<![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com fr copyright 2020 www.patrimoine-normand.com <![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/images/p/pat/patrimoine-normand.png http://www.patrimoine-normand.com Sat, 08 Aug 2020 20:13:46 +0100 <![CDATA[ Haraldr l’Impitoyable et les derniers Vikings ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143779-haraldr-impitoyable-et-les-dern.html Haraldr hardrada, roi de Norvège. Vitrail de la cathédrale Saint-Magnus de Kirkwall, dans les îles Orcades. (© Colin Smith - Wikimedia commons - Sous licence CC BY-SA 2.0 – creativecommons.org)

Extrait du hors-série « Vikings ».
Par Thierry Georges Leprévost.

 

On s’accorde à dire que le dernier des Vikings fut le roi de Norvège Haraldr hardrada (Haraldr harðráði), qui mena son dernier combat quand Guillaume de Normandie s’apprêtait à devenir roi d’Angleterre. Une conjonction de destins contraires qui tourne une page de l’Histoire.

La plupart des informations à son sujet proviennent de la Heimskringla, l’Histoire des rois de Norvège rédigée au XIIIe siècle par l’Islandais Snorri Sturluson, qui s’appuie sur une tradition orale plus fiable qu’il n’y paraît au premier abord. À l’instar de Rollon (Hrólfr), Haraldr est un personnage hors du commun, un héros de saga par excellence. Né Haraldr Sigurdsson (« fils de Sigurd »), on le surnomme hardrada, littéralement « dur au commandement », couramment traduit par les adjectifs sévère ou impi...
 

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Mon, 03 Aug 2020 19:39:01 +0100
<![CDATA[ Ouistreham, les petits maîtres à l’honneur ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143697-ouistreham-petits-maitres.html Exposition « Les Petits Maîtres et la Seine » Couleurs et reflets (1830-1980). La grange aux Dîmes. Un cadre idéal pour une exposition hors norme. (© Stéphane William Gondoin)

[Durée de lecture : 3 minutes] La ville de Ouistreham participe pour la première fois au festival Normandie impressionniste. À cette occasion, elle a mis les petits plats dans les grands, en plaçant les petits maîtres sur le devant d’une scène où nous trouvons d’habitude… les grands !


DATE : 
Jusqu'au 12 septembre 2020.
LOCALISATION :
OUISTREHAM (14)

 

Ne cherchez pas ici les signatures de Monet, Degas, Pissarro ou Marquet, même si l’on sent l’omniprésence de leur influence : les emplacements sur les cimaises sont exclusivement réservés à des artistes de moindre renommée, qui pourtant n’avaient pas nécessairement moins de talent. « Ces petits maîtres », nous raconte Michel Prigent, commissaire de l’exposition, « ont parfois simplement manqué de chance, en ne rencontrant pas les personnes susceptibles d’accroître leur visibilité ou en ne participant pas aux bonnes manifestations. Par ailleurs, on les imagine souvent séparés des " grands " par une sorte de fossé de notoriété. En réalité, tout ce monde, " petits " ou " grands ", vivait ensemble, travaillait ensemble, faisait la fête ensemble... »

Une petite merveille signée Eugène-Anatole Hillairet, Le quai aux vins et Notre-Dame, vers 1900. (© coll. Privée – Photo Stéphane William Gondoin)

Une petite merveille signée Eugène-Anatole Hillairet, Le quai aux vins et Notre-Dame, vers 1900. (© coll. Privée – Photo Stéphane William Gondoin)

Au fil de l’eau

À la grange aux Dîmes, l’exposition Les petits maîtres et la Seine constitue d’abord une invitation à voyager à travers le temps, en descendant plusieurs centaines de kilomètres du grand fleuve comme si nous étions montés à bord d’un bateau. Après quelques splendides nus féminins, allégories traditionnelles des sources, nous embarquons du côté de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), à la confluence de l’Yonne et de la Seine : direction la forêt de Fontainebleau pour rendre un hommage appuyé aux peintres de la fameuse école de Barbizon, à laquelle appartenaient Camille Corot, Théodore Rousseau, Charles-François Daubigny et bien sûr le Normand Jean-François Millet. Nous saluons un peu plus loin Stéphane Mallarmé à Vulaines-sur-Seine, Paul Cézanne à Melun, avant de gagner Paris, grâce notamment à des œuvres de Gustave Lino, Jean Dehelly, Louis Braquaval… On y découvre aussi une composition saisissante signée Eugène-Anatole Hillairet, dans la plus pure des traditions impressionnistes, au centre de laquelle trône une cathédrale Notre-Dame dans toute sa splendeur.

En poursuivant notre périple, nous rejoignons la célèbre maison Fournaise, cette fameuse Grenouillère immortalisée par Claude Monet et surtout Renoir, avec son mythique Déjeuner des canotiers. Ici, nous devons l’œuvre exposée à Jules Cornillier.

