<![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com fr copyright 2021 www.patrimoine-normand.com <![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/images/p/pat/patrimoine-normand.png http://www.patrimoine-normand.com Fri, 16 Apr 2021 03:50:46 +0100 <![CDATA[ Villerville bientôt Village préféré des Français ? ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-146034-villerville-village-prefere.html Villerville. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Après Barfleur, Veules-les-Roses et Saint-Vaast-la-Hougue (lauréat en 2019), c’est au tour de Villerville de représenter la Normandie dans l’émission phare de Stéphane Bern. Villerville ou… Tigreville ? C’est plutôt sous ce nom que la commune a accédé en 1962 à la notoriété, grâce au film Un singe en hiver, signé Henri Verneuil, avec Suzanne Flon, Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo en têtes d’affiche. À l’heure où nous imprimons, la date de diffusion n’est pas connue. « Si je buvais moins, je serais un autre homme, et j'y tiens pas ! » (Jean Gabin, scénario Michel Audiard).

Le Cabaret normand

Le Cabaret normand. Une légende ! (© Stéphane William Gondoin)

La plage de Villerville (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

La plage de Villerville (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Article publié dans Patrimoine Normand n°117, par Stéphane William GondoinStéphane William Gondoin

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Thu, 15 Apr 2021 12:30:01 +0100
<![CDATA[ En bref… Patrimoine en péril ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145998-chateau-des-fees-et-de-magny-en.html Le château des Fées à Saint-Jouin-Bruneval. (© Stéphane William Gondoin)

Le château des Fées, construction emblématique de la Belle Époque, a pu enfin être acquis par la municipalité de Saint-Jouin-Bruneval (Seine-Maritime). Après des décennies d’abandon, ce curieux édifice représentatif de l’Art nouveau, devrait faire l’objet d’une réhabilitation intégrale, avec l’aménagement de logements respectant les normes actuelles. Une bonne nouvelle pour ce haut lieu du patrimoine normand, qui témoigne d’un temps où les sommités culturelles poussaient la porte de l’auberge de la Belle Ernestine, située non loin de là.
 

Le sort s’est beaucoup acharné sur l’infortuné château de Magny-en-Bessin (Calvados) : longtemps à l’abandon, il a été ravagé en 2016 par un incendie. L’association de sauvegarde du château de Magny, présidée par Hervé Baptiste, ancien architecte en chef des Monuments historiques, est parvenue à réunir la somme de 60 000 € pour effectuer des travaux d’urgence, mais il en faut beaucoup plus pour mettre hors d’eau cette belle demeure de l’époque classique.

Château de Magny-en-Bessin. (© Hervé Baptiste)

Château de Magny-en-Bessin. (© Hervé Baptiste)

Article publié dans Patrimoine Normand n°117, par Stéphane William GondoinStéphane William Gondoin

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Sun, 11 Apr 2021 10:44:01 +0100
<![CDATA[ Aux petits soins de la Tapisserie de Bayeux ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145996-aux-petits-soins-de-la-tapisser.html © Ville de Bayeux - Stéphane Maurice

On le savait depuis longtemps : notre splendide broderie, inscrite par l’UNESCO sur son registre « Mémoire du monde », largement éprouvée par les caprices de l’Histoire, n’est pas au mieux de sa forme. Une étude complète, réalisée début 2020 sous la maîtrise d’ouvrage de la DRAC Normandie, a permis de dresser un diagnostic de son état et d’établir un protocole de restauration. Les préconisations des expertes sont notamment de stabiliser les dégradations, déchirures, ruptures de coutures et autres tâches de cire, ces dernières remontant au temps où l’on éclairait la cathédrale… à la bougie !

La phase active de restauration devrait débuter à l’automne 2024 et durer environ 18 mois, ce qui correspondrait peu ou prou au temps nécessaire pour intégralement réaménager son musée. Un nouvel écrin en perspective, pour ce joyau incomparable.

Les spécialistes ont par ailleurs conseillé de limiter les déplacements de cette œuvre si fragile : la Tapisserie ne pourra donc effectuer d’autres trajets qu’un aller direct vers son lieu de restauration, et un retour non moins direct sur son site de conservation et d’exposition. Bref, chaque semaine, sinon chaque jour, comptera d’ici à la réouverture du musée, prévue au printemps 2026. Une réouverture qui, bien sûr, ne peut se concevoir sans elle.

En attendant, il nous faut évidemment en profiter pour venir l’admirer dans son cadre actuel. Du moins lorsque les musées auront à nouveau l’autorisation d’accueillir des visiteurs… Afin de patienter jusque-là, sachez que la Tapisserie a intégralement été mise en ligne en février 2021, et qu’elle est consultable en HD, avec un luxe inouï de détails, sur le site Internet www.bayeuxmuseum.com. Simplement magique !

Tapisserie de Bayeux © Ville de Bayeux - Stéphane Maurice

© Ville de Bayeux - Stéphane Maurice

Article publié dans Patrimoine Normand n°117, par Stéphane William GondoinStéphane William Gondoin

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Sat, 10 Apr 2021 11:17:01 +0100
<![CDATA[ Un nouveau documentaire : La Normandie, de merveilles en mémoire ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145983-la-normandie-de-merveilles-en-m.html La Normandie, de merveilles en mémoire.

Retour aux sources pour Cyril Isy-Schwart, le réalisateur originaire de Deauville nous invite à (re)découvrir les richesses de notre région à travers un film-documentaire intitulé : La Normandie, de merveilles en mémoire.

