<![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com fr copyright 2020 www.patrimoine-normand.com <![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/images/p/pat/patrimoine-normand.png http://www.patrimoine-normand.com Tue, 31 Mar 2020 18:42:56 +0100 <![CDATA[ Les jardins d’Étretat ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142633-jardins-etretat.html Les jardins d’Étretat. Une multiplicité d’émotions, dans ces sculptures de Samuel Salcedo : Gouttes de pluie. (© Stéphane William Gondoin)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Thierry Georges Leprévost.

C’est la plus étonnante des créations paysagères qui soit. Ancrée sur la ­­­falaise où Claude Monet aimait à planter son chevalet, elle domine de ses vertes ondulations la blancheur de la craie et les reflets changeants de la mer qui la baigne. Les jardins d’Étretat allient l’harmonie des formes à une aspiration revendiquée au néo-futurisme

 

un décor naturel de théâtre

Pour l’écrivain Hermine Lecomte de Noüy (1854-1915), qui possède une résidence à Étretat, le village est « un nid de verdure, entre deux falaises escarpées et découpées en décor d’opéra-comique ». Une référence aux planches qui ne se démentira pas. Un tiers des estivants de la station balnéaire appartiennent au monde des artistes.

À la Belle Époque, les villas la garnissent jusque sur les hauteurs de la valleuse. Celle de la comédienne Madame Thébault est juchée sur la falaise d’Amont, jouxtant la croix de fer, la chapelle Notre-Dame et son plateau. Elle est idéalement située à l’est, face au soleil couchant, à la falaise d’Aval, à la Manneporte et à l’Aiguille (creuse selon Maurice Leblanc) qui, après avoir jadis étonné les flottes vikings venues se ravitailler sur nos côtes, font rêver tellement de visiteurs de la côte d’Albâtre avides de pittoresque. Depuis, cet ensemble touristique a été complété par le monument dédié à Nungesser et Coli, qui le domine légè...

 

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Fri, 27 Mar 2020 13:25:01 +0100
<![CDATA[ Robert le Libéral - Héros de chanson de geste ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142632-robert-le-liberal.html Statue de Robert le Magnifique. (© Rodolphe Corbin)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Thierry Georges Leprévost.

Le sixième duc de Normandie est assurément le plus énigmatique de tous ceux qui se seront succédé entre 911 et 1204. Les conditions de son arrivée au pouvoir ont nourri les pires suppositions. La naissance de son fils stimulera pendant des siècles la verve poétique des écrivains. Sa fin de vie prématurée demeure nimbée de mystère.

Robert naît probablement à Rouen en 1009 ou 1010. Il est le second fils de Richard II le Bon et de son épouse légitime, Judith de Bretagne. À la mort de leur père en août 1026, c’est son frère aîné Richard, qui fort logiquement lui succède.

On aurait pu destiner son cadet à l’abbatiat ou à l’épiscopat, histoire d’ajouter une pièce maîtresse ducale au sein de l’Église normande, mais Robert ne se sent sans doute aucun goût pour entrer dans les ordres. Il faut croire que son père en avait conscience, tout comme de sa forte personnalité, puisqu’il l’a fieffé du vaste comté d’Hiesmois, dont la ville principale, autrefois Exmes, est désormais Falaise, au fier château surgi du schiste aux reflets ocre, perché au-dessus du cours de l’Ante, doté de l’un des premiers donjons de pierre construits en Normandie, indice de l’importance militaire de la place face aux potentielles menaces angevines ou bretonnes. Un geste de confiance en son second fils, eu égard à l’impor...
 

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Fri, 27 Mar 2020 13:18:01 +0100
<![CDATA[ 1940-1945 : huis-clos à Jersey - Invasion, occupation et libération… ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142631-jersey-occupation.html Tour radio au-dessus de la pointe de la Corbière. (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Stéphane William Gondoin.

« Les îles de la Manche sont des morceaux de France tombés dans la mer et ramassés par l’Angleterre », écrivait poétiquement - mais faussement - Victor Hugo dans son propos liminaire aux Travailleurs de la mer. Dans la foulée de la défaite française, en juin 1940, ces « morceaux de France » sont plus prosaïquement « ramassés »… par la Wehrmacht et tombent sous domination allemande. Débute alors une occupation qui durera jusqu’au… 9 mai 1945 ! À Jersey, on s’apprête donc à fêter le 75e anniversaire de la Libération.