Jules Cornillier, La Grenouillère, 1864. ( coll. Privée  Photo Michel Prigent) Léonard Bordes, Glaçons sur la Seine à Rouen, 1931. ( coll. Privée - Michel Prigent)
Jules Cornillier, La Grenouillère, 1864. (© coll. Privée - Michel Prigent) Léonard Bordes, Glaçons sur la Seine à Rouen, 1931. (© coll. Privée - Michel Prigent)

Vers la Manche

Et puis, et puis… cette Seine devient normande aux portes de Vernon, s’en vient lécher les pieds du Château-Gaillard et rejoint Rouen, ville industrieuse où le trafic des navires s’intensifie. « Toutes ces œuvres [nda : environ 120, provenant de collections privées] ont à la fois une valeur artistique, patrimoniale et documentaire, puisqu’elles nous montrent des paysages qui ont beaucoup changé, où l’on voit des édifices ou des aménagements disparus, » explique Michel Prigent avec dans les yeux cette lumière qui s’allume chez les seuls passionnés. Et lorsqu’on lui demande où vont ses coups de cœur, il s’arrête devant Péniches à Paris (vers 1920), de Marie Mela Muter, Intérieur d’église devant la Seine (vers 1910), de Xavier Boutigny, ou encore ce bouleversant Jeune couple et enfant au Havre, réalisé en 1947 par Fred Pailhès, montrant la détresse de jeunes gens, presque des enfants encore, subissant les frimas de l’hiver un bébé dans les bras, au milieu des ruines de leur ville.

Une exposition superbe, qui suscite enthousiasme artistique et émotion, et qui nous conte des histoires en nous parlant d’Histoire. À ne manquer sous aucun prétexte !

Michel Prigent présentant le tableau Jeune couple et enfant au Havre, réalisé en 1947 par Fred Pailhès. ( Stéphane William Gondoin)

Michel Prigent présentant le tableau Jeune couple et enfant au Havre, réalisé en 1947 par Fred Pailhès. (© Stéphane William Gondoin)

INDISPENSABLE !
 

 Les Petits Maîtres et la Seine  Couleurs et reflets (1830-1980)

L’exposition est ouverte jusqu’au 12 septembre 2020, du mercredi au vendredi de 14h à 18h, et le mardi, le samedi et le dimanche de 10h à 12h30 et de 14h à 18h. Tous renseignements ici.
Le très beau catalogue de l’exposition est en vente sur place au prix de 15 €. Nous ne saurons que trop vous conseiller de l’acquérir : les œuvres présentées ici appartenant toutes à des collections privées, elles repartiront chez leurs propriétaires dès la fin de la manifestation et ne seront sans doute plus accessibles avant bien longtemps.
 
Mis à jour le 21/07/2020 - par Stéphane William Gondoin.
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Tue, 21 Jul 2020 08:47:01 +0100
<![CDATA[ Les villes ardentes (1870-1914), exposition… incandescente ! ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143695-expo-villes-ardentes-caen.html Exposition « Les villes ardentes (1870-1914) » au musée de Beaux-Arts de Caen. (© Stéphane William Gondoin)

[Durée de lecture : 2 minutes] Après avoir fait escale au Havre et à Fécamp, nous poursuivons notre tour des expositions du festival Normandie impressionniste en mettant le cap sur le musée des Beaux-Arts de Caen, pour une immersion fascinante dans le monde du travail en pleine industrialisation galopante.


DATE : 
Jusqu'au 22 novembre 2020.
LOCALISATION :
CAEN (14)

 

Dans une France encore très rurale, qui se remet lentement des conséquences de la guerre franco-allemande de 1870-1871, l’expansion de l’industrie chamboule le visage des différents terroirs. La ville, nous ne l’apercevons d’abord que de très loin, hérissée de cheminées fumantes contrastant avec les campagnes environnantes, à travers des œuvres signées Armand Guillaumin, Stanislas Lépine Georges Willaume ou Georges Prunier.

Maximilien Luce, Aciéries près de Charleroi. (© RMN - Musée d'Orsay).

Maximilien Luce, Aciéries près de Charleroi. (© RMN - Musée d'Orsay)

Repenser le travail et la ville

Au fil du parcours, le visiteur s’enfonce dans les entrailles de cités industrieuses. On explore ainsi les quais de Paris, Rouen, Le Havre où, entre grues, charrettes et péniches, s’affairent cribleurs de sable, coltineurs de charbon, débardeurs de ciment… Autant de rudes métiers aujourd’hui disparus, permettant à une foule de travailleurs de vivre modestement du fruit de leur labeur.

De cimaise en cimaise, nous devenons les témoins de la mutation profonde de l’espace urbain, à l’image de Paris où l’on reconstruit des quartiers entiers et où des milliers de manouvriers creusent le métropolitain dans des conditions dantesques. Nous observons l’arrivée massive des femmes, largement sous-payées, dans les ateliers de repassage ou de taille de faux diamants, les fabriques de porcelaine… La projection en boucle du célèbre film La sortie des usines Lumière à Lyon (1895) démontre que la féminisation du personnel ne constitue pas un phénomène marginal. Le secteur du bâtiment en revanche, mais surtout la fonderie ou l’aciérie, avec leurs volcans artificiels aux allures de brasiers infernaux, autour desquels dansent ombres difformes et silhouettes déshumanisées, restent les domaines réservés des hommes.

