<![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com fr copyright 2020 www.patrimoine-normand.com <![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/images/p/pat/patrimoine-normand.png http://www.patrimoine-normand.com Tue, 21 Jan 2020 17:00:43 +0100 <![CDATA[ La commune de Mesnil-en-Ouche restaure quatre églises en même temps ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141715-restauration-eglises-mesnil-en-.html À Sainte-Marguerite-en-Ouche, il s'agit de restaurer le beffroi. (© Chantal et Jean-Noël de Crombrugghe).

Restaurer une église n'est jamais une démarche anodine pour une collectivité. Alors qu'elle compte, depuis sa création au 1er janvier 2016, vingt clochers, dont certains remarquables, la commune nouvelle de Mesnil-en-Ouche a entrepris de restaurer simultanément quatre édifices.
 

Un projet d'une ampleur inégalée

Pour réaliser ses objectifs, elle a lancé, les 19 et 20 octobre derniers, une campagne de financement participatif, à l'occasion d'un week-end de mise à l'honneur de son patrimoine, marquée notamment par une conférence de Nicolas Wasylyszyn, ingénieur du patrimoine et adjoint à l'architecte des Bâtiments de France, France Poulain. En présence d'habitants, de personnalités comme Martine Saint-Laurent, vice-présidente du conseil départemental, et de défenseurs du patrimoine, comme le président de l'association des Amis des Monuments et Sites de l'Eure, Denis Lepla, Jean-Noël Montier, le maire, a signé une convention de partenariat avec la Fondation du patrimoine, représentée par sa déléguée départementale, Yvette Petit-Decroix.

Cette dernière n'a pas manqué de souligner l'ampleur inégalée du projet, appelé à servir d'exemple pour les communes rurales qui hésitent encore à se lancer dans la restauration d'une église. Pour rappel, la Fondation a pour vocation de lancer une souscription, complétée par une subvention si 5 à 10 % du montant des travaux se trouvent financés, témoignant de l'intérêt des habitants pour le projet.

Vitrail de l'église Notre-Dame des Jonquerets, dont la restauration est aussi au programme.  (© Virginie Michelland). Détail de Zaccharie au Temple, l'une des peintures sur bois de l'église de Saint-Ouen-de-Mancelles. (© Chantal et Jean-Noël de Crombrugghe).

Vitrail de l'église Notre-Dame des Jonquerets, dont la restauration est aussi au programme. 
(© Virginie Michelland).

Détail de Zaccharie au Temple, l'une des peintures sur bois de l'église de Saint-Ouen-de-Mancelles.
(© Chantal et Jean-Noël de Crombrugghe).

RESTAURATIONS VARIÉES

Concrètement, le montant des travaux pour les quatre projets s'échelonne de 17 000 € à 320 000 €, de la restauration d'un orgue (celui de l'église Saint-Nicolas de Beaumesnil) au sauvetage du chœur et de la nef de l'église de Saint-Ouen-de-Mancelles (commune déléguée de Gisay-la-Coudre). Sans oublier la restauration du porche et de deux vitraux Renaissance de l'église Notre-Dame des Jonquerets-de-Livet, et la réfection du beffroi de l'église de Sainte-Marguerite-en-Ouche.

Il va sans dire que chaque édifice constitue le marqueur identitaire du village (aujourd'hui de la commune déléguée) dont il est l'un des fleurons. Certains recèlent par ailleurs des trésors qui donnent envie de se mobiliser pour leur sauvegarde. Aux Jonquerets, ce sont les remarquables Vierge à l'Enfant et Éducation de la Vierge, groupes sculptés gothiques attribués au Maître des Jonquerets ; Saint-Ouen-de-Mancelles abrite un retable de la Contre-Réforme et surtout un ensemble de peintures murales et sur bois d'une grande délicatesse. Quant à Sainte-Marguerite-en-Ouche, elle se distingue pour ses peintures du XIIe siècle, mises au jour progressivement, sa voûte lambrissée et sa statuaire, l'ensemble ayant valu à l'église son inscription au titre des Monuments historiques.

