le nom d’« Abbé Pierre », qu’il ne devait plus abandonner. Une fois le conflit terminé, c’est contre la misère qu’il entra en guerre, lançant au cours de l’hiver 1954 son célèbre appel sur les ondes de Radio Luxembourg. L’abbé Pierre appréciait aussi particulièrement les charmes de l’abbaye de Saint-Wandrille, en vallée de Seine, où il avait ses habitudes et où, sur ses vieux jours, il effectua de nombreux séjours. Bref, ce citoyen du monde, qui voyait en chaque être humain une sœur ou un frère, avait aussi des racines en Normandie.

 
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Mon, 28 Nov 2022 16:14:01 +0100
<![CDATA[ God Save… the King… ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149727-reine-elisabeth.html © Stéphane William Gondoin

Au moment où nous bouclions le numéro d'automne de Patrimoine Normand, nous avons appris le décès de Sa Majesté la reine Elizabeth II. Souveraine du Royaume-Uni, elle comptait parmi ses nombreux titres celui de « duc de Normandie » pour les îles Anglo-Normandes, dont Philippe Auguste n’avait pu s’emparer en 1204, faute de flotte à sa disposition et de complicités sur place.

Un lien particulier unissait « le duc » Elizabeth à la Normandie continentale. Elle y effectua nombre de séjours à titre privé ou public, visitant plusieurs haras par sa grande passion des chevaux, et représentant officiellement son pays en 1984, 1994, 2004 et 2014 aux commémorations de l’anniversaire du Débarquement. Par-delà les querelles ancestrales transmanche, n’oublions jamais ni ce que nous devons aux Britanniques, ni que des milliers d’entre eux reposent en paix dans les cimetières normands des Première et Seconde Guerres mondiales.

Descendante de Guillaume le Conquérant, « Lilibet », comme la surnommaient ses parents, s’est éteinte le 8 septembre 2022, presque 935 ans jour pour jour après son glorieux aïeul, disparu le 9 septembre 1087. Dans notre pays de tradition républicaine depuis 1870, rien n’interdit de saluer la mémoire de cette personnalité étonnante, aux chapeaux multicolores, qui a accompagné la plupart d’entre nous notre vie durant. Et notre cœur de Normand bat forcément un peu plus fort à l’évocation de cette grande dame francophile et francophone. Qu’il nous soit donc permis une dernière fois, en son honneur, de clamer haut et fort « God Save the Queen ».
 

Pièce de 2 pence à l’effigie d’« Elizabeth the second », frappée à Jersey en 2008.?(DR)  ; penny d’argent de Guillaume le Conquérant frappé à Londres. (© Université de Yale, collection numismatique – Domaine public - https://artgallery.yale.edu)  

Pièce de 2 pence à l’effigie d’« Elizabeth the second », frappée à Jersey en 2008.?(DR) ; penny d’argent de Guillaume le Conquérant frappé à Londres. (© Université de Yale, collection numismatique – Domaine public - https://artgallery.yale.edu) 

Article publié dans Patrimoine Normand n°123 (octobre-novembre-décembre 2022), par Stéphane William GondoinStéphane William Gondoin

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Tue, 22 Nov 2022 09:30:01 +0100
<![CDATA[ Les passerelles d’Omaha ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149535-passerelles-omaha.html La passerelle exposé à Vierville-sur-Mer. (© Stéphane William Gondoin)

Plus les années passent et plus les reliques du Débarquement et de la bataille de Normandie apparaissent précieuses, la nécessité de les préserver et de les entretenir devenant une évidence. Il n’en fut pas toujours ainsi et quantité de matériel a malheureusement disparu. C’est le sort que manquaient de subir cinq passerelles de type Whale (« Baleine »), découvertes en 2001 au Centre national des ponts de secours (Seine-et-Marne) par Barthelemy Ballester, qui les acquiert en 2004 avec la volonté de les sauver avant qu’elles partent à la ferraille. Ces structures métalliques, emmenées par les Alliés sur les plages normandes dans le cadre de l’aménagement des ports artificiels d’Arromanches et de Vierville-sur-Mer, servaient à la circulation des véhicules depuis les navires jusqu’à la terre ferme. Avec la complicité de Michel Brissard, alors propriétaire du musée d’Omaha de Vierville, M. Ballester parvint à rapatrier ces quelque 676 tonnes (!) de « ferraille » en Normandie et à les faire remonter sur place. Entretenues et soignées par les membres de l’association Les passerelles d’Omaha, elles ont obtenu leur inscription au patrimoine historique en novembre 2021. L’objectif consiste désormais à faire remettre à nu le métal par sablage, à traiter la rouille, bref à leur refaire une beauté pour qu’elles présentent bonne figure lors des commémorations de juin 2024. Le budget à réunir est de 200 000 €, mais les bénévoles y croient dur… comme fer !
 