Gustave Caillebotte, Rue de Paris temps de pluie 1877, huile sur toile, 54 x 65 cm, Paris, musée Marmottan-Monet, legs Michel Monet, 1966. (© Christian Baraja / Bridgeman Images). Ferdinand Joseph Gueldry, Scène de triage de la laine à Roubaix, vers 1910. ( Musée La Piscine (Roubaix), Dist. RMN-Grand Palais
Gustave Caillebotte, Rue de Paris temps de pluie 1877, huile sur toile, 54 x 65 cm, Paris, musée Marmottan-Monet, legs Michel Monet, 1966. (© Christian Baraja / Bridgeman Images) Gustave Caillebotte, Rue de Paris temps de pluie 1877, huile sur toile, 54 x 65 cm, Paris, musée Marmottan-Monet, legs Michel Monet, 1966. (© Christian Baraja / Bridgeman Images)

De la peine à la révolte

Les artistes entrent même dans l’intimité des foyers, saisissant le malheur de celui qui se retrouve au chômage ou les pleurs de la veuve auprès du corps de son époux. Ici, des travailleurs emportent un camarade victime d’un accident du travail ; là, deux ouvriers regardent du haut d’un échafaudage le cortège funèbre emportant l’un des leurs vers sa dernière demeure. Toiles, esquisses, dessins de presse, aquarelles, affiches syndicales fustigent le comportement de patrons jugés peu soucieux du bien-être de leurs employés et considérés comme les responsables de leur misère. La narration s’achève sur une évocation des mouvements sociaux et de leur répression parfois sanglante. Chaque étape est accompagnée de précieux repères chronologiques rappelant les grandes avancées sociales, ainsi que de cartes postales anciennes formant un complément iconographique appréciable. Une exposition qui amène à s’interroger sur la condition ouvrière avant la Première Guerre mondiale et porte un regard bien différent sur une « Belle Époque » trop souvent idéalisée dans l’art. À voir sans modération !

Exposition « Les villes ardentes (1870-1914) » au musée de Beaux-Arts de Caen (© Stéphane William Gondoin)

Exposition « Les villes ardentes (1870-1914) » au musée de Beaux-Arts de Caen. (© Stéphane William Gondoin)

INDISPENSABLE !
 

Les villes ardentes

Jusqu’au 22 novembre 2020. Le musée des Beaux-Arts est fermé le lundi. Ouvert en semaine : de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 18h. Le week-end : 11h-18h. À l’heure où nous écrivons ces lignes, il n’est pas nécessaire de réserver au préalable. Compte-tenu de la situation sanitaire, il est cependant préférable de se renseigner avant toute visite, en consultant le site du musée ici.
Le magnifique catalogue, coédité par le musée et les éditions Snoeck, avec en couverture une huile sur toile bouleversante de Paul Louis Delance, Grève à Saint-Ouen (1908), est en vente à la boutique du musée au prix de 25 €.
 
Mis à jour le 21/07/2020 - par Stéphane William Gondoin.
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Tue, 21 Jul 2020 08:37:01 +0100
<![CDATA[ Histoire vivante et mesures sanitaires ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143675-reconstitution-historique-2020.html Médiévales de Bayeux, en 2011. (© Stéphane William Gondoin).

Il nous est impossible pour le moment de dresser la liste des rassemblements de reconstituteurs qui se dérouleront cet été dans notre région et toute manifestation reste subordonnée à l’évolution de la situation sanitaire. Les traditionnelles Médiévales de Bayeux, qui se tiennent depuis plus de 30 ans (!) le premier week-end de juillet, ont malheureusement dû être annulées, mais le comité d’organisation se penche d’ores et déjà sur l’édition 2021. Le parc Ornavik a pour sa part rouvert ses portes, mais il est nécessaire de prendre rendez-vous (sur le site Internet www.ornavik.fr) afin de suivre des visites « sans contact », permettant notamment de voir la nouvelle exposition Des Vikings aux Normands. Quant au traditionnel Été médiéval du château de Crèvecœur-en-Auge, il se tiendra normalement du 14 juillet au 9 août 2020 dans le respect strict des protocoles édictés.

Exposition Des Vikings aux Normands, à Ornavik. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Exposition Des Vikings aux Normands, au parc Ornavik (à Hérouville-Saint-Clair). (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Article publié dans Patrimoine Normand n°114, par Stéphane William Gondoin.

Achat Vikings
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Thu, 16 Jul 2020 19:13:01 +0100
<![CDATA[ Les « Nuits électriques » illuminent les cimaises du MuMa du Havre ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143652-les-nuits-electriques-illuminen.html Exposition « Nuits électriques » au MuMA (© Stéphane William Gondoin)

[Durée de lecture : 2 minutes] Normandie impressionniste, c’est enfin parti, avec trois mois de retard dus à la crise du covid-19 sur la programmation initialement prévue. La bonne nouvelle, c’est que les expositions dureront jusqu’au milieu de l’automne, à l’image de Nuits électriques qui fermera ses portes le 1er novembre prochain. Direction donc la pointe de Caux et le superbe musée d’Art moderne André-Malraux.


DATE : 
Jusqu'au 1ernovembre 2020.
LOCALISATION :
LE HAVRE (76)

 

C’est une thématique pour le moins originale qu’a choisie Annette Haudiquet, conservateur en chef du patrimoine, directrice du MuMa et commissaire de l’exposition : « Il ne s’agissait pas ici de traiter le thème de la nuit, mais plutôt l’apparition dans l’espace public d’un éclairage artificiel industriel, remplaçant les anciennes lampes à huile à l’efficacité très relative. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le gaz d’abord, l’électricité ensuite, bouleversent les ambiances et changent la physionomie nocturne des villes. »

Présentation à la presse par Annette Haudiquet, conservateur du musée et commissaire de lexposition.