On peut toujours contacter la commune nouvelle pour découvrir sur place ces richesses.

Signature de la convention entre la commune et la Fondation du patrimoine

Signature de la convention entre la commune et la Fondation du patrimoine le 19 octobre dernier.  
(© Chantal et Jean-Noël de Crombrugghe).

 

Pour participer au financement de tel ou tel projet, il suffit d'envoyer un chèque à l'ordre de la Fondation du patrimoine, en précisant, sur l'ordre, le nom de l'église à laquelle le don est destiné. Les dons en question sont déductibles des impôts à hauteur de 66 % pour les particuliers et 60 % pour les entreprises.

Article publié dans Patrimoine Normand n°112, par Virginie Michelland.

Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Tue, 14 Jan 2020 14:31:01 +0100
<![CDATA[ Feuilleter Patrimoine Normand n°112 ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141628-patrimoine-normand-112.html
PATRIMOINE NORMAND N°112
- Janvier-Février-Mars 2020 -

Cette version numérique du magazine est présentée en basse définition à titre d'aperçu. 
 
 
 
]]>
Wed, 08 Jan 2020 13:33:01 +0100
<![CDATA[ Un outil précieux pour sauvegarder le patrimoine rural de la Manche ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141596-patrimoine-rural-manche.html Puits à Saint-Jean-des-Champs. (© M.Leforestier).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Grégoire Dagorn.

 

Le patrimoine bâti de la Manche est aussi riche que diversifié (corps de fermes, moulins, manoirs, puits, lavoirs…) et conçu avec des matériaux spécifiques (toitures en pierre, bâti terre…). Le label de la Fondation du patrimoine est une aide décisive pour restaurer ces biens immobiliers présentant un intérêt patrimonial. La Fondation souhaite développer cet outil et encourage le plus grand nombre à la con...
 

Il vous reste 87 % de cet article à lire.


 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sun, 05 Jan 2020 18:14:01 +0100
<![CDATA[ Promenade naturaliste dans les marais de la Dives ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141593-marais-de-la-dives.html Marais de la Dives. Où l’expression « marcher sur l’eau » prend tout son sens. (Fonds Harris Brisbane Dick, 1946. © Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Stéphane William Gondoin.

Les zones marécageuses s’avèrent toujours propices à l’épanouissement d’une riche biodiversité. avec environ 10 000 hectares de prairies humides, de bocage, de petits bois, de mares et de canaux, les marais de la Dives abritent des centaines d’espèces végétales et animales, avec une densité particulièrement importante d’oiseaux. À vos jumelles… ou vos appareils photo !

 

Il y a une dizaine de siècles de cela, le paysage était bien différent au pied des premiers coteaux occidentaux du pays d’Auge : juste avant de rejoindre la Manche, le fleuve Dives traversait un dédale marécageux que chaque marée montante recouvrait en large partie. Les moines de l’abbaye Saint-Pierre de Troarn s’employèrent dès la fin du XIe siècle à tenter d’assécher les lieux, mais il fallut attendre le XVIIIe siècle pour voir creuser les premiers canaux de drainage et pour constater un comblement progressif de l’estuai...
 

Il vous reste 79 % de cet article à lire.


 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sun, 05 Jan 2020 13:51:01 +0100
<![CDATA[ Alexis de Tocqueville, le Normand universel ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141592-alexis-de-tocqueville.html Alexis de Tocqueville (© Photo Thierry Georges Leprévost).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Thierry Georges Leprévost.