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
On peut contacter l’association via son groupe Facebook.
 
Article publié dans Patrimoine Normand n°123 (octobre-novembre-décembre 2022), par Stéphane William GondoinStéphane William Gondoin

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Fri, 21 Oct 2022 12:43:01 +0100
<![CDATA[ « Stolpersteine » - Au nom de tous les nôtres ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149465-stolpersteine-paves-memoire.html Le Havre, 130, cours de la République. La mémoire honorée de la famille Fuchs. (© Stéphane William Gondoin)

En cette année du 80e anniversaire de la tristement célèbre rafle du Vél d’Hiv, le travail de l’artiste allemand Gunther Demning prend une dimension particulière. Depuis les années 1990, ce Berlinois scelle devant le dernier domicile connu de victimes de la barbarie nazie, ce qu’il appelle des Stolpersteine (singulier Stolperstein) que l’on peut traduire en français par « pierre d’achoppement ». Il s’agit de pavés de béton couverts d’une plaque de laiton, sur laquelle on peut lire le nom de la personne, sa date de naissance, la date de sa déportation, la date et le lieu de son assassinat, qu’elle soit juive, témoin de Jéhova, tzigane, handicapée… Près d’une centaine de milliers de ces blocs sont aujourd’hui disséminés à travers toute l’Europe, principalement en Allemagne, mais aussi dans une grosse vingtaine d’autres pays. En France, les premières Stolpersteine furent installées en Vendée (2013), puis en Gironde (2015). Plusieurs communes normandes se sont depuis jointes à la démarche, à l’image de Bretteville-l’Orgueilleuse, de Sotteville-lès-Rouen, de Rouen et du Havre. Le texte commence toujours par ces deux mots : « Ici habitait » (« Hier wöhnte » en allemand). Au Havre par exemple, au 130, cours de la République, on apprendra le destin tragique d’Anna, de Madeleine, de Marie et de Simone Fuchs, toutes les quatre déportées et disparues dans l’usine de mort d’Auschwitz.

Une œuvre mémorielle indispensable, à l’heure où la barbarie s’abat de nouveau sur l’est de l’Europe et où les monstres renaissent de leurs cendres jusqu’au cœur des démocraties occidentales.
 

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Tous renseignements sur : http://stolpersteine.fr.
 
Article publié dans Patrimoine Normand n°123 (octobre-novembre-décembre 2022), par Stéphane William GondoinStéphane William Gondoin

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Wed, 12 Oct 2022 13:42:01 +0100
<![CDATA[ La Tapisserie de Rollon - Des flots du Nord aux points d'Orient ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149462-tapisserie-de-rollon.html Exposition de la Tapisserie de Rollon à la Foire internationale de Caen, en septembre 2022. Scène du baptème de Rollon. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


Pierre Efratas

Extrait du hors-série « Vikings ».
Par Pierre Efratas.
 
Le tambour à broder permet de tendre la toile pour obtenir un ouvrage régulier. (© Jean Renaud)
Le tambour à broder permet de tendre la toile pour obtenir un ouvrage régulier. (© Jean Renaud)

Longue de 22 mètres, haute de 60 centimètres, cette tenture de lin écru, conçue et réalisée par une équipe interdisciplinaire, raconte en 30 épisodes la fascinante saga de Rollon.