Présentation à la presse par Annette Haudiquet, conservateur du musée et commissaire de l’exposition. (© Stéphane William Gondoin).

Une expo… éclairante !

Tout commence par la multiplication sur la voie publique de ces réverbères dispensateurs de halos lumineux. Maints artistes s’empressent d’intégrer dans leurs compositions ces éléments nouveaux du mobilier urbain, y compris de jour, à l’image d’un Gustave Caillebotte qui structure sa célèbre toile Rue de Paris, temps de pluie autour d’un bec de gaz central et de son ombre, dont la verticalité traverse l’œuvre. Une splendide esquisse réalisée lors de la préparation de l’œuvre finale, donnée par Caillebotte en personne à Claude Monet et appartenant aujourd’hui aux collections du musée Marmottan-Monet de Paris, ouvre judicieusement l’exposition. Le visiteur explore ensuite une belle série de clichés signée Charles Marville, photographe attitré de la ville de Paris, qui déambulait dans les artères de la capitale avec son matériel dans les années 1860-1879, immortalisant le patrimoine industriel et artistique avec un sens du cadrage et de la profondeur étonnant.

Gustave Caillebotte Rue de Paris temps de pluie 1877, huile sur toile, 54 x 65 cm, Paris, musée Marmottan-Monet, legs Michel Monet, 1966. (© Christian Baraja / Bridgeman Images).

Gustave Caillebotte, Rue de Paris temps de pluie 1877, huile sur toile, 54 x 65 cm, Paris, musée Marmottan-Monet, legs Michel Monet, 1966. (© Christian Baraja / Bridgeman Images).
 

Immersions nocturnes

Nous sommes alors entraînés dans le monde d’une nuit désormais ni tout à fait sombre ni tout à fait claire. Peintres, photographes et même cinéastes vont magnifier jeux d’ombres et de lumières, pour créer des œuvres tout en finesse mettant en valeur Paris, « ville lumière », les couleurs de la nuit, les lumières de la vie havraise, les divertissements des noctambules, attendant devant le Moulin Rouge ou dansant lors des bals du 14 juillet… Moins paisibles en revanche, les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants, sur fond de mouvements sociaux, comme La charge, signée André Devambez, réalisée vers 1902.

Maxime MAUFRA, Féérie nocturne - Exposition Universelle 1900, 1900, huile sur toile, 65,9 x 80,8 cm, Reims, Musée des Beaux-Arts, legs Henry Vasnier.  C. Devleeschauwer.

Maxime MAUFRA, Féérie nocturne - Exposition Universelle 1900, 1900, huile sur toile, 65,9 x 80,8 cm, Reims, Musée des Beaux-Arts, legs Henry Vasnier. (© C. Devleeschauwer).

De toiles en films (dont Le royaume des fées et Le raid Paris-Monte-Carlo, du génial Georges Méliès) et de gravures en vue stéréoscopiques (splendides !), on en arrive à la tragique année 1914, quand cette Europe de lumière s’engouffre dans l’obscurité d’un chaos sans fond. L’exposition s’achève symboliquement en visionnant sur écran d’un petit film datant de 1915, L’éclairage de la Première Guerre mondiale. La fin d’une – Belle – Époque…

 

INDISPENSABLE !
 

Nuits électriques livres

Une expo temporaire a par essence un début et une fin. Pour continuer à profiter de ces Nuits électriques par delà les années, le magnifique catalogue de l’exposition est en vente à la boutique du musée au prix de 29 € (éditions Octopus). Une façon de prolonger le plaisir !
Attention : en raison de la crise sanitaire, le MuMA ne reçoit qu’un nombre limité de visiteurs. Il est indispensable de réserver au préalable ses places ici : https://affluences.com/muma-musee-dart-moderne-andre-malraux/reservation
 
Mis à jour le 14/07/2020 - par Stéphane William Gondoin.
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Mon, 13 Jul 2020 17:13:01 +0100
<![CDATA[ « L’invention d’Étretat », aux Pêcheries de Fécamp ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143606-invention-etretat-fecamp.html Exposition « L’invention d’Étretat » à Fécamp. Eugène Le Poittevin (1806-1870), Pêcheurs de rocaille au pied de l’aiguille d’Étretat, 1860 Huile sur toile, 402 x 647 mm.  (© François Dugué - Fécamp, musée des Pêcheries - Achat, 2019 - inventaire 2019.10)

[Durée de lecture : 2 minutes] Flambant neuf, le musée Les Pêcheries de Fécamp participe pour la première fois au festival « Normandie impressionniste » en mettant à l’honneur l’un des précurseurs du mouvement, Eugène Le Poittevin. Ce Parisien succomba aux charmes d’Étretat et en fit un lieu de rencontre incontournable pour les artistes du XIXe siècle.