Ces heures où l’Histoire paraît sombrer dans un gouffre sans fond, Bob Le Sueur les a bien connues. Âgé de 19 ans en juin 1940, il appartient à cette génération dont la jeunesse fut fauchée par l’ouragan soulevé au nom d’une idéologie aussi délirante que mortifère. L’œil vif du haut de ses 99 printemps, il nous reçoit chez lui, nous proposant thé, café et biscuits avec beaucoup de gentillesse dans sa petite maison de Jersey. Et nous sommes tout de même huit ! Selon ses propres mots, il y « attend de fêter son prochain anniversaire, un anniversaire avec deux zéros à la fin ! » Dans un français aussi impeccable qu’érudit, il rappelle d’abord qu’il est Normand et en aucun cas sujet de la reine d’Angleterre en tant que telle, mais comme « duc de Normandie. Mais à la fin, qui donc a gagné la bataille de Hastings ? », interroge-t-il avec une pointe de ma...
 

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Fri, 27 Mar 2020 13:08:01 +0100
<![CDATA[ L’héritage de Boudin et de Dubourg - Honfleur berceau de l’impressionnisme ? ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142630-honfleur-impressionnisme.html L’église Sainte-Catherine, avec son clocher isolé, est l’un des monuments emblématiques de Honfleur. Johan-Barthold Jongkind, Honfleur, place Sainte-Catherine, le Marché, 1865 - Huile sur toile. (© Henri Brauner)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Stéphane William Gondoin.

Patrie de l’historien Albert Sorel, des écrivains Henri de Régnier et Lucie Delarue-Mardrus, du génial auteur humoriste Alphonse Allais et du non moins génial musicien Erik Satie, Honfleur joua aussi un rôle crucial dans la naissance de l’impressionnisme, grâce à deux autres de ses enfants : Eugène Boudin et Louis-Alexandre Dubourg. À l’occasion de la quatrième édition du festival Normandie Impressionniste, direction la Côte de Grâce pour nous plonger dans le bouillonnement créatif et artistique honfleurais du XIXe siècle, en explorant les riches collections du musée Eugène-Boudin.

 

Après avoir fait trembler l’Europe pendant près d’un quart de siècle, la France vaincue redevient une nation paisible au lendemain de la signature du second traité de Paris (20 novembre 1815). Cette sérénité recouvrée favorise le développement des échanges internationaux et les allers-retours se multiplient entre les deux rives de la Manche.
 

do you speak english ?

Dès avant 1820, les premiers touristes et curieux anglais débarquent en Normandie, attirés tant par les trésors architecturaux de la région que par la beauté et la variété des paysages. Parmi ces visiteurs figurent de nombreux artistes maîtrisant les techniques de l’aquarelle, comme John Sell Cotman (1782-1842), Charles Stothard (1786-1821), John Gendall (1790-1865), Richard Parkes Bonington (1802-1828) ou encore les frères Copley (1787-1855) et Thales (1793-1837) Fielding. Leurs œuvres servent essentiellement de supports à des reproductions litho...

 

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Fri, 27 Mar 2020 12:55:01 +0100
<![CDATA[ De Coriallo à Cherbourg-en-Cotentin ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142629-de-coriallo-cherbourg-en-cotent.html Claude Félix Théodore Deligny (1798-1863). Vue de Cherbourg, 1831. (© ville de Cherbourg-en-Cotentin/musée Thomas-Henry)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Thierry Georges Leprévost.

Son nom sonne comme un terminus de chemin de fer : Paris-Nice, Paris-Brest, Paris-Cherbourg… Une gare de fin de ligne, avant le néant terrestre, avant la mer et ses mystères. Un goût de bout du monde, de finis terræ. Cherbourg, tout le monde en a entendu parler, même hors la Normandie. Grâce au film de Jacques Demy. À cause de l’affaire des vedettes israéliennes, ou du débarquement de 1944. La tête de la presqu’île du Cotentin évoque tout cela, et bien d’autres choses encore : vingt siècles d’Histoire, d’art, de patrimoine, d’industrie, qui lui ont forgé une forte personnalité, à nulle autre semblable. Tout ce qui fait que Cherbourg est avant tout… cherbourgeois.