Comment tout a commencé

Depuis des années, je me posais la même et obsédante question : « pourquoi personne n'a-t-il pris la peine de raconter par le menu l'histoire du Viking Rollon ? Elle est extraordinaire, cette histoire ! Sans cet aventurier, pas de Normandie ! » Si bien qu'après avoir compulsé quelques quintaux d'articles, études, chroniques et vénérables documents, je me suis décidé, en 2003, à écrire un roman en deux parties. Pour m'éviter des erreurs pendables, je bénéficiai des conseils du professeur Jean Renaud (17 pages de remarques et de corrections, ça vous remet à l'équerre !). En 2005 parut donc chez Cheminements, Hrólf le Vagabond qui remporta le prix Reine Mathilde, et en 2010, chez Styles Ecritures, La Saga de Rollon. Entre-temps, du roman j'étais passé au spectacle seul en scène à travers vingt-cinq représentations en Normandie. Ç'aurait pu être une conclusion, ce fut un nouveau départ, puisque Hrólf possédait une incroyable capacité à rebondir d’aventure en aventure ! En effet, j'avais découvert Gilles Pivard, illustrateur de talent qui racontait la Tapisserie de Bayeux sous forme animée. L'idée commença à poindre d'une histoire de Rollon dessinée à la manière de la célèbre broderie. Jean Renaud accepta de monter à bord du long bateau et Jocelyne, son épouse, nous indiqua le cap, à savoir : réaliser une véri...

 

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Tue, 11 Oct 2022 19:09:01 +0100
<![CDATA[ Feuilleter Patrimoine Normand n°123 ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149460-patrimoine-normand-123.html
PATRIMOINE NORMAND N°123
- Octobre-Novembre-Décembre 2022 -

ATTENTION :
Cette version numérique du magazine est présentée en basse définition à titre d'aperçu.
 
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Tue, 11 Oct 2022 11:31:01 +0100
<![CDATA[ « Alice au pays des merveilles » au château de Falaise ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149456-alice-au-pays-des-merveille-fal.html Exposition-conte au château de Falaise « Alice au pays des merveilles ». (© Ville de Falaise)


DATE
Du 10 novembre 2022 au ­2 janvier 2023.
LOCALISATION :
Falaise (14).

 

En cette fin d’année et au cœur de l’hiver, le château Guillaume-le-Conquérant de Falaise se transforme en un cadre magique, celui du « Pays des Merveilles ». Suivez les aventures étranges et drolatiques de la jeune Alice, avec des péripéties étourdissantes dans un monde où les règles sont inversées et où les surprises surgissent au détour du chemin. On y escalade des champignons géants, on y fait la course avec des animaux bavards et on y prend le thé chez un lièvre un peu toqué... C’est Benjamin Lacombe, le célèbre auteur et illustrateur, qui réinterprète pour nous ce « Pays des Merveilles » : décors grandeur nature, projections vidéo, ambiances lumineuses et atmosphères musicales remplissent les pièces du château et forment les chapitres de l’histoire.

Une exposition pour petits et grands, à découvrir en visite libre ou en compagnie des conteurs du château.


Exposition-conte au château de Falaise « Alice au pays des merveilles ». (© Ville de Falaise) 

Exposition-conte au château de Falaise « Alice au pays des merveilles ». (© Ville de Falaise)

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Horaires pour les visites contées : 14 h 30 pendant les week-ends ; 14 h 30 et 16 h 30 pendant les vacances de Noël (sauf 25 décembre et 1er janvier) ; 14 h 30 les 24 et 31 décembre. Tarifs : 8,50 € par adulte ; 4 € pour les enfants. Pass famille : 21 € ; gratuit pour les - 6 ans.
 
Château Guillaume-le-Conquérant
Place Guillaume-le-Conquérant
14700 FALAISE
Tél. : 02 31 41 61 44
chateau.reservations@falaise.fr
www.chateau-guillaume-leconquerant.fr
 
Article publié dans Patrimoine Normand n°123 (octobre-novembre-décembre 2022), par Rodolphe CorbinRodolphe Corbin
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Mon, 10 Oct 2022 15:22:01 +0100
<![CDATA[ Des objets du Titanic à la Cité de la Mer - Cherbourg ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149455-objets-titanic-cherbourg.html 53 objets du Titanic sont exposés à la Cité de la Mer. (© Vincent Rustuel - Cité de la Mer)


DATE
À PARTIR D'AVRIL 2022.
LOCALISATION :
Cherbourg (50).