DATE : 
Du 14 juillet au 15 novembre 2020.
LOCALISATION :
Fécamp (76)

 

Troyes, musée Saint-Loup, 13 avril 2019. De passage dans la splendide ville champenoise pour y admirer les parures du prince celte de Lavau, nous effectuons un crochet par le musée des Beaux-Arts. Lorsque nous nous rendons quelque part, nous aimons en effet explorer tous les aspects culturels, naturels ou patrimoniaux. Là, en haut d’un escalier, nous tombons en arrêt devant une œuvre splendide représentant une scène de bains de mer. Et indubitablement, elle se situe à Étretat. Notre sang de Normand ne fait qu’un tour et nous lisons avec curiosité l’étiquette : « Eugène Le Poittevin (1806-1870), Bains de mer à Étretat. »

Bain de mer à Etretat, Eugène Le Poittevin, vers 1858, huile sur panneau. Exposé au musée Saint-Loup de Troyes. (Coll. Peindre en Normandie, cliché Philippe Fuzeau)

Bain de mer à Etretat, Eugène Le Poittevin, vers 1858, huile sur panneau. Exposé au musée Saint-Loup de Troyes. (© Cliché Philippe Fuzeau)

Nadège Sébille, attachée de conservation, donnant des explications à la presse sur luvre de Le Poittevin. ( SWG)

Nadège Sébille, attachée de conservation, donnant des explications à la presse sur l’œuvre de Le Poittevin. (© Stéphane William Gondoin)

Un inconnu nommé Maupassant

Ce tableau a fait le voyage depuis Troyes et constitue immanquablement le clou de la belle exposition fécampoise. Malicieux, Le Poittevin s’y est représenté se baignant au pied d’un plongeoir, du haut duquel un jeune homme s’apprête à plonger : c’est sans doute d’un certain… Guy de Maupassant (!), qui n’avait pas encore à cette époque la notoriété dont il bénéficiera par la suite. Quant à la belle dame avec sa robe à crinoline, il s’agit selon toute probabilité de mademoiselle Eugénie Doche, actrice belge fameuse pour avoir joué au théâtre le rôle de Marguerite Gautier, dans La dame aux camélias. Sont également exposées plusieurs études qui montrent les recherches de Le Poittevin pour parvenir au résultat qu’il recherchait.

 
Eugène Le Poittevin, La chasse aux guillemots, huile sur toile, collection Les Pêcheries, musée de Fécamp, achat 2018. Inv. 2018.23. ( Cliché François Dugué) Eugène Le Poittevin, tretat, 1842, huile sur papier marouflé, collection Les Pêcheries, musée de Fécamp, legs André-Paul Leroux, 1950. Inv. FEC.225. ( Cliché Imagery)
Eugène Le Poittevin, La chasse aux guillemots, huile sur toile, collection Les Pêcheries, musée de Fécamp, achat 2018. Inv. 2018.23. (© Cliché François Dugué) Eugène Le Poittevin, Étretat, 1842, huile sur papier marouflé, collection Les Pêcheries, musée de Fécamp, legs André-Paul Leroux, 1950. Inv. FEC.225. (© Cliché Imagery)
Marie-Hélène Desjardins, conservateur en chef du patrimoine au musée Les Pêcheries, expliquant à la presse la conception de luvre Pêcheurs de rocaille au pied de laiguille dtretat.

Marie-Hélène Desjardins, conservateur en chef du patrimoine au musée Les Pêcheries, expliquant à la presse la conception de l’œuvre Pêcheurs de rocaille au pied de l’aiguille d’Étretat. (© Stéphane William Gondoin)
 

« L’invention d’Étretat »

Plus généralement, l’exposition nous entraîne à la découverte de la vie d’Eugène Le Poittevin. Mais elle met surtout en valeur le rôle que joua cet artiste dans la promotion d’Étretat, à l’origine simple village de pêcheurs qui attirera par la suite la plupart des peintres du XIXe siècle, à l’image d’Eugène Isabey, d’Eugène Boudin ou de Claude Monet. Tous établiront leur camp de base à la célèbre auberge de Césaire Blanquet, à propos duquel circulait cette formule choc : « Blanquet Ier, roi d’Étretat ». Le Poittevin alla jusqu’à peindre l’enseigne de cet établissement, qui est intégrée au parcours d’une exposition aussi bien conçue qu’enrichissante… et attachante. On adore !

Environ 70 uvres sont réunies à loccasion de cette exposition.

Environ 70 œuvres sont réunies à l’occasion de cette exposition. (© Stéphane William Gondoin)

INDISPENSABLE !
 

L’invention d’Étretat

Le musée Les Pêcheries, qui à lui seul vaut le détour pour ses formidables collections permanentes, son architecture et sa réhabilitation, est actuellement ouvert aux horaires habituels, c’est-à-dire tous les jours de 10h à 18h (fermé le mardi du 16 septembre au 30 avril) . Attention toutefois : en raison des conditions sanitaires, l’accès est réservé à un nombre limité de personnes simultanément et il peut y avoir de l’attente à l’extérieur.
Pour prolonger le plaisir, il convient de se procurer l’excellent catalogue de l’exposition, édité aux Éditions des Falaises et en vente à la boutique (20 €). On y trouvera notamment une passionnante enquête sur le tableau disparu d’Eugène Le Poittevin, Les bains de mer.

Les Pêcheries Musée de Fécamp
3, quai Capitaine-Jean-Recher
76400 Fécamp
Tél. : 02 35 28 84 62
Page Facebook
Mis à jour le 16/07/2020 - par Stéphane William Gondoin.
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Mon, 06 Jul 2020 23:33:01 +0100
<![CDATA[ La fondation de la Normandie - Et les derniers Vikings en Francia occidentalis ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143603-fondation-normandie.html Rollon « premier duc de Normandie ». Il est ici désigné sous son nom chrétien de Robert, qu’il reçoit au moment de son baptême. Généalogie de la reine Elizabeth I. (King’s MS 396, f. 4 v – Angleterre, vers 1567 – © The British Library - Domaine public - www.bl.uk)

Extrait du hors-série « Vikings ».
Par Stéphane William Gondoin.