 

Des vestiges attestent l’occupation du site à l’ère gallo-romaine. Il est probable que les hommes du Néolithique y ont vécu, car les pierres dressées sont nombreuses tout autour, vers Saint-Pierre-Église, Valognes ou Bricquebec. Peut-être aussi des Néandertaliens, bien qu’aucun artefact ne vienne le confirmer ; le site paléolithique du Rozel n’est pas si loin.

Rio a son pain de sucre, Naples son volcan. Cherbourg a sa montagne du Roule ! Au nord du massif armoricain, du haut de ses 112 mètres, elle semble faire un pied de nez aux falaises calcaires des deux rives de la Manche. C’est de ses pentes que proviennent les plus anciennes traces d’occupation romaine de la ville, mises au jour au XVIIIe siècle : une statuette en bronze, une pièce dor et un tom...
 

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Dossier "Cherbourg" (16 pages) :

  • De Coriallo à Cherbourg- en-Cotentin ;
  • Cherbourg et ses musée ;
  • Cherbourg et son patrimoine monumental.

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Fri, 27 Mar 2020 12:37:01 +0100
<![CDATA[ Un savoir-faire sauvegardé grâce aux Maisons paysannes ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142628-maisons-normandie.html La maison est le témoin discret et bienveillant des destins qu'elle a abrités. (© Maisons paysannes de l'Eure)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Virginie Michelland.

Si les édifices majeurs de notre patrimoine fédèrent spontanément les énergies pour leur sauvegarde, le patrimoine vernaculaire, issu de l'architecture paysanne, possède aussi ses défenseurs. Ne témoigne-t-il pas, comme les autres, d'un art de bâtir, reflet de savoir-faire et de techniques transmises de génération en génération ?

 

Nous avons assisté à deux chantiers participatifs organisés entre Lieuvin et pays d'Auge par l'association Maisons paysannes de l'Eure. Une expérience intéressante, que nous avons souhaité partager…
 

à chaque pays son architecture

Il est d'usage d'assimiler la maison normande traditionnelle à une chaumière en colombages. Agrémentée de pommiers en fleurs, cette vision bucolique tient à l'évidence de l'image d’Épinal. Elle masque la diversité d'une architecture conditionnée par les matériaux disponibles sur place. C'est ainsi qu'une contrée pauvre en bois privilégiera la pierre ou la brique. Quant au toit, il se compose plus souvent d'ardoises ou de tuiles que de chaume. Le gros œuvre est réalisé, ici à partir de moellons de calcaire, là en pierre de taille, ailleurs avec des rognons de silex, ou encore du grès ou du grison. Si le colombage est presque un dénominateur commun, il se décline lui aussi en une multitude de combinaisons, entre trame lâche, trame étroite, croix de Saint-André ou colombage rayonnant. Du « Pays d'Ouche », cher à La Varende, au Roumois, de la campagne du Neubourg à celle de Saint-André et du Lieuvin au pays d'Auge, en passant par le Marais-Vernier ou le Vexin Normand, c'est à chaque pays son architecture et sa ma...

 

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Fri, 27 Mar 2020 12:26:01 +0100
<![CDATA[ Le manoir de Rétival à Caudebec-en-Caux ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142627-le-manoir-de-retival.html Ayant abandonné le droit à 24 ans pour s’adonner à sa passion de la cuisine, le chef allemand francophile David Goerne s’est imposé comme un maître dans l’art du feu… et l’art des mets. (© Jean-Luc Péchinot).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Jean-Luc Péchinot.

Tout y est ! La vue : sur la Seine, déjà maritime. L’histoire : de séculaires pierres précieuses. Le décor : des meubles, tableaux et objets d’atmosphère. La table : étoilée au toque-niveau. Et ici, « on mange dans la cuisine ». Ici ? En l’enchanteur manoir de Rétival, sur la corniche de Caudebec-en-Caux. Délices d’initiés...