 

La Cité de la Mer accueille au sein de son parcours permanent « Titanic, retour à Cherbourg », 53 objets remontés du champ de débris qui entoure la fameuse épave à 3 800 m de profondeur. Ces souvenirs personnels ou pièces du paquebot, exposés pour la première fois en France, offrent un voyage à travers le temps, dévoilant l’art de vivre de la Belle Époque et les destins étonnants de passagers, dont certains ont embarqué à Cherbourg le 10 avril 1912.

La Belle Époque est une période faste qui a marqué le début du XXe siècle, synonyme pour les classes aisées d’un certain art de vivre « à la française ». Les passagers du Titanic en sont des témoins extraordinaires. Ils sont pour certains de grands voyageurs, véritables globe-trotteurs ou businessmen à la recherche des dernières tendances. Les femmes à l’époque, mais aussi les hommes, prêtent une attention particulière à la mode, aux parfums et bijoux. C’est ce que dévoile la nouvelle exposition. Vous ne manquerez pas à l’occasion de votre visite de découvrir « L’Océan du Futur », ou encore le désormais célèbre duo formé par le sous-marin le Redoutable et la Gare maritime transatlantique, élus « Monuments préférés des Français » 2022 !


La Cité de la Mer a reconstitué l’intérieur du navire de la White Star Line. Une capsule temporelle unique. (© Baptiste Almodovar - Cité de la Mer) 

La Cité de la Mer a reconstitué l’intérieur du navire de la White Star Line. Une capsule temporelle unique. (© Baptiste Almodovar - Cité de la Mer)

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Ouverture 2022 : du 1er au 21 octobre, tous les jours de 10 h à 18 h ; du 22 octobre au 6 novembre, tous les jours de 9 h 30 à 18 h ; du 8 novembre au 31 décembre, de 10 h à 18 h (fermé les lundis et les 2 et 25 décembre). Fermeture annuelle tout le mois de janvier 2023.
Adultes : 19 € - Enfants de 5 à 17 ans : 11 € (tarifs 2022, pouvant évoluer)
 
Cité de la Mer
Gare maritime transatlantique
50100 CHERBOURG-EN-COTENTIN

Tél. : 02 33 20 26 69
www.citedelamer.com
 
Article publié dans Patrimoine Normand n°123 (octobre-novembre-décembre 2022), par Rodolphe CorbinRodolphe Corbin
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Mon, 10 Oct 2022 15:00:01 +0100
<![CDATA[ La Mora bientôt de nouveau à flot ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149376-la-mora.html La Mora figure également sur un médaillon en bronze soudé sur un rocher à l'entrée du port de Barfleur. (© Stéphane William Gondoin)

À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous n’avons pu assister à la cérémonie symbolique de la pose du premier élément de la Mora, réplique du navire qui emmena un certain Guillaume le Conquérant en Angleterre, par un jour de septembre 1066. Elle a dû se dérouler le 16 septembre 2022 à Honfleur, sur la jetée est, en présence de MM. Hervé Morin et Jean-Léonce Dupont, respectivement présidents du conseil régional de Normandie et du conseil départemental du Calvados, de M. Thierry Mosimann, préfet du Calvados, de M. Michel Lamarre, maire de Honfleur, et de M. Olivier Pagezy, président de l’association La Mora – Guillaume le Conquérant.

La Mora, vaisseau principal de la flotte normande, fut offerte au duc de Normandie par son épouse, la duchesse (et bientôt reine) Mathilde. Elle était pilotée par un certain Étienne Fils Airard et descendait en ligne directe du fameux langskip, cet « étalon des vagues » évoqué dans les textes anciens, à bord desquels les guerriers vikings remontaient les fleuves et sillonnaient les côtes. La Mora est représentée sur la Tapisserie de Bayeux, dragon à la proue, sonneur de cor à la poupe, et bannière de Saint-Pierre fichée en haut du mât. Souhaitons bonne chance à tous ceux qui participeront à ce chantier… et bon vent à la Mora !
 