 

L’avènement de Charles le Simple en 898 signe le retour au pouvoir de la vieille dynastie carolingienne. Rien ne peut plus cependant s’effectuer sans l’aval des grands, désormais suffisamment puissants pour faire ou défaire des monarques au pouvoir vacillant. Dans un monde bouillonnant, en plein processus de désintégration politique, des bandes vikings continuent à sévir.

Présentons d’abord quelques-uns des acteurs principaux des événements à suivre, une poignée de personnages opportunistes qui ont su détourner à leur profit les prérogatives régaliennes. Pour certains, ils lèvent maintenant sur leurs terres impôts et armées, dressent des fortifications, rendent la justice battent monnaie et n’hésitent plus à se parer du titre de princeps (prince), jusque-là réservé au seul roi, ou de dux (maître de plusieurs comtés). Au sud, Èbles Manzer, comte de Poitou, étend son autorité vers le sud et sera plus tard le maître incontesté de l’Aquitaine ; au nord, Baudouin II tient fermement le comté de Flandre ; à l’est, le comte Herbert Ier de Vermandois, bientôt remplacé par son fils, le terrible Herbert II, règne en quasi souverain sur la Picardie et une bonne partie de la Champagne ; un peu plus au sud s’étendent les possessions de Richard le Justicier, considéré comme le fondateur du duché de Bour...
 

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Mon, 06 Jul 2020 22:46:01 +0100
<![CDATA[ Hrólfr-Rollon - Le « bon Viking » ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143602-rollon-viking.html Statue de Rollon située dans les jardins de l’Hôtel-de-Ville de Rouen. Rénovée en 2011, elle a malheureusement fait l’objet d’actes de vandalisme dans la foulée. (© Serge Van Den Broucke)

Extrait du hors-série « Vikings ».
Par Stéphane William Gondoin.

 

Onze siècles après la naissance de la Normandie, les origines de son père fondateur demeurent inconnues précisément et resteront probablement à jamais enfouies dans les limbes de l’Histoire. Rapide présentation des deux thèses en présence.

Rollon est la forme latinisée du prénom norrois Hrólfr : nous rappelons que cette langue était commune aux anciens Scandinaves peuplant les actuels Danemark, Norvège et Suède, en un temps où ces royaumes restaient en cours de formation, avec des frontières mouvantes. La question de savoir si Hrólfr était « danois » ou « norvégien » n’a donc pas, au IXe siècle, le sens nationaliste que nous lui donnons aujourd’hui. Contentons-nous ici de nous demander si ses origines sont à rechercher du côté de la tradition rapportée par les sagas islandaises et l’Historia Norwegiae (Histoire de la Norvège), ou du côté de la tradition norman...
 

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Mon, 06 Jul 2020 22:35:01 +0100
<![CDATA[ Exposition « L'impressionnisme des temps nouveaux » ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143582-impressionnisme-temps-nouveaux.html Exposition « L'impressionnisme des temps nouveaux » (© Ville de Montivilliers)

Dans le cadre du festival Normandie impressionniste, l'abbaye de Montivilliers propose une exposition intitulée « L'impressionnisme des temps nouveaux », visible jusqu'au 6 septembre 2020


DATE : 
Du 4 juillet au 6 septembre 2020.
LOCALISATION :
MONTIVILLIERS (76)

 

Depuis près de quatre décennies, l’association de photographes amateurs Regards et Images, affiliée à la Fédération Photographique de France, fait de la photographie un art à part entière.

La création repose sur la recherche de nouveaux moyens de photographier pour redonner vie à la couleur et que celle-ci s’inscrive dans la durée. à l’instar de leurs aînés, pionniers de la photographie, ils cherchent à saisir la magie d’un éclairage, la fragilité d’un ciel ou encore la vitesse d’un mouvement, dans une démarche volontairement ancrée dans le courant impressionniste.

Cela signifiera abandonner pour un temps une culture photographique omniprésente de la recherche de l’instant présent et favoriser celle qui vous mène à l’émotion, celle qui vous laisse le choix d’interpréter, celle qui conduit au rêve. Quelles pratiques permettront aux photographes de se rapprocher des peintres impressionnistes et de leurs émotions, au moment où ils ont regardé autrement la Normandie ?
 

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Du mardi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h.
Les samedis, dimanches et jours fériés de 14h à 18h.
Réfectoire de l’abbaye de Montivilliers – Cour Saint-Philibert.
Entrée libre.

 
Abbaye de Montivilliers
76290 MONTIVILLIERS
Tél. : 02 35 30 96 66
abbaye-montivilliers.fr
 
Article publié dans Patrimoine Normand n°114, mis à jour le 02/07/2020 - par Rodolphe Corbin.
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Thu, 02 Jul 2020 23:15:01 +0100
<![CDATA[ Louée soit la Saint-Wandrille ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143567-biere-saint-wandrille.html Autour de frère Jean-Charles, abbé de Saint-Wandrille, vingt-fuit frères, de frère Antoine (24 ans) à frère Joseph (93 ans), frère Mathieu étant l’un des trois brasseurs de cette lumineuse bière… à sublimer le ciel !  (© Jean-Luc Péchinot)


 
Extrait Patrimoine Normand N°114.
Par Jean-Luc Péchinot.