DEUX ANNÉES DE TOURNAGE SUR TOUT LE TERRITOIRE Normand

Un tournage étalé sur deux années à travers les cinq départements normands, des images inédites sur les hauts lieux de la région mais également sur des endroits moins connus du grand public.

À Giverny, promenade artistique dans l’univers fleuri du génial Claude Monet. Nous voyagerons aux confins de l'histoire avec la Tapisserie de Bayeux, les villes de Rouen et d’Honfleur. Visite exceptionnelle de l’époustouflant château du Champs-de-Bataille que son illustre propriétaire nous fera découvrir, il nous ouvrira également les portes de son féérique palais de Maharaja patiemment remonté pierre après pierre. Ce seront également des rencontres avec des Normands perpétuant un savoir-faire transmis de génération en génération : la fabrication du livarot et du calvados. Majestueuses falaises de calcaire ciselées par les coups de boutoir de la Manche, campagne embaumée par la fragrance des pommiers en fleurs, spectaculaires paysages de la presqu’île du Cotentin et de Chausey. Dans le prestigieux cadre du Haras du Pin, nous assisterons au championnat de France du roi des chevaux de trait, le Percheron. Nous suivrons les pèlerins sur leur chemin de paradis à travers la baie du Mont Saint-Michel, la Merveille de l’Occident. Et comment ne pas se souvenir de ces hommes épris de liberté, dont beaucoup se couchèrent à jamais le 6 juin 44 sur le sable de Gold, Juno, Sword, Utah et Omaha.

Les falaises d'Étretat (La Normandie, de merveilles en mémoire © Cyril Isy-Schwart)

Les falaises d'Étretat (La Normandie, de merveilles en mémoire © Cyril Isy-Schwart)

 

Cyril Isy-Schwart. (DR)
Cyril Isy-Schwart. (DR)

LE REALISATEUR

Cyril Isy-Schwart est né à Deauville, passe son enfance à Villers-sur-mer et sa scolarité à Verneuil-sur-avre dans l'Eure.

Dès son plus jeune âge, il accompagne son père, Marcel Isy-Schwart, cinéaste-explorateur, lors de ses aventures aux quatre coins du monde.

Suite avoir effectué son service militaire au Cinéma des Armées, Cyril réalise de nombreux documentaires sous-marins pour la télévision. Il rejoint ensuite la terre ferme et parcourt la planète, notamment les îles du Pacifique, des Caraïbes, le Brésil ou encore l’Inde qui le fascine.

Après avoir parcouru les antipodes, il souhaite redécouvrir la France à travers son métier de documentariste et part filmer la Corse qui le subjugue. Suite à ce voyage, Cyril se fait le pari de filmer cette fois-ci sa région natale, la Normandie !

Le résultat va au-delà de ses espérances, contrairement au dicton, l’herbe n’est pas plus verte ailleurs, surtout en Normandie...

 

Documentaire Normandie, une histoire européenne.

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Film documentaire LA NORMANDIE, DE MERVEILLES EN MÉMOIRE, réalisé par Cyril Isy-Schwart. Durée 1h38 - Filmé en 4K (qualité Cinéma)
Disponible en Blu-Ray & DVD (22,69euros livraison offerte) ou VOD (9,99euros)

Achat et informations : 
https://lanormandie-lefilm.fr/
 
Article publié par Rodolphe CorbinRodolphe Corbin

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Thu, 08 Apr 2021 12:51:01 +0100
<![CDATA[ Feuilleter Patrimoine Normand n°117 ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145937-patrimoine-normand-117-vexin.html
PATRIMOINE NORMAND N°117
- avril-mai-juin 2021 -

ATTENTION :
Cette version numérique du magazine est présentée en basse définition à titre d'aperçu.
 
 
 
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Fri, 02 Apr 2021 12:16:01 +0100
<![CDATA[ À la découverte du Vexin normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145918-vexin-normand.html Le village de Lyons-la-Forêt, au nord du Vexin, telle une carte postale de la Normandie éternelle. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

Après avoir insisté sur le rôle historique du Vexin, tampon protecteur entre le royaume de France et la ville de Rouen à l’époque ducale, nous vous proposons maintenant un circuit au départ de Gisors que vous pourrez aussi emprunter à bicyclette. N’hésitez-pas à quitter cet itinéraire à l’invitation de tel ou tel panneau indicateur, vous promettant au bout d’un chemin bucolique une église classée, une confortable gentilhommière, un mégalithe ou un site naturel.

Gisors marque une étape importante sur l’avenue Verte Londres-Paris. Ceux qui l’empruntent quittent les côtes du Sussex à Newhaven et posent le pied sur le sol normand à Dieppe, avant de traverser le pays de Bray via Neufchâtel et Forges-les-Eaux. Rejoignant l’Epte au pied de l’ancienne forteresse de Neufmarché, ladite avenue suit le cours de la rivière jusqu’à Bray-et-Lû : là, un embranchement file vers la capitale, pendant qu’un autre permet d’atteindre Gasny, puis le village mythique de Giverny.

 

Gisors, cœur de Vexin

Outre sa forteresse médiévale, Gisors possède une fantastique église à dominante gothique flamboyant, placée sous le patronage des indissociables saints Gervais et Protais, réputés martyrisés à Rome à l’aube de la chrétienté. Le vaisseau principal de la nef, construit pour l’essentiel au XVIe siècle, est bordé de collatéraux doubles, ce qui donne au visiteur y pénétrant pour la première fois une sensation d’espace, accentuée par la verticalité des grandes arcades prolon...

 

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Dossier « Véxin » (16 pages) :


Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°117, avril-mai-juin 2021).