La Mora sur la Tapisserie de Bayeux. (© Bayeux museum) 

La Mora sur la Tapisserie de Bayeux. (© Bayeux museum)

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Pour davantage d'informations sur l'association et le chantier, consulter le site Internet https://www.la-mora.org
 
Association La Mora - Guillaume le Conquérant
2, quai de la Jetée de l'Est
BP 10095
14601 Honfleur Cedex
Par mail contact@la-mora.org

 
Article publié dans Patrimoine Normand n°123 (octobre-novembre-décembre 2022), par Stéphane William GondoinStéphane William Gondoin

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Mon, 03 Oct 2022 10:54:01 +0100
<![CDATA[ Restauration du Cityrama - Valorisation du patrimoine roulant ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149359-cityrama.html Véhicule à double étage, le Cityrama est entièrement vitré avec un toit panoramique coulissant que l’on peut ouvrir par beau temps. Il peut accueillir cinquante touristes dont une vingtaine à l’étage. Un véritable vaisseau roulant s’inspirant du design des « Bateaux Mouches » naviguant sur la Seine. (© Fondation du patrimoine)


Fondation du patrimoine

Extrait Patrimoine Normand n°123
Par Michel Levron.

 

Fin des années 50 : le Cityrama, un autocar touristique au design exceptionnel, circule dans Paris pour faire découvrir la ville. À l’époque, il en existait trois exemplaires. Il n’en reste qu’un. Et en mauvais état. Un collectionneur, habitant du Calvados, a décidé de le restaurer. Pour cela, il a fait appel à l’ANAU (Association normande d’anciens utilitaires). De son côté, la Fondation du patrimoine a lancé une collecte de dons. Histoire passionnante d’un patrimoine roulant.

Dans la seconde moitié des années 1950, les autocars Cityrama avaient pour ambition de faire découvrir Paris de la plus belle des manières. La Ville Lumière attirant déjà de nombreux touristes, le voyagiste Jean-Pierre Dubreuil veut alors offrir à ses clients une visite inoubliable. Son parc de véhicules vieillissant, il demande à la carrosserie Currus et à son designer, Albert Lemaître, de dessiner et de fabriquer un car futuriste inspiré des fameux « Bateaux Mouches » qui naviguent sur la Seine.

 

Un design avant-gardiste

Après plusieurs esquisses, le projet retenu est un véhicule à double étage, entièrement vitré avec un toit panoramique coulissant, le tout supporté par un châssis Citroën Type 55. Il peut accueillir cin...

 

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Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°123, octobre-novembre-décembre 2022).


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Wed, 28 Sep 2022 15:14:01 +0100
<![CDATA[ À la découverte de la forêt de Gouffern et de ses abords ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149358-foret-de-gouffern.html La campagne de Falaise : vue depuis le sommet de la motte castrale de Sainte-Eugénie. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°123
Par Stéphane William Gondoin.
 
La Pierre levée, un mégalithe géant en lisière de la forêt de Gouffern. (© Stéphane William Gondoin)
La Pierre levée, un mégalithe géant en lisière de la forêt de Gouffern. (© Stéphane William Gondoin)

La Normandie est riche en forêts, qui constituent autant d’espaces naturels à préserver. On songe bien sûr à Lyons ou à Brotonne, à la ceinture verte enserrant l’agglomération rouennaise, aux vastes sylves plantées à l’ouest d’Évreux ou aux chevelures couvrant certaines cimes du Massif armoricain, à Écouves ou à Andaines. La forêt de Gouffern est l’un de ces « joyaux émeraude » où l’on peut errer sans but de chemin en chemin. Elle-même un haut lieu d’histoire en soi, sa lisière est par ailleurs cernée de multiples sites du plus haut intérêt.

La forêt de Gouffern est la partie principale d’un ruban boisé qui s’étire depuis Falaise (Calvados) jusqu’à Almenèches (Orne). Sa surface totale de 4102 ha se divise en deux blocs : au sud de la rivière Ure, un affluent de l’Orne, la forêt de Petite Gouffern ; au nord de ce cours d’eau, la forêt de Grande Gouffern. L’ensemble du massif est constitué de surfaces sous statut domanial (944 ha appartiennent à l’État), de bois communaux ou privés. Elle est dans son intégralité inscrite à l’inventaire des ZNIEFF (Zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique).
 

Légendes autour d’une « Pierre levée »

Plusieurs fragments de mégalithes ont été repérés sous l’important couvert végétal. Le plus spectaculaire témoignage de la civilisation néolithique est cependant le menhir en grès rougeâtre de 5,50 m de haut appelé « Pierre levée », qui se trouve en lisière orientale, près du château de la Vente. On l’appelle aussi dans le pays la « Pierre aux fées », la tradition populaire attribuant aux empreintes des doigts de certaines de ces créatures magiques les étranges cavités rondes dont l’une de ses surf...