Manoir avec vue. Celle des hauteurs panoramiques d’un charmant village des bords de Seine, entre Rouen et Le Havre, à 12 km d’Yvetot. Un promontoire qui rime avec histoire, puisque du temps des Romains, la rue Saint-Clair était une voie de commerce. Élevé sur les restes d’une maison de Templiers, ledit manoir néo-Renaissance est devenu un temple de l’art de vivre à la française… version allemande. « Il y a une quinzaine d’années, mes parents, comme moi natifs de Hambourg, ont eu un tel coup de cœur pour ce manoir d’exception qu’ils l’ont acheté et rénové pour en faire leur nouvelle résidence. Et quand j’ai eu envie de monter mon affaire, après avoir cuisiné chez des étoilés, notamment chez Ducasse, je me suis dit que Rétival ferait une belle table d’hôtes gastronomique. Ils ont donc émi...
 

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Fri, 27 Mar 2020 12:14:01 +0100
<![CDATA[ Le Havre-Graville - Il était une fois l’abbaye ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142626-abbaye-de-graville.html Abbaye de Graville. L’ancien établissement religieux occupe une situation assez exceptionnelle, au sommet de la falaise morte dominant l’estuaire. (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Stéphane William Gondoin.

Avec sa Vierge noire dressée à proximité, ses jardins fleuris et son cimetière patrimonial, l’abbaye de Graville est un peu la « Bonne Mère » des Havrais. Depuis près de 1 500 ans probablement, perchées sur un promontoire vertigineux, les occupations religieuses se succèdent ici et paraissent veiller sur l’estuaire de la Seine. Dans leur cadre verdoyant, l’ancien sanctuaire, merveille de l’art roman normand, les salles basses voûtées et les bâtiments conventuels, forment un ensemble « so romantic »…

Élisabeth Leprêtre, conservatrice en chef des musées d’Art et d’histoire du Havre, est formelle : « Graville a brûlé en 1787 et la plupart des archives se sont volatilisées. Mais tous les indices encore en notre possession laissent entrevoir un établissement d’importance aux mains des génovéfains aux XVIIe et XVIIIe siècles, des chanoines réguliers réputés pour être de grands intellectuels. Si le site fut bien un prieuré au cours de son histoire, il est mentionné comme une abbaye sur de nombreux plans anciens et le vide de documentation laisse penser que l’appellation d’abbaye paraît justi...
 

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Fri, 27 Mar 2020 12:02:01 +0100
<![CDATA[ L’émigration percheronne en Nouvelle-France et les Muséales de Tourouvre ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142625-perche-canada.html Vitrail commémorant le départ de Julien Mercier, émigrant originaire de Tourouvre, pour la Nouvelle-France en 1647. Église de Tourouvre, 1891. (© M. Ganivett).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Michaël Herbulot.

Au XVIIe siècle, plusieurs centaines de Percherons quittent leur province natale et bravent l’inconnu pour gagner la Nouvelle-France, avec l’espoir d’une vie meilleure. Le musée de l’Émigration française au Canada, à Tourouvre, retrace leur épopée extraordinaire et nous replonge aux premières heures de l’implantation d’une colonie française en Amérique du Nord.

Le 8 mai 1532, François Ier est en pèlerinage au mont Saint-Michel. Avec l’abbé Le Veneur, il évoque le « Nouveau Monde ». Le continent américain est encore en grande partie terra incognita (« une terre inconnue »). Le souverain est à la recherche d'un navigateur pour poursuivre la quête d'un passage par le nord-ouest qui permettrait de rejoindre l'Inde et la Chine. L'abbé connaît justement un marin de Saint-Malo qui a l'âme d'un explorateur, un certain Jacques Cartier, et il le présente au roi. Leur rencontre est le point de départ de la colonisation française de l'Amé...
 

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Fri, 27 Mar 2020 11:51:01 +0100
<![CDATA[ La Maison du Biscuit - Des financiers qui font recette… ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142624-la-maison-du-biscuit.html La Maison du Biscuit, à la Haye-du-Puits (© Jean-Luc Péchinot).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Jean-Luc Péchinot.

« Toutes les bonnes choses ont une faim »… et en l’occurrence aussi, une histoire ! Depuis cinq générations, les Burnouf font recette avec leurs financiers et autres biscuits « tout au beurre », leur maison attirant un demi-million de gourmands en leur coin de Cotentin.