« Ils seront moines s’ils vivent de leurs mains » : en l’abbaye bénédictine de Saint-Wandrille, à Rives-en-Seine, on respecte la règle de saint Benoît… en y brassant la seule bière monastique française. Si délectable qu’on en entrevoit le ciel…

 

Cette abbaye-là a de la bouteille ! Pas loin de quatorze siècles… Initialement baptisée Fontenelle, du nom du ruisseau arrosant ce charmant vallon normand ancré à la Seine, entre Rouen et Le Havre, l’abbaye de Saint-Wandrille nous ramène en effet au temps du bon roi Dagobert, le dit Wandrille étant l'un de ses ministres, avant de venir s'installer là en 649. Les soubresauts de l’Histoire n’épargneront pas ce monastère de la congrégation de Solesmes qui, des incursions vikings aux guerres de Religion, connut saccages et destructions, la vie monastique ayant toujours repris. Plus d’une trentaine de ses moines furent même canonisés. Devenue l’un des centres intellectuels les plus actifs de la Normandie médiévale, l’abbaye ini...
 

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Wed, 01 Jul 2020 14:43:01 +0100
<![CDATA[ Les secrets de Mortain - Errance au pays des légendes ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143566-randonnee-mortain.html Le secteur des cascades est un lieu magique, propice à aiguiser l’imagination. (© A. Lamoureux)


 
Extrait Patrimoine Normand N°114.
Par Stéphane William Gondoin.

Depuis des temps immémoriaux, les décors tourmentés du Mortenais, avec leurs pics hiératiques et leurs barres rocheuses, leurs gorges d’une insondable profondeur et leurs cascades grondantes, aiguisent l’imaginaire. S’il s’ouvre à une part de féerie, s’il oublie pour un temps le rationalisme contemporain et accepte l’onirisme de cet environnement magnétique, un esprit sensible réveillera ici une foule de créatures fantastiques et de fantômes des temps anciens

 

Jusqu’au mois d’août 1944, la commune de Mortain est relativement épargnée par les terribles affrontements et bombardements qui ont déjà dévasté la plupart des bourgs et des villes de la Manche comme du Calvados. Mais après la percée américaine de la ligne de front allemande (opération Cobra, du 25 au 31 juillet), Hitler décide de lancer une contre-offensive dans ce secteur (opération Lüttich) le 6 août. Les rudes combats qui s’y livrent plusieurs jours durant laissent l’essentiel du village à l’état de ruines fumantes.
 

du comte robert de mortain… au roi arthur !

La collégiale Saint-Évroult a miraculeusement survécu à cet enfer. Sa fondation est due à Robert de Mortain, demi-frère de Guillaume le Conquérant, et remonte à la fin du XIe siècle. Dans son état actuel, l’édifice bâti en granit date pour l’essentiel du XIIIe siècle, et attira dès 1840 l’attention de Prosper Mérimée et de son équipe, qui l’inscri...

 

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Wed, 01 Jul 2020 14:34:01 +0100
<![CDATA[ Guillaume le Conquérant ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143565-guillaume-le-conquerant.html Guillaume le Conquérant représenté le roi Harold gisant à ses pieds, une flèche plantée dans l’œil. Chronica monasterii de Pipwell. (Harley Ms 264, fol. 145 – Angleterre, 1639-1643 – © The British Library - Domaine public - www.bl.uk)


 
Extrait Patrimoine Normand N°114.
Par Stéphane William Gondoin.

En initiant notre série de portraits sur les ducs de Normandie, nous savions qu’après quelques épisodes seulement nous croiserions l’exceptionnelle destinée de l’un des plus fameux d’entre eux, Guillaume II, conquérant du Passais, du Maine et de l’Angleterre. Nous ne pouvions traiter un personnage d’une telle envergure en quelques pages et nous avons donc décidé de lui consacrer notre dossier trimestriel, en nous appuyant notamment sur la monumentale biographie récemment publiée par l’historien britannique David Bates. En avançant nombre d’idées novatrices, cette somme de travail majeure ouvre de nouvelles pistes de recherche, pour mieux appréhender certains aspect de la vie de l’homme qui bouleversa à jamais le cours de l’Histoire.

 

La nouvelle du trépas de Robert le Libéral à Nicée (auj. Iznik, Turquie), le 2 juillet 1035, arrive sans doute en Normandie vers la fin de l’été ou au début de l’automne suivant. Guillaume, alors âgé de 7 ou 8 ans, est désormais duc de Normandie, sans bien sûr assumer la réalité du pouvoir. Son père a veillé à bien l’entourer et il est épaulé par des personnages solides, comme son grand-oncle, le puissant archevêque Robert de Rouen, Gilbert de Brionne, son tuteur, le sénéchal Osbern de Crépon et le précepteur Turold. Robert et Gilbert appartiennent aux Richardides, c’est-à-dire aux enfants des ducs Richard Ier et Richard II, ce qui leur confère une certaine prééminence au sein de la noblesse. Robert le Libéral a en outre pris la précaution de présenter son fils à Henri Ier, le plaçant ainsi de facto sous la protection du roi de France, et peut-être aussi sous celle du duc Alain III de Bretagne. Bref, tout semble avoir été organisé pour que la transition s’effectue en douceur en cas de dra...