 

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Wed, 28 Sep 2022 14:38:01 +0100
<![CDATA[ Abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives : les travaux de réhabilitation ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149356-abbaye-saint-pierre-sur-dives.html Travaux de réhabilitation de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Pierre-sur-Dives (2010-2022). (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


Jean Desloges

Extrait Patrimoine Normand n°123
Par Jean Desloges.
 
Vue aérienne de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Pierre-sur-Dives en plein cœur du bourg. Avant les travaux, 2010. (© Jean Desloges)
Vue aérienne de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Pierre-sur-Dives en plein cœur du bourg. Avant les travaux, 2010. (© Jean Desloges)

Le programme de réhabilitation des bâtiments conventuels en cours depuis une douzaine d’années a permis de mettre en évidence des éléments d’architecture médiévale inédits.

L’abbaye pétruvienne n’est pas connue pour avoir joué un rôle éminent au sein du monachisme normand. Aucune renommée spirituelle et intellectuelle n’y est attachée, et son architecture a été dépréciée par des sommités comme Arcisse de Caumont et Viollet-le-Duc. Si l’on ajoute que la documentation d’archives a disparu dans les flammes au XVIe siècle, on aura compris que l’abbaye soit restée jusqu’à présent dans une pudique discrétion. C’est pourtant l’un des rares monastères qui nous soit parvenu dans son intégrité historique, bien que réduit à l’église abbatiale et au carré conventuel, avec l’originalité d’être situé en plein cœur du bourg.
 

L’abbaye hier et aujourd’hui

L’histoire de l’abbaye, pour être mal connue, est indissociable de celle du bourg. À la lisière de deux régions économiques, une activité foraine s’est développée à l’ombre du monastère, mais c’est sans doute l’inverse. Les grandes halles construites au XIIIe siècle à proximité témoignent de cette complémentarité. Le marché va prospérer jusqu’à nos jours tandis que l’abbaye va sombrer dans un lent déclin. Le sursaut de la fin de l’Ancien Régime, sous l’impulsion de la Congrégation de Saint-Maur, entonne le chant du cy...

 

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Wed, 28 Sep 2022 13:08:01 +0100
<![CDATA[ Michel Huard - Le calvados en héritage ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-149355-calvados-michel-huard.html Trois millions d’arbres et trois cents maisons perpétuent l’ancrage séculaire de ce grand spiritueux, devenu une AOC en 1984. (© Jean-Luc Péchinot)


Jean-Luc Péchinot

Extrait Patrimoine Normand n°123
Par Jean-Luc Péchinot.
 
Jean-François Guillouet-Huard. (© Jean-Luc Péchinot)
Jean-François Guillouet-Huard. (© Jean-Luc Péchinot)

Héritier d’une tradition de sept générations, à Caligny, dans l’Orne, Jean-François Guillouet-Huard signe un calvados* racé, sa particularité étant d’être millésimé.

Les mêmes yeux bleus que son grand-père Michel : « Il m’a tout donné. La passion surtout. Tout petit déjà, je le suivais dans les vergers. Un sacré bonhomme, très écouté, connu pour sa sagesse et sa droiture. Et puis un pionnier, dans les années 50 : alors que d’autres arrachaient leurs pommiers pour planter du maïs, lui plaçait son calvados à Paris dans les grandes maisons, comme le Taillevent. Avec son 1921, il a même décroché un prix au concours général. Il a aussi été le premier à se lancer dans l’export, en Allemagne. »

Disparu en 2012, encore grisé des louanges du magazine Le Point, qui venait de sacrer son 1984 lauréat des calvados d’exception, Michel Huard s’en est allé d’autant plus comblé qu’il savait ses tonneaux entre de bonnes mains. Celles de son petit-fils, Jean-François Guillouet, qui s’est empressé… de ne rien changer, de poursuivre ainsi dans le millésimé, une rareté pour le calvados. Ayant rajouté le nom de son grand-père au sien, l’héritier a repris le domaine en 2004, son verger de rus...

 

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Wed, 28 Sep 2022 12:32:01 +0100