Le nom de Tocqueville est connu dans le monde entier. Peu de nos contemporains le lisent, l’ont lu ou savent ce qu’il a écrit. Pourtant, ce Normand a largement contribué à l’évolution politique de la France, et son influence à l’étranger est encore considérable.
 

l'enfant de la révolution

Alexis-Henri-Charles Clérel est d’abord un Normand de Paris. Il y naît, 12, rue de la Ville-l’Évêque, le 29 juillet 1805, et ce n’est pas par hasard : en 1804, Hervé de Tocqueville, son père, a été nommé par Bonaparte maire de la toute proche commune de Verneuil-sur-Seine. Le parcours de l’édile s’avère pour le moins mouvementé. Hervé est le fils du chevalier Bernard Clérel, comte de Tocqueville, seigneur d’Anville, mestre de camp de cavalerie, major de régiment du commissaire général de la cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, qui a épousé en 1770 Catherine- Antoinette de Damas-Cruz. Un couple de bonne naissance, haut placé et bien en cour, dont Hervé, né en 1772, est le deuxième enfant. Bernard, son frère aîné, sera tué pen...

 

Il vous reste 89 % de cet article à lire.


 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sun, 05 Jan 2020 13:34:01 +0100
<![CDATA[ L'Atelier, le café-épicerie de Carentan - comme en quarante ! ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141591-atelier-cafe-epicerie-carentan.html Sylvie et Jean-Marie Caillard, créateurs de L’Atelier, café-épicerie - comme en quarante ! (© Jean-Luc Péchinot).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Jean-Luc Péchinot.

Comme en quarante ! À Carentan. Superbe reconstitution que celle de ce café-épicerie du temps de l’Occupation. Sur fond de mobilier et objets anciens, un captivant lieu d’atmosphère où le temps s’est arrêté. Un ticket de rétro qu’il est prudent de réserver…

 

Un whaouu ! on ne peut plus contemporain pour un lieu on ne peut plus vintage ! À peine a-ton mis le nez dans cet intérieur qu’on en prend plein les yeux. Comme si une seule porte suffisait à vous projeter il y a quatre-vingts ans, en cette époque de vaches maigres où même notre lactée Normandie tirait la langue. Des années de pénurie qui ne furent pas pour autant faites que de frustrations. Car à l’époque on allait encore au café et à l’épicerie. Voire au café-épi...
 

Il vous reste 82 % de cet article à lire.


 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sun, 05 Jan 2020 13:10:01 +0100
<![CDATA[ Beaumont-le-Roger - Entre histoire, mémoire et nature ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141590-beaumont-le-roger.html Le prieuré, image de marque de Beaumont-le- Roger, avec ses ruines romantiques. (© Virginie Michelland).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Virginie Michelland.

Des ruines romantiques, une église gracieuse, une forêt résonnant du brame du cerf et un dynamisme à toute épreuve : Beaumont- le-Roger est une petite ville où l'on a plaisir à s'attarder. De l'époque glorieuse des ducs de Normandie au déluge de feu de la Seconde Guerre mondiale, suivons Regulus, la mascotte locale, dans un itinéraire au long cours.

 

Beaumont-le-Roger émerge des limbes de l'Histoire sous l'égide de deux seigneurs prestigieux du XIe siècle, deux héros indissociables du duché de Normandie. Les grandes époques font les grands hommes, et réciproquement…
 

dans le sillage des ducs de normandie

Onfroy tout d'abord, est le fils de Theroude de Pont-Audemer et le fondateur, en 1035, de l'abbaye Saint-Pierre de Préaux, aujourd'hui disparue. Un peu plus tôt, Judith de Bretagne, épouse de Richard II, duc de Normandie, avait fondé l'abbaye de Bernay. Parmi les paroisses qui appartiennent à cette dernière, Beaumont, Beaumon...

 

Il vous reste 86 % de cet article à lire.


 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sun, 05 Jan 2020 12:50:01 +0100
<![CDATA[ Richard III, le duc éphémère ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141589-richard-iii-duc-normandie.html Statue de Richard III à Falaise. (© Rodolphe Corbin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Thierry Georges Leprévost.

On sait très peu de choses du 5e duc de Normandie. Orderic Vital lui consacre une seule ligne ; ce qu’en disent les chroniqueurs est parfois douteux. La brièveté de son règne le fait considérer comme quantité négligeable. c’est dommage, car il possédait les qualités d’un chef.