Cette histoire de famille se perpétue depuis plus d’un siècle. Depuis ce Paul Burnouf qui, en 1903, ouvrit sa boulangerie à La Haye-du-Puits, petite commune de la Manche. Ses brioches se vendaient comme des petits pains, mais il fallut attendre la quatrième génération, celle de Marc, pour que la boulangerie-pâtisserie s’enrichisse d’une biscuiterie. Ayant racheté dans les années quatre-vingt-dix une ancienne laiterie à Sortosville-en-Beaumont, le « biscuithologue » fit vite prospérer sa Maison du Biscuit, certes située à l’écart des grands axes touristiques, à 30 km au sud de Cherbourg, mais bien visible au bord de la route menant de Barneville-Carteret à Brique...
 

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Fri, 27 Mar 2020 11:38:01 +0100
<![CDATA[ Le château d’Omonville - Siège de la Rose-Croix ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142623-chateau-omonville-rose-croix.html Château d'Omonville, à Tremblay-Omonville. Vue d’ensemble du domaine avec la cour d’honneur. Remarquer le lavoir sur la droite du cliché. (© A.M.O.R.C.)


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Laurent Corbin.

1754. Il était une fois, au royaume de France, au cœur du verdoyant ancien duché de Normandie, un beau château du nom d’Osmonville, appelé de nos jours château d’Omonville. Situé dans le village du Tremblay-Omonville, dans le département de l’Eure, à vingt kilomètres de sa préfecture Évreux, il est depuis décembre 1969 la propriété de l’Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix (A.M.O.R.C.)

 

une longue histoire

L’histoire du château d’Omonville, classé monument historique depuis 1948, comporte de nombreux points d’interrogation que les recherches historiques en cours ne résoudront peut-être jamais. Il est cependant intéressant de noter que la tradition locale, de même que certaines archives, font mention de « maisons défensives » successivement construites à cet emplacement à une époque très reculée, vraisemblablement au temps des premiers châteaux forts qui, avant d’être en pierre, étaient édifiés en bois. Ainsi, une liste militaire dressée au XIIIe siècle mentionne déjà l’existence de la « forteresse d’Osmundivilla », tan...

 

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Fri, 27 Mar 2020 11:27:01 +0100
<![CDATA[ John Law - L'aventurier écossais qui devint connétable de Normandie ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142622-john-law-normandie.html Portrait de John Law, contrôleur général des finances en 1720 (1671-1729), par Casimir Victor Alexandre de Balthasar (1811-1875) - huile-sur-toile, 1843. (© Musée de la Compagnie des Indes).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Serge Van Den Broucke.

John Law, plus connu en France sous le pseudonyme de Lass, est resté célèbre dans l'histoire du XVIIIe siècle pour son fameux système financier qui, par la création du papier-monnaie, révolutionna la banque. Mais on sait moins qu'il investit massivement à titre personnel dans des propriétés et des projets spectaculaires en Normandie.

Tout a commencé le lundi 9 avril de l'an 1694 à Londres, vers une heure de l'après-midi. Ce jour-là, à Southampton Square, un tout jeune homme de vingt-trois ans, vigoureux et bien fait de sa personne, armé d'une épée achetée cinq shillings, porte un coup direct à un adversaire fortuné et de figure tout aussi plaisante, Edward Wilson. La lame frappe un peu au-dessous de l'estomac, et s'y enfonce, ouvrant une plaie de deux pouces de large. Le coup est instantanément fatal. Aussitôt, on crie, on s'insurge, on se saisit du coupable, on exige de lui son identité : il s'appelle John Law, il est écossais et il est le fils d'un riche orfèvre d'Édimbourg devenu banquier, propriétaire du domaine et du château de Lauriston depuis 1683. Quant à Wilson, on dirait aujourd'hui qu'il est un jetsetter, un oisif fréquentant les salons mondains, étalant une richesse qui semble inépuisable dont l'origine demeure mysté...
 

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Fri, 27 Mar 2020 11:07:01 +0100
<![CDATA[ La Fondation du patrimoine au chevet du patrimoine mobilier ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142621-patrimoine-mobilier-normandie.html Le voile de mariée en dentelle d'Alençon (© Fondation du patrimoine).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Maxime Morlaine.