 

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Dossier « Guillaume le Conquérant » (16 pages) :

  • Formation d’un chef
  • 1066 - L’année des trois batailles
  • Guillaume, roi d’Angleterre
  • Guillaume en 5 étapes

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Wed, 01 Jul 2020 14:06:01 +0100
<![CDATA[ Veules-les-Roses - Entre patrimoine ancien et renouveau ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143564-veules-les-roses.html L'abreuvoir, l'un des lieux emblématiques de Veules-les-Roses. (© Stéphane William Gondoin)


 
Extrait Patrimoine Normand N°114.
Par Juliette Kotowicz.

Veules ne se résume pas aux bains de mer, aux villas de charme et aux loisirs de quelques écrivains et hommes de théâtre : généreuse, la nature lui a prodigué de multiples atouts ; son passé rural et seigneurial l’a pour sa part dotée d’un patrimoine ancien unique. De nouvelles facettes de son histoire ont récemment été révélées et, aujourd’hui, le village renoue avec des pans de son passé jusqu’ici méconnus.

 

La Veules, plus petit fleuve de France, traverse un vallon fertile entouré de forêts. Dès le XIe siècle, les ducs de Normandie confient le défrichement et la culture des terres environnantes à deux monastères. La partie située sur la rive droite est octroyée à la collégiale de Saint-Quentin-en-Vermandois. D’après l’abbé Cochet, grand archéologue du XIXe siècle, cette donation est faite à Dudon, chanoine de Saint-Quentin, familier de la cour des ducs de Normandie et devenu leur historien. À l’abbaye de Fécamp revient le soin d’exploiter la rive gauche, avec son église Saint-Martin, citée pour la première fois en 1025.
 

les lieutenants de l’amirauté, « seigneurs de veules »

Historienne d’art et ancienne inspectrice des Monuments historiques, Bernadette Chaignet-Sortais s’est passionnée pour les édifices les plus an...

 

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Wed, 01 Jul 2020 13:45:01 +0100
<![CDATA[ Verneuil-sur-Avre, neuf siècles d'histoire ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143563-verneuil-sur-avre-neuf-siecles-.html Verneuil-sur-Avre, l'un des Cent Plus beaux détours de France, raconte son histoire orgueilleusement ou par petites touches. (© Virginie Michelland


 
Extrait Patrimoine Normand N°114.
Par Virginie Michelland.

Chaque commune est dépositaire d’une histoire et d’un patrimoine plus ou moins riches. Au sud du département de l'Eure, la cité de Verneuil-sur-Avre1, l'un des Cent plus Beaux Détours de France, est bien placée pour connaître la valeur d’un héritage important. À tous les coins de rue, la cité médiévale nous conte orgueilleusement ou par petites touches son passé, au gré de ses multiples monuments.

 

naissance d’une place frontière

En cette année 2020, la ville célèbre son 900e anniversaire. Elle sort en effet de terre en 1120 par la volonté d'Henri Ier Beauclerc, fils de Guillaume le Conquérant. Le pouvoir de ce prince, qui s'est imposé par les armes sur de puissants voisins et rivaux, reste menacé, notamment dans la vallée de l'Avre marquant la frontière sud entre la Normandie et le royaume de France. Pour la verrouiller, il décide d’y implanter une cité fortifiée comparable à celle de Caen. Le roi-duc duc fait bâtir de solides fortifications jalonnées de portes et de tours, dont on découvre de beaux vestiges en empruntant le circuit des fossés proposé par l'office de tourisme. La porte d'Armentières notamment, conserve sa forme en arc et la base de la tour qui la sur...
 


1) Appartenant aujourd’hui à la commune nouvelle de Verneuil-d’Avre-et-d’Iton, après la fusion avec Francheville

 

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Wed, 01 Jul 2020 13:20:01 +0100
<![CDATA[ Le patrimoine géologique du Parc régional Normandie-Maine­­ ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-143562-geologie-normandie-maine-.html Barre de grès de la Fosse Arthour. (© Stéphane William Gondoin)


 
Extrait Patrimoine Normand N°114.
Par Michaël Herbulot.

Lorsque l'on se balade, s'intéresser aux roches sur lesquelles nous marchons permet de mieux comprendre les paysages. En arpentant les chemins du parc naturel régional Normandie-Maine, on découvre une multitude de monts (dont le plus haut sommet de Normandie), des affleurements rocheux, des vallées encaissées, de vastes plaines… Ces paysages, façonnés dans les schistes, les granites, les grès ou les calcaires, racontent 600  millions d'années d'histoire de notre planète. Un patrimoine géologique préservé et valorisé dans le cadre d'un projet de Géoparc, dont la candidature vient d'être déposée à l'UNESCO.

 

Au sud de la région, le parc naturel régional Normandie-Maine s'étend sur les marges de deux grands ensembles géologiques : le Massif armoricain et le Bassin parisien. La vieille montagne, à l'ouest du territoire, a façonné un paysage de bocage, tandis que la vaste plaine, à l'est, a composé un paysage de champs ouverts. Le bâti traditionnel est lui aussi marqué par ces deux caractéristiques géologiques. On trouve principalement des constructions en granit du côté de Domfront et des ouvrages en pierre calcaire dans les environs de Sées.

Schistes, granites, grès, calcaires… Pour comprendre comment ces roches se sont formées et comment elles ont façonné les paysages actuels, il faut laisser son imagination nous faire remonter dans des temps très an...

 

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Wed, 01 Jul 2020 13:11:01 +0100