 

Le successeur de Richard II est encore un Richard, le fils aîné qu’il a eu avec Judith de Bretagne, épousée au mont Saint-Michel en l’an Mille. Richard III a donc entre 20 et 25 ans quand il reçoit le pouvoir, et son père l’a préparé à la tâche qui l’attend en l’associant au gouvernement de la Normandie.
 

Affaires de famille

Dès son accession au trône ducal, il demande et obtient la main d’Adèle de France, fille du roi capétien Louis le Pieux et de Constance d’Arles, une union judicieuse propre à renforcer les liens entre les deux états, mais qui sera sans descendance. Le douaire de la jeune mariée comprend trois châteaux du Cotentin, ainsi qu’une ville à l’orée du Bessin, appelée à un grand ave...

 

Il vous reste 88 % de cet article à lire.


 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sun, 05 Jan 2020 12:38:01 +0100
<![CDATA[ Champ de bataille sur la Manche - La Grande Guerre navale et la Normandie ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141588-grande-guerre-navale-manche.html Un U-Boot allemand fait surface après avoir torpillé un navire allié. Illustration du peintre de marine allemand Willy Stower, en 1915. (© coll. Stéphane William Gondoin - DR).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Stéphane William Gondoin.

Durant la Première Guerre mondiale, le territoire normand reste globalement à l’écart des hostilités. Les combats terrestres se déroulent au loin, dans les plaines de Picardie, sur les crêtes de l’Artois ou de l’est du pays. Avec ses 640 kilomètres de littoral, ses nombreux ports et sa longue tradition maritime, notre région est cependant directement impactée pour tout ce qui touche aux opérations navales.

 

Le tocsin résonnant dans les campagnes et les affiches de mobilisation générale que l’on colle partout à compter du 1er août 1914, sont pour des millions de Français le signal du départ. Chacun espère alors une guerre courte et bien sûr victorieuse. On connaît la suite : après quatre années d’un effroyable carnage général, on déplorera la perte de 1,4 million de soldats français (environ 3 % de la population métropolitaine totale), parmi lesquels au moins 83 000 Normands (environ 4 % de la population totale). Sans même parler de tous ceux qui reviendront chez eux anéantis, physique...
 

Il vous reste 88 % de cet article à lire.


 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sun, 05 Jan 2020 12:24:01 +0100
<![CDATA[ Alphonse Poulain nous a quittés ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141597-alphonse-poulain-nous-quittes.html Alphonse Poulain revêtait volontiers la bllaude et le moucheux d’cou pour raconter ses histoires, comme un clin d’oeil à son prédécesseur Charles Lemaître. (© Magène).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Thierry Georges Leprévost.

La Normandie est en deuil. Alphonse Poulain s’en est allé le 18 septembre, à l’âge de 88 ans. Le poète de Barneville nous laisse une littérature régionale de qualité, lui dont son ami Marcel Dalarun disait : « Alphonse est un homme posé qui possède un don de l’observation. C’est ainsi qu’il nous décrit des personnages typés et des événements locaux dans un normand parfait avec un vocabulaire précis. »

 

Alors que ses prédécesseurs en loceis étaient tous journalistes ou enseignants, il est l’un des premiers à écrire en normand sans jamais être allé à l’école. Son école à lui, c’était la vie. Ce fin observateur des petites gens et de leurs misères a appris à bâtir des poésies et des récits en prose dans sa langue maternelle avec ses amis du groupe Prêchi normaund de Saint-Georges-la- Rivière, dont il devint l’un des plus sûrs piliers. Aussi membre de l’association Magène, il a contribué à l’élaboration du dictionnaire fran...
 

Il vous reste 88 % de cet article à lire.