C’est un fait : la Fondation du patrimoine est surtout reconnue pour son action en faveur de la sauvegarde d’éléments bâtis. Peu savent en revanche qu’elle soutient également de nombreuses opérations en faveur du patrimoine mobilier.

 

de multiples dénominations

La notion de « patrimoine mobilier » recouvre de nombreuses catégories, identifiées au niveau européen dans le cadre de la législation relative à l’exportation des biens culturels.

Ainsi, aux côtés des œuvres d’art classiques (peintures, sculptures, dessins, gravures, etc.), on retrouve aujourd’hui des éléments très variés tels que des objets archéologiques issus de fouilles, des fragments de monuments historiques démembrés, des photographies, des manuscrits et livres anciens, des cartes géographiques, des archives histo...

 

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Fri, 27 Mar 2020 10:44:01 +0100
<![CDATA[ La Chanson de Roland et la Normandie ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142620-chanson-de-roland-normandie.html Probable représentation du combat de Roland contre Marsile. Vitrail de la cathédrale de Chartres, XIIIesiècle. (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°113.
Par Stéphane William Gondoin.

Les origines du premier chef-d’œuvre de la littérature épique en langue romane restent particulièrement obscures et ont suscité maintes hypothèses par le passé, continuant de nos jours à déchaîner les passions dans les milieux érudits. Parmi celles-ci, la « piste normande » est assurément l’une des plus sérieuses.

Tout débute par un événement historique avéré, relaté par le clerc Éginhard, ami et biographe de l’empereur Charlemagne, dans sa Vita Karoli (Vie de Charles), ainsi que dans les Annales royales : le 15 août 778 semble-t-il, les Francs reviennent d’Espagne après une campagne contre les musulmans ciblant les villes de Pampelune et de Saragosse. En traversant les Pyrénées au col de Roncevaux, l’arrière-garde de l’armée, placée sous le commandement de plusieurs nobles parmi lesquels le « préfet de la marche de Bretagne », Roland, est attaquée et écrasée par des montagnards, probablement des Basques. Voilà pour l’His...
 

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Fri, 27 Mar 2020 10:22:01 +0100
<![CDATA[ Remorqueur USST 488 - « Vaillant petit navire », la suite ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-142072-remorqueur-usst-488.html Le remorqueur USST 488, au Havre (© Jean-Michel Lecordier).

Dans notre n° 105, nous vous avions présenté le sympathique USST 488 et ceux qui œuvrent à sa restauration. Voici quelques nouvelles du chantier.

1944-2019. Le petit remorqueur américain a 75 ans. Depuis 1993, les bénévoles de l’association qui en a la charge, continuent jour après jour son entretien et sa remise en état. 2019 a été une nouvelle année de travaux importants. Une cabine a été entièrement remise à neuf et un partenariat avec une école est en train de voir le jour pour la confection du mobilier. Pour retrouver le profil originel du navire, un mât neuf à été confectionné d’après les plans, et reposé sur le pont arrière. Celui-ci a permis la pose de l’antenne radio et du gréement de pavillon national. L’ensemble des vitrages de hublots, qui avaient été vandalisés, a été changé. L’étanchéité à l’air et à l’eau des différents locaux est ainsi assurée. Après le groupe électrogène tribord, c’est celui situé à bâbord qui a reçu les soins des mécaniciens du bord. Le remontage est presque terminé et les premiers essais devraient se faire dès le début de l’année 2020. Un gros travail administratif s’effectue en parallèle, afin de préparer un passage en cale sèche prévu en 2022. Tout ce travail de l’association a été récompensé par le nombre croissant de visiteurs reçus à bord lors de différentes manifestations. Pour les seules Journées européennes du Patrimoine, un peu plus de 800 personnes ont pu ainsi découvrir, ou redécouvrir, ce pan du patrimoine maritime et historique havrais.

Le remorqueur USST 488, au Havre ( Jean-Michel Lecordier).

Le remorqueur USST 488, au Havre (© Jean-Michel Lecordier).

 

Article publié dans Patrimoine Normand n°112, par Jean-Michel Lecordier.

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Fri, 07 Feb 2020 17:47:01 +0100