<![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com fr copyright 2020 www.patrimoine-normand.com <![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/images/p/pat/patrimoine-normand.png http://www.patrimoine-normand.com Sat, 31 Oct 2020 20:24:47 +0100 <![CDATA[ Le CHENE d’Allouville a 40 ans ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144412-le-chene-allouville.html © CHENE.

Quoi ? nous direz-vous ; Patrimoine Normand aurait-il perdu la raison ? L’honorable végétal qui trône au centre du bourg d’Allouville-Bellefosse est crédité d’au moins 800 ans, et parfois même de 1 200 ! Autant dire qu’il n’en est pas à son premier automne… Et pourtant, il existe bien sur le territoire de la commune un autre CHENE : le Centre d’Hébergement et d’Étude sur la Nature et l’Environnement, remarquable association loi 1901 qui fait office de clinique pour animaux sauvages blessés.

Régulièrement des phoques sont relâchés, notamment dans la baie du mont Saint-Michel (© CHENE).

Régulièrement des phoques sont relâchés, notamment dans la baie du mont Saint-Michel, voir Patrimoine Normand n°71. (© CHENE).

Chaque année, ce sont pas moins de 1 500 pensionnaires qui séjournent ici : des rapaces diurnes ou nocturnes aux ailes cassées, qu’il faut soigner et rééduquer, des chevreuils heurtés par des voitures, de jeunes martres ou renardeaux orphelins et autres naufragés d’une nature de plus en plus soumise à une pression humaine excessive… Liste malheureusement non exhaustive.

S’il accueille toutes sortes d’êtres vivants à plumes, à poils ou à écailles, le centre a deux grandes spécialités : le sauvetage des oiseaux marins, et celui des phoques, le but étant de les réintroduire à terme dans leur milieu d’origine. Régulièrement des phoques sont ainsi relâchés, après soins et fixation d’une bague d’identification, notamment dans la baie du mont Saint-Michel. Une belle association pour une noble cause, que chacun peut soutenir.
 

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
CHENE
12, rue du Musée Hameau Bouillot
76190 ALLOUVILLE-BELLEFOSSE
Tél. :  02 35 96 06 54
www.associationchene.com

 
Article publié dans Patrimoine Normand n°115, par Stéphane William Gondoin.

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Wed, 28 Oct 2020 16:05:01 +0100
<![CDATA[ Exposition « Carnaval(s) » au musée de Normandie ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144268-exposition-carnaval-musee-norma.html L'exposition « Carnaval(s) » au musée de Normandie - Caen (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

Le musée de Normandie s’intéresse au carnaval des origines à nos jours, à travers une nouvelle exposition qui sera inaugurée samedi prochain.


DATE : 
Du 17 octobre au 14 mars 2021.
LOCALISATION :
CAEN (14)

 

Si le carnaval est très florissant dans nos sociétés contemporaines, il ne porte jamais le même masque. Tumultueux à Caen, majestueux à Nice, indompté en Sardaigne, riant à Granville… ces nombreuses déclinaisons sont et font le carnaval. Cette exposition dévoile le carnaval, ses origines historiques, ses rites et ses mystères Évocations vivantes et vibrantes de ces festivités, masques et costumes d’Europe et d’ailleurs ont été sélectionnés pour donner à voir ce qui se cache derrière le carnaval. L’exposition propose de plonger dans ce temps de folie collective et d’en comprendre le rôle, les particularités locales, les grands personnages et les déguisements. Fête de l’excès, événement ritualisé, espace de liberté, le carnaval est fait aussi de bruit, de musique, de danse qui seront visibles ou audibles dans le parcours.

Exposition en coproduction avec les musées de Granville, qui l’accueilleront d’avril à novembre 2021.

 

L'exposition  « Carnaval(s) » au musée de Normandie - Caen. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand). 

L'exposition « Carnaval(s) » au musée de Normandie - Caen (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

GALERIE PHOTOS :

L'exposition  « Carnaval(s) » au musée de Normandie - Caen. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand). L'exposition  « Carnaval(s) » au musée de Normandie - Caen. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).
L'exposition  « Carnaval(s) » au musée de Normandie - Caen. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand). L`exposition   Carnaval(s)  au musée de Normandie - Caen. (Photo Rodolphe Corbin  Patrimoine Normand).

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Ouverte du mardi au dimanche. Fermée certains jours fériés : 1er novembre, 25 décembre, 1er janvier. Horaires : de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 18h en semaine. 11h à 18h les samedis, dimanches et jours fériés.
 
Musée de Normandie
Château
14000 CAEN
Tél. : 02 31 30 47 60
musee-de-normandie.fr
 
Article publié dans Patrimoine Normand n°115, par Rodolphe Corbin. Mis à jour le : 16/10/2020.
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Tue, 13 Oct 2020 21:34:01 +0100
<![CDATA[ Exposition « Petits et grands jardins de Normandie » - Thury-Harcourt ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144264-jardins-de-normandie.html L'exposition en plein air « Petits et grands jardins de Normandie », à Thury-Harcourt (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

Une exposition sur les jardins normands au cœur du magnifique écrin du château d’Harcourt à Thury-Harcourt, visible jusqu'au 30 octobre 2020.


DATE : 
Jusqu'au 30 octobre 2020.
LOCALISATION :
Thury-Harcourt - Le Hom (14)

 

Dans l’allée Cavalière du château d’Harcourt, vingt-cinq photos en couleur (au format 115x150 cm) ont été sélectionnées pour représenter l’excellence normande des parcs et jardins.

Suisse Normande Tourisme et l’Institut Européen des jardins et des Paysages mettent ainsi en valeur à travers cette exposition le patrimoine naturel que représente les jardins pour une région telle que la Normandie. Son climat propice à des aménagements paysagers plus ou moins ambitieux permettent aux professionnels comme aux amateurs éclairés de mettre en lumière leur point commun pour l’amour de la nature et l’art de mettre en harmonie les végétaux et les couleurs.
 

L'exposition en plein air « Petits et grands jardins de Normandie », à Thury-Harcourt  (Photo Antoine Pinable © Patrimoine Normand). 

L'exposition en plein air « Petits et grands jardins de Normandie », à Thury-Harcourt  (photo Antoine Pinabel © Patrimoine Normand).

GALERIE PHOTOS :

Château d'Harcourt, à Thury-Harcourt (photo Antoine Pinabel © Patrimoine Normand). Fronton du château d'Harcourt, à Thury-Harcourt (photo Rodolphe © Patrimoine Normand).

Château d'Harcourt, à Thury-Harcourt (photo Antoine Pinabel © Patrimoine Normand).

Fronton du château d'Harcourt, à Thury-Harcourt (photo Rodolphe © Patrimoine Normand).
Château d'Harcourt, à Thury-Harcourt (photo Antoine Pinabel © Patrimoine Normand). Parc du château d'Harcourt, à Thury-Harcourt (photo Rodolphe © Patrimoine Normand).
Château d'Harcourt, à Thury-Harcourt (photo Antoine Pinabel © Patrimoine Normand). Parc du château d'Harcourt, à Thury-Harcourt (photo Rodolphe © Patrimoine Normand).
 
INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Exposition « Petits et grands jardins de Normandie »
Accès libre et gratuit

 
Allée Cavalière
Thury-Harcourt
14220 LE HOM
 
Article publié par Antoine Pinabel et Rodolphe Corbin.
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Tue, 13 Oct 2020 10:41:01 +0100
<![CDATA[ Feuilleter Patrimoine Normand n°115 ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144256-patrimoine-normand-115.html
PATRIMOINE NORMAND N°115
- Octobre-novembre-décembre 2020 -

ATTENTION :
Cette version numérique du magazine est présentée en basse définition à titre d'aperçu.
 
 
 
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Mon, 12 Oct 2020 12:40:01 +0100
<![CDATA[ So romantic, la (re)découverte du site de Graville au XIXe siècle ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144238-so-romantic-graville.html Abbaye de Graville (© Stéphane William Gondoin)

[Durée de lecture : 2 minutes] C’est encore un week-end bien pluvieux qui s’annonce, toujours sur fond de pandémie galopante. Avec l’exposition So romantic, Graville proposée par le musée de l’Abbaye-de-Graville, au Havre, on peut cependant continuer à se cultiver et à se changer les idées, en toute sécurité et bien au sec !


DATE : 
Jusqu'au 1er novembre 2020.
LOCALISATION :
Graville (76)

 

Dans le n° 107 de notre magazine (automne 2018), nous vous avions proposé un dossier complet sur l’histoire de la préservation du patrimoine dans notre région, et plus globalement en France. Nous insistions notamment à cette occasion sur le rôle fondamental joué par les artistes romantiques en général, Victor Hugo en particulier, dans le processus qui mena à une lente prise de conscience de la valeur inestimable des monuments anciens. C’est exactement ce que cette exposition met en lumière, en relatant les conditions de la (re)découverte du site de Graville à compter des années 1820.

Exposition « So romantic » à l'abbaye de Graville. (© Stéphane William Gondoin)

Exposition « So romantic » à l'abbaye de Graville. (© Stéphane William Gondoin)

Des « explorateurs » britanniques

Résumons. Déjà peu apprécié dès la Renaissance, l’héritage médiéval subit dégradations volontaires ou destructions systématiques dans les années qui suivent la Révolution française. Que l’on se souvienne par exemple du sort sinistre réservé à l’abbaye de Jumièges, démontée pierre par pierre sur ordre d’un peu scrupuleux marchand de bois de Canteleu nommé Jean-Baptiste Lefort… Avec la fin des Guerres napoléoniennes, la paix retrouvée favorise les échanges entre les deux rives de la Manche et de nombreux artistes anglais débarquent dans notre région, pour explorer ses richesses patrimoniales. La mode est alors aux ouvrages illustrés, dits de « voyages pittoresques », tel que Picturesque tour of the Seine from Paris to the sea (Visite pittoresque de la Seine depuis Paris jusqu’à la mer) de M. Sauvan (1821). En 1831, le célèbre peintre et aquarelliste Joseph Mallord William Turner (1775-1851) publie un remarquable livre intitulé Wanderings by the Seine (Promenades au bord de la Seine), dans lequel il met notamment en valeur l’ensemble monumental de Graville. Tout cela influence grandement les intellectuels français et favorise dans l’Hexagone l’émergence du courant romantique.

Exposition « So romantic » à l'abbaye de Graville. (© Stéphane William Gondoin) Un ouvrage de Voyages pittoresques comme on les appréciait en Angleterre au début du XIXe siècle.
  Un ouvrage de « Voyages pittoresques » comme on les appréciait en Angleterre au début du XIXe siècle. (© Stéphane William Gondoin)
À gauche, buste de Victor Hugo conservé au MuMa du Havre. Il a servi de modèle pour la statue dressée dans les Candy gardens de Saint-Pierre-Port, à Guernesey, où l’auteur resta en exil de nombreuses années. (© Stéphane William Gondoin)

À gauche, buste de Victor Hugo conservé au MuMa du Havre. Il a servi de modèle pour la statue dressée dans les Candy gardens de Saint-Pierre-Port, à Guernesey, où l’auteur resta en exil de nombreuses années. (© Stéphane William Gondoin)

Hugo et Le Havre

Cette même année, Victor Hugo publie son roman Notre-Dame de Paris, qui lui assure la notoriété, mais qui change surtout le regard du grand public sur le legs du Moyen Âge. Le père de Quasimodo et d’Esmeralda apprécie particulièrement la Normandie et noue de multiples liens avec des familles de la pointe de Caux, tels que les Vacquerie ou les Lefèvre. On raconte même qu’il trouva ici le modèle qui lui servit à brosser le portrait de Jean Valjean, personnage central des Misérables.

C’est un peu tout cela que l’on raconte ici, en s’appuyant sur les riches collections des musées historiques du Havre, mais aussi sur celles du prestigieux MuMa, qui propose en ce moment la belle exposition temporaire Nuits électriques. Deux bonnes raisons donc de prendre la direction de l’estuaire de la Seine. Et si cela ne suffit pas à vous décider, sachez que le musée de l’Abbaye-de-Graville possède l’une des plus belles églises romanes de Normandie. À voir et à revoir !

Intérieur abbaye de Graville

La nef romane (© Stéphane William Gondoin)

INFORMATIONS PRATIQUES
 

Exposition abbaye de Granville

Important : le port du masque est obligatoire sur tout le territoire de la commune du Havre, et donc par conséquent à l’intérieur du musée. Entrée : 5 €. Le musée et l’exposition sont ouverts tous les jours, sauf le mardi, de10h à 12h30 et de 13h45 à 18h. Attention : fermeture définitive de l’exposition le 1er novembre.
 
Abbaye de Graville
Rue de l’Abbaye
76600 LE HAVRE
Tél. : 02 35 42 27 90 ou 02 35 24 51 00

 
Mis à jour le 09/10/2020 - par Stéphane William Gondoin.
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Fri, 09 Oct 2020 11:40:01 +0100
<![CDATA[ Beauvron-en-Auge - À table chez « Monsieur le Maire » ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144177-jerome-bansard-cuisinier-beuvro.html Il est le seul des 628 étoilés Michelin de l'Hexagone à ceindre une écharpe de maire. Jérôme Bansard n'a que 200 m à parcourir pour passer de sa halle gourmande à sa mairie, ce village de 188 habitants ne comptant qu'un employé communal mais six licences IV. (© Jean-Luc Péchinot)


 
Extrait Patrimoine Normand N°115.
Par Jean-Luc Péchinot.

De la belle restauration ! Tant dans le décor que dans l'assiette. Plus joli village du Calvados, Beuvron-en-Auge a la particularité d'avoir pour nouveau maire l'un des meilleurs chefs de Normandie. Étoilé Michelin depuis vingt-huit ans, Jérôme Bansard s'est trouvé une nouvelle devise : Liberté, Égalité… Gourmandisité !

 

Une carte postale grandeur nature. Même les pommiers aux petites pommes rouges tiennent du tableau tant elles semblent factices. Avec son énorme manoir XVe, ses vieux logis à pans de bois, toits d'ardoise ou de tuile et fenêtres aux rideaux grands-mères, ses devantures à l'ancienne, Beuvron-en-Auge c'est le passé recomposé au plus-que-parfait. Comme un décor d'opérette où l'on en aurait fait trop. Il y a là plus de beauté que l'on est capable d'en assimiler. Le regard cherche en vain les limites de ce panoramique qui n'en finit pas de tourner, puisqu'on est là sur une place circulaire, au milieu de laquelle trône une hau...

 

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Thu, 01 Oct 2020 11:27:01 +0100
<![CDATA[ Vin normand - Samson l'enchanteur ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144176-vin-normand-samson-enchanteur.html Prometteuse récolte 2020 pour Gérard Samson, Francilien du millésime 57, « naturalisé Normand » à 3 ans (© Jean-Luc Péchinot)


 
Extrait Patrimoine Normand N°115.
Par Jean-Luc Péchinot.

Défi relevé ! Des vignes bourguignonnes en plein pays d'Auge… Depuis vingt-trois millésimes, Gérard Samson signe des vins normands de haute expression, ses Arpents du Soleil rappelant que terroir rime là avec histoire..

 

Ils sont une vingtaine à arpenter les vignes en ce frais matin du 16 septembre, premier jour de vendanges d'un millésime 2020 qui augure d'un vingt sur vin, tant les grappes ramassées se révèlent prometteuses. Gorgées de soleil ! Celui d'un lieu-dit, le Soleil, qui, sur le coteau (de 35 à 71 m) du hameau de Grisy, à Saint-Pierre-sur-Dives, a de longue date mérité son nom : « Les anciens l'avaient baptisé ainsi pour son exposition plein sud. L'endroit le plus favorable de toute la Normandie pour faire du vin. Grâce à son microclimat sec et chaud, à sa faible pluviométrie et à son vent marqué qui sèche feuilles et raisins, mais aussi par son sol. On est là sur une roche du jurassique qui correspond à la géologie des grands crus de la Côte-d'Or. Celle de la romanée-conti ! Sa particularité, c'est la fissuration, qui permet aux racines d'aller chercher profondément de la fraîcheur en plein été. Ces arpents-là, c'est un mira...

 

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Thu, 01 Oct 2020 11:19:01 +0100
<![CDATA[ Mission Patrimoine : le théâtre gallo-romain de Lillebonne, lauréat 2020 ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144174-theatre-lillebonne.html La restauration d’une partie des structures maçonnées devrait permettre d’assurer la pérennité du monument. (© Fondation du patrimoine)


Extrait Patrimoine Normand N°115.
Par Maxime Morlaine.

 

Initiée en 2017 par l’État, en collaboration avec la Fondation du patrimoine et la Française des Jeux, cette mission poursuit un double objectif : identifier le patrimoine en péril sur le territoire français et contribuer à la sauvegarde des projets les plus avancés. Le théâtre gallo-romain de Lillebonne succède en Normandie à l’abbaye de Longues-sur-Mer et au château de Carneville.

 

Depuis trois ans, cette opération a déjà permis de recenser plusieurs milliers de monuments vulnérables et contribué à la préservation de 509 sites, dont 180 ont d’ores et déjà été sauvés. Le total des fonds mobilisés est lui aussi considérable, atteignant près de 90 millions d’euros ! Dans ce contexte, la Normandie a su tirer son épingle du jeu. Résultat : pas moins de 23 projets ont été retenus depuis le début de la Mission Patrimoine, dont trois emblématiques…
 

Le programme de travaux à venir concerne la préservation de trois murs imposants du théâtre qui n'ont pas fait l'objet de restauration lors de la campagne de 2012. (© Fondation du patrimoine)

Le programme de travaux à venir concerne la préservation de trois murs imposants du théâtre qui n'ont pas fait l'objet de restauration lors de la campagne de 2012. (© Fondation du patrimoine)

préserver un site archéologique majeur

Le 30 juin dernier, le ministre de la Culture dévoilait l’identité des 18 projets phares retenus dans le cadre de l’édition 2020. Pour la Normandie, c’est le théâtre gallo-romain de Lillebonne - édifice antique de spectacle parmi les plus vastes et les mieux conservés du Nord de la France – qui fut choisi.

Ce site archéologique majeur, qui fait depuis plusieurs années l’objet d’un vaste projet de valorisation, tend aujourd’hui à se dégrader. La restauration d’une partie des structures maçonnées devrait permettre d’assurer la pérennité du monument et de lui redonner sa pleine vocation d’espace de création, de convivialité et d’émotion.
 

Fin 2021, l’église abbatiale devrait avoir retrouvé sa couverture, permettant la finalisation des restaurations intérieures. (© OuiFlash)

Fin 2021, l’église abbatiale devrait avoir retrouvé sa couverture, permettant la finalisation des restaurations intérieures. (© OuiFlash)

restaurer un témoin historique de la vie religieuse normande

L’an dernier, l’abbaye bénédictine Sainte-Marie était l’heureuse élue de la Mission Patrimoine.

Fondée au XIIe siècle à Longues-sur-Mer, elle avait perdu sa vocation cultuelle après la Révolution pour devenir une exploitation agricole. Les affres du temps et de nombreuses dégradations l’avaient rendue partiellement exsangue, mais depuis 50 ans un couple de passionnés œuvrait jour après jour à sa restauration. Grâce au Loto du Patrimoine, 230 000 euros furent alloués à la reconstruction de la toiture du chœur de l’église abbatiale. Le choix des entreprises devrait être acté cet automne, pour un lancement des travaux au printemps 2021 (étaiement, confortement des voûtes, consolidation des arases). Fin 2021, l’église devrait avoir retrouvé sa couverture, ce qui permettra de finaliser les restaurations intérieures. Inauguration attendue le 15 août 2022 !
 

Le logis principal du château de Carneville, édifié en 1755, fut jusqu’au milieu du XXe siècle un lieu de réception incontournable de la région. (© Association des Amis du Château de Carneville)

Le logis principal du château de Carneville, édifié en 1755, fut jusqu’au milieu du XXe siècle un lieu de réception incontournable de la région. (© Association des Amis du Château de Carneville)

redonner vie à un symbole de « l’architecture de plaisance »

Le château de Carneville, symbole de l’architecture de plaisance du Cotentin au XVIIe siècle, a été élu en 2018 pour être le premier lauréat normand de la Mission Patrimoine.

Son logis principal, édifié en 1755, fut jusqu’au milieu du XXe siècle un lieu de réception incontournable de la région. Aujourd’hui sévèrement touché par la mérule, il voit sa stabilité menacée. La mobilisation sans faille de son jeune propriétaire a débouché sur une aide financière de 490 000 euros, visant à restituer la couverture en schiste bleu qui protégeait autrefois le bâtiment.

Le chantier, lancé en novembre 2019, a conduit à la réfection des façades ouest et nord-est, et devrait s’achever à la fin de l’été 2022. Le sauvetage définitif du logis principal est espéré au printemps 2024 !

mobilisation sans faille de son jeune propriétaire a débouché sur une aide financière de 490 000 euros, visant à restituer la couverture en schiste bleu qui protégeait autrefois le bâtiment. Le chantier, lancé en novembre 2019, a conduit à la réfection des façades ouest et nord-est, et devrait s’achever à la fin de l’été 2022. Le sauvetage définitif du logis principal est espéré au printemps 2024 !

Le chantier, lancé en novembre 2019, a conduit à la réfection des façades ouest et nord-est, et devrait s’achever à la fin de l’été 2022. Le sauvetage définitif du logis principal est espéré au printemps 2024 !

Au regard de ces destins croisés, il convient de garder à l’esprit que ces aides financières ne sont que la première étape d’un long processus de financement et de mobilisation de divers acteurs. Aujourd’hui encore, tous ces monuments dépendent de l’implication et du soutien populaire pour pérenniser leur avenir ; c’est pourquoi vous pouvez continuer à leur apporter votre aide (souscription, loto, etc.) pour contribuer à la réussite de leurs projets de restauration...

 


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°115, octobre-novembre-décembre 2020) - © Patrimoine Normand - tous droits réservés. 


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Thu, 01 Oct 2020 10:51:01 +0100
<![CDATA[ À la découverte du patrimoine alençonnais ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144173-patrimoine-alencon.html Alençon - La halle aux Blés. (© Service communication – Ville d’Alençon)


 
Extrait Patrimoine Normand N°115.
Par Stéphane William Gondoin.

Le château

À tout seigneur tout honneur : la ville étant née au pied de sa forteresse, c’est logiquement devant l’ancien château des ducs d’Alençon, situé à deux pas de l’hôtel de ville, que nous entamons notre déambulation au fil des rues.

 

Il y avait sans doute ici à l’origine un simple château de terre et de bois comme on en construisait beaucoup autour de l’an mille. Fondé par les redoutables sires de Bellême, il joua longtemps un rôle de vigie face au Maine, défendant la frontière méridionale du duché de Normandie contre d’éventuelles incursions des comtes d’Anjou. La place connut d’importantes modifications au cours des siècles, suivant l’évolution des goûts seigneuriaux et surtout les progrès des techniques de siège. On ne résiste pas à un pierrier expédiant des projectiles de 20 livres au XIe siècle, comme à une artillerie à poudre propulsant des boulets de 300 livres au XVe siècle !
 

la 3d à la rescousse

Œuvre de Henri Beauclerc dans le premier quart du XIIe siècle, le grand donjon quadrangulaire, détruit en 1781, possédait selon l’usage de l’époque romane des contreforts plats, une entrée unique au premier étage et trois niveaux intérieurs. Perceval de Cagny, auteur d’une chronique des ducs d’Alençon avant 1438, raconte que Pierre II (1368-1404) « fist le...
 

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Dossier « Alençon, d'art et d'histoire » (16 pages) :


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Thu, 01 Oct 2020 10:34:01 +0100
<![CDATA[ Alençon - Toute une histoire ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144172-alencon-histoire.html Basilique Notre-Dame et nouvelle passerelle franchissant la Sarthe. À l’origine de la ville, un gué qui permettait de traverser la rivière sur une route commerciale protohistorique. (© Ot d’Alençon)


 
Extrait Patrimoine Normand N°115.
Par Stéphane William Gondoin.

Au pied des premières ondulations du Massif armoricain, au cœur d’une vaste plaine fertile sertie entre d’immenses forêts, la cité d’Alençon a traversé au moins deux millénaires au cours desquels on croise des seigneurs soudards, des ducs et des duchesses à foison, des dentellières au talent exceptionnel, une famille auréolée de sainteté et un général glorieux. Oui, vraiment, Alençon, c’est toute une histoire !

 

Nous n’avons que fort peu d’éléments sur le lointain passé alençonnais et nous devons nous contenter d’avancer quelques hypothèses pour tenter d’en dessiner les contours. Les origines semblent remonter à la nuit des temps, peut-être à l’âge du bronze, quand les hommes sillonnaient les routes de l’étain reliant les rives de la Méditerranée à la Grande-Bretagne. Mais cette théorie est contrebattue par l’historien local Alain Champion, auteur en 2016 de l’ouvrage Alençon, une cité dans l’histoire.
 

les temps obscurs

Selon le linguiste normand René Lepelley, le nom Alençon est formé de l’anthroponyme celte Allontius et du suffixe latin de possession -o/-onis : il signifie donc littéralement « la propriété d’Allontius ». L’archéologue Robert du Mesnil du Buisson avance pour sa part (dans Les origines d'Alençon, Sées, Gacé, Exmes et Argentan : une voie commerciale de haute Antiquité dans l’Orne), qu’il existe sur la rive droite de la Sarthe, à sa confluence avec la Briance, un oppidum gaulois avant même la conquête romaine (58-52 av. J.-C.). Il aurait alors contrôlé un gué permettant de traverser la rivière, sur la route commer...
 

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Dossier « Alençon, d'art et d'histoire » (16 pages) :


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Thu, 01 Oct 2020 10:23:01 +0100
<![CDATA[ Robert Courteheuse - Le duc irrésolu ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144171-robert-courteheuse.html Gisant de Robert Courteheuse, dans la cathédrale de Gloucester. (© Fred Montwell – Domaine public - www.flickr.com)


 
Extrait Patrimoine Normand N°115.
Par Thierry Georges Leprévost.

Le 9 septembre 10871, Robert Courteheuse se trouve en Ponthieu. Ce jour tragique, il l’attend depuis dix années. À présent, il s’apprête à la recevoir, SA Normandie. Le tempétueux fils aîné du conquérant de l’Angleterre a-t-il enfin terminé sa longue crise d’adolescence ? Rien n’est moins sûr.

 

l’héritage

Contrairement à ses frères, Robert n’a pas assisté aux derniers jours de son père. Une mesure de prudence : tant qu’il était vivant, le duc pouvait encore donner l’ordre de l’arrêter, et ses proches l’auraient fait. Chacun sait le peu d’estime qu’il portait à son fils aîné. « Je ne me dévêts que pour aller me coucher », lui aurait-il dit dix ans plus tôt. Apocryphe ou non, la citation reflète bien l’état d’esprit du Conquérant. Cette fois-ci, nous y sommes.

Il a tenu parole, lui a légué son duché, tandis que Guillaume Le Roux recevait l’Angleterre, et Henri Beauclerc 5 000 livres en argent, qu’il s’est empressé de compter, avant de s’en aller, furieux de n’hériter d’aucune terre.

Libérés de toute autorité, plusieurs seigneurs reprennent leurs guerres privées et mettent la main sur des possessions ducales. Parmi eux, le redoutable comte Robert II de Bellême, que le nouveau duc connaît bien, pour avoir partagé avec lui maint complots, coups de main et nuits de débauche. De la même génération, ils sont tous deux dans leur trentaine et leurs parcours se ressemblent : son père est Roger de Montgomery, un fidèle de Guillaume. Deux pères va...

 

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1) 9 septembre 1087, mort de Guillaume le Conquérant. Voir Patrimoine Normand n°53.


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Thu, 01 Oct 2020 10:10:01 +0100
<![CDATA[ Saint-Sever et son abbaye - Un millénaire de dévotion ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144170-abbaye-saint-sever-calvados.html Abbaye de Saint-Sever-Calvados. L’abbatiale vue de l’est, derrière son jardin de conception moderne. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


 
Extrait Patrimoine Normand N°115.
Par Thierry Georges Leprévost.

L’abbaye Notre-Dame de Saint-Sever-Calvados fête cette année son 950e anniversaire. Étrange parcours que celui de ce monastère, qu’on n’a cessé au fil des ans de transformer, agrandir, mutiler, au point de le rendre méconnaissable, mais qui affirme aujourd’hui plus que jamais son existence, contre les caprices de l’Histoire.

 

sever, évangélisateur de l’avranchin

Les hagiographes n’ont pas manqué de grain à moudre concernant saint Sever. Leur talent s’exerce dans les années 1070, tandis qu’il s’agit de vanter les mérites du dédicataire de la nouvelle abbaye, en faisant preuve d’imagination si besoin est. Bien que leur texte original se soit perdu, sa légende nous est parvenue grâce à une copie rédigée vers 1770.

On prétend que ses parents le confient enfant à un mystérieux roi saxon du Bessin du nom de Corbécénus, dont aucun document n’atteste l’existence. Devenu berger attitré du souverain, il s’allonge un jour en plein midi parmi ses moutons pour faire la sieste à l’heure méridienne, non sans avoir au préalable planté son bâton dans le sol. À son réveil, stupeur : celui-ci a pris racine, des branches y ont poussé, et même des feuilles, pour le protéger du soleil ! Le souvenir du mira...
 

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Thu, 01 Oct 2020 09:55:01 +0100
<![CDATA[ Petites et grandes merveilles de la forêt de Brotonne ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144167-foret-de-brotonne.html Sous-bois automnal en forêt de Brotonne. (© Stéphane William Gondoin)


 
Extrait Patrimoine Normand N°115.
Par Stéphane William Gondoin.

Au cœur du parc naturel régional des Boucles de la Seine normande, dans un large méandre du fleuve à mi-chemin entre Le Havre et Rouen, la forêt de Brotonne forme l’un des plus vastes et surtout des plus anciens massifs de Normandie. De chemins en sentiers, départ pour un grand bol d’air et un saut dans deux mille ans d’Histoire.

 

Quoi de plus agréable qu’une promenade automnale en sous-bois, quand les arbres se couvrent d’or dans un rayon de soleil et que l’air se charge de senteurs d’humus humide ? Maurice Genevoix, chantre de la Nature, résumait ainsi ses sensations dans Raboliot : « Toutes les odeurs des bois, l’âcreté du terreau mouillé sur quoi fermentent les feuilles mortes, les effluves légers des résines, l’arôme farineux d’un champignon écrasé en passant. » Nous ne saurions mieux dire !
 

il était une fois…

Le massif forestier de Brotonne couvre à peu près 8 500 hectares, dont environ 6 700 sous statut domanial, 350 hectares de terrains communaux, le reste étant constitué de bois privés. Les investigations archéologiques menées depuis le XIXe siècle ont révélé l’existence sous les racines d’une quarantaine d’implantations humaines anciennes, remon...
 

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Wed, 30 Sep 2020 19:13:01 +0100
<![CDATA[ Gabriel de Montgommery - Du régicide involontaire à la rébellion assumée ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144166-gabriel-de-montgommery.html Mort tragique du roi Henri II. À gauche : Gabriel de Montgommery ; à droite : Henri II.


 
Extrait Patrimoine Normand N°115.
Par Stéphane William Gondoin.

« Le lion jeune le vieux surmontera,
En champ bellique par singulier duelle :
Dans cage d’or les yeux luy crevera,
Deux classes une, puis mourir, mort cruelle. »1

 

Si l’on en croit les férus de sciences occultes, c’est par ce quatrain sibyllin que l’astrologue Michel de Nostredame (1503-1566), passé à la postérité sous le surnom de Nostradamus, aurait prophétisé dès 1555 la mort du roi de France Henri II au cours d’un tournoi quatre ans plus tard. La lance qui infligea au monarque une blessure fatale était tenue par un certain Gabriel de Lorges, fils du comte Jacques de Montgommery. Cet accident accéléra le cours de l’Histoire et bouleversa la destinée de ce Normand, régicide bien malgré lui.
 

l’art de célébrer… une défaite

Mois de juin, an de grâce 1559. Pour fêter l’union de sa fille, Élisabeth de France, avec le roi Philippe II d’Espagne, ainsi que celle de sa sœur, Marguerite de Valois, avec le duc de Savoie Emmanuel-Philibert, Henri II a décrété l’organisation de grandes réjouissances en sa capitale. Piètre souverain que cet Henri-là, plus réputé pour ses amours avec la resplendissante Diane de Poitiers, maîtresse à l’inoxydable beauté, que pour ses qualités de stratège ou de diplomate. En témoignent la poursuite des désastreuses guerres d’Italie - dans la droite lignée de ses prédécesseurs, rendons-lui jus...
 

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1) Comme tous les extraits d’auteurs anciens cités ici, graphie originale respectée.


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Wed, 30 Sep 2020 18:13:01 +0100
<![CDATA[ Lillebonne - Le forum et les thermes publics ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-144165-lillebonne-forum-thermes.html Vestiges du théâtre antique de Lillebonne. (© Stéphane William Gondoin)


 
Extrait Patrimoine Normand N°115.
Par Erik Follain.

Au XIXe siècle, Juliobona (Lillebonne) va donner à l’archéologie française deux de ses plus belles découvertes, la statue en bronze doré d’Apollon et la mosaïque de la chasse aux cerfs. Mais, c’est le théâtre qui constitue le vestige le plus emblématique de son lointain passé gallo-romain, et c’est surtout le seul visible. Pourtant, depuis plusieurs décennies, les découvertes n’ont pas manqué ! C’est leur analyse qui nous a permis de mettre en évidence deux autres monuments, dont la découverte n’est pas moins essentielle pour la connaissance de la capitale des Calètes : les thermes publics de la rue Edmond-Pigoreau et le forum au sud de la place Sadi-Carnot.

 

Juliobona, capitale gallo-romaine de la cité des Calètes ! Tout commence avec le comte de Caylus, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, lorsque celui-ci fait paraître, entre 1752 et 1767, le Recueil d’antiquités égyptiennes, étrusques, grecques et romaines. En identifiant, à Lillebonne, un théâtre, il donne une réalité tangible à ce qui n’était alors qu’un nom, Juliobona, dans la province de Lyonnaise, connue par les seules mentions de Ptolémée et des itinéraires antiques (itinéraire d’Antonin et table de Peutinger). Avec François Rever, dans les premières décennies du XIXe siècle, c’est, après le sauvetage du théâtre menacé de destruction, le début des fouilles archéologiques qui se poursuivent encore de nos jours. Deux découvertes majeures mettront en lumière la richesse archéologique de la petite ville de Seine-Maritime. La première est celle d’une statue de bronze doré, haute de 1,94 m, figurant Apollon, en 1823. De tradition grecque par sa posture et ses proportions, elle aurait été réalisée par un atelier lyonnais au IIe siècle. Le retentissement de la découverte est tel que la statue sera exposée, dès 1853, au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre, où l’on peut toujours l’admirer. La seconde dé...

 

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Wed, 30 Sep 2020 17:56:01 +0100