 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sat, 04 Jan 2020 18:39:01 +0100
<![CDATA[ Le crépuscule des châteaux forts normands ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141584-chateaux-forts-normandie.html Château-Gaillard, géant de pierre trônant au sommet de sa montagne. L’orgueil de Richard Cœur de Lion. (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Stéphane William Gondoin.

De fin du XIIe siècle à l’approche du XVIe siècle, les systèmes fortifiés connaissent de nombreuses évolutions, rendues indispensables par l’apparition d’armes de siège toujours plus performantes. Aux premières lueurs de la Renaissance, c’est le concept même de château fort qui disparaît, même si les bâtisseurs resteront longtemps attachés à la symbolique des constructions médiévales.

 

Dans la seconde moitié du XIIe siècle, peutêtre autour du Bassin méditerranéen, apparaît un nouveau type d’armes de siège : les machines de jet à contrepoids. Jusqu’alors, l’artillerie médiévale se composait principalement de pierrières légères, propulsant grâce à la traction humaine des boulets de pierre pesant au maximum une trentaine de kilos à 80 m. Désor...
 

Il vous reste 87 % de cet article à lire.

Dossier "Les châteaux forts en Normandie" (18 pages) :


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sat, 04 Jan 2020 15:10:01 +0100
<![CDATA[ L’âge d’or des châteaux forts normands ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141583-chateaux-forts-normandie.html Château de Conches-en-Ouche (Eure). Ses maçonneries datent du XIIe siècle, mais la motte castrale est sans doute plus ancienne. Est-ce elle que Raoul de Conches édifia à la mort du Conquérant, en 1087 ? (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Stéphane William Gondoin.

Lorsque l’Empire carolingien explose, à partir des années 840, miné par les assauts vikings et les rivalités internes, l’autorité monarchique s’effrite et doit abandonner nombre de ses prérogatives, au profit de potentats locaux trop heureux de s’affranchir de toute tutelle. Les forteresses deviennent alors des enjeux cruciaux, pour l’acquisition ou la défense de vastes domaines.

 

On ne sait à peu près rien des fortifications d’époque mérovingienne et très peu de choses sur celles d’époque carolingienne. Autour de l’an 800, on vit globalement en paix à l’intérieur de l’Empire carolingien : la guerre ne s’est certes pas éteinte, mais les combats se déroulent au loin, du côté de la Saxe ou de la marche d’Espagne. Dans un climat serein, il apparaît inutile d’engloutir des sommes abyssales pour la construction de systèmes défensifs, hormis peut-être en certains lieux de la côte afin de prévenir de l’approche d’une flotte hostile. Monastères opulents, paroisses rurales et petites villes ne bénéficient d’aucune protection particulière. On se dispense même volontiers d’entretenir les grandes enceintes urbaines héritées de l’époque gallo-romaine. Pire, on n’hésite pas à les dé...
 

Il vous reste 86 % de cet article à lire.

Dossier "Les châteaux forts en Normandie" (18 pages) :


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sat, 04 Jan 2020 14:53:01 +0100
<![CDATA[ Les châteaux forts normands - Aux origines de la fortification ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141582-chateaux-forts-normands.html Avec ses hautes tours et ses puissantes murailles, Falaise représente l'archétype de la forteresse médiévale. (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Stéphane William Gondoin.

Dans l’imaginaire collectif, le terme château fort renvoie immédiatement à de hautes tours aux murailles épaisses, couronnées de mâchicoulis et coiffées de toitures en poivrière, au pied desquelles joutent des chevaliers bardés d’acier couverts de surcots multicolores. Cette image romantique d’un Moyen Âge idéalisé mérite d’être largement nuancée : en Normandie comme ailleurs, les châteaux forts, et plus généralement les systèmes fortifiés, ont connu maints bouleversements au fil du temps, pour s’adapter en permanence à l’évolution du contexte géopolitique et des techniques de siège.

 

Se fortifier pour se protéger des périls du monde extérieur est un réflexe qui remonte aux origines de la civilisation. Au début du Néolithique déjà, c’est-àdire plusieurs milliers d’années avant notre ère, les hommes qui se sédentarisent se retranchent avec leurs biens derrière des fossés profonds et des talus surmontés de palissades. Des enceintes enserrant des superficies modérées (quelques hectares ou dizaines d’hectares) datant de cette époque, ont notamment été mises au jour par les archéologues de l’INRAP (Institut national de Recherches préventives) à Goulet (nouvelle commune de Monts-sur-Orne, dans l’Orne) ou à Saint-Martin-de-Fontenay (Calvados). Il s’agit alors sans doute de mettre de petites structures cla...
 

Il vous reste 83 % de cet article à lire.

Dossier "Les châteaux forts en Normandie" (18 pages) :


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sat, 04 Jan 2020 14:40:01 +0100
<![CDATA[ La Manufacture Bohin - Un patrimoine vivant exceptionnel ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141581-manufacture-bohin.html Manufacture Bohin. Les ouvriers perpétuent, sous les yeux des visi teurs, les gestes de leurs prédécesseurs. (© JPG Vidéo).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Virginie Michelland.

Lorsque l’on évoque les activités artisanales et industrielles d’antan, c’est bien souvent pour déplorer leur disparition. L’usine Bohin de Saint-Sulpice-sur-Risle (Orne) est presque l’exception qui confirme la règle. En ce début du XXIe siècle, elle réussit l’exploit, non seulement de conserver une activité industrielle réputée, mais aussi de s’intégrer dans une véritable dynamique touristique. Là n’est pas la seule originalité de cette entreprise, fondée par un homme d’exception, Benjamin Bohin.

 

Perçons sans plus attendre les secrets de l’aiguille, en découvrant cette entreprise augmentée d’un musée.
 

le berceau français de l’épinglerie

L’usine Bohin ne s’est pas implantée par hasard à L’Aigle. Le secteur revendique une longue tradition autour de l’artisanat du fer. Le triangle formé par les petites villes dynamiques de L’Aigle, Rugles et Bourth, constitue même, dès le XVe siècle, le berceau français de l’épin...

 

Il vous reste 86 % de cet article à lire.


 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sat, 04 Jan 2020 13:48:01 +0100
<![CDATA[ Arthur Young à la découverte de la terre normande ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-141580-arthur-young-normandie.html Rouen. Vue depuis la côte Sainte-Catherine en 1823. Aquarelle de Richard Parkes Bonington. (14.8 × 23 cm. Achat, David T. Schiff Gift, fonds Harry G. Sperling, et fonds Karen B. Cohen, 1996 © The Metropolitan Museum of Art - Domaine public - metmuseum.org).


 
Extrait Patrimoine Normand N°112.
Par Serge Van Den Broucke.

Au XVIIIe siècle, alors que la Révolution française approchait, un Anglais expert en agriculture, observateur attentif et écrivain prolifique, arrivait en Normandie. Sa confrontation avec les réalités du quotidien normand lui réserva bien des surprises.

 

Le 12 août 1788, un voyageur inhabituel monté sur une jument au pas hésitant entra dans la bourgade de Neufchâtel, dans le pays de Bray. Le lieu n'était plus une place militaire depuis bien longtemps : son château avait été détruit en 1595 et sa fonction de défense de Rouen s'était estompée dans les mémoires de ses habitants. Ce voyageur était anglais, il avait quarante-sept ans, parcourait seul les routes du royaume de France depuis son débarquement à Calais, le 30 juillet, et s'appelait Arthur Young. Si sa jument avançait précautionneusement, c'était parce que ses yeux commençaient à s'embrumer d'un voile glauque, et qu'elle était en train de perdre lentement la vue. Son cavalier s'en était aperçu deux jours plus tôt, à Arras. Le marché local battait son plein, et les pay...
 

Il vous reste 86 % de cet article à lire.


 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°112, janvier-février-mars 2020).


Abonnement Patrimoine Normand
  ]]>
Sat, 04 Jan 2020 13:18:01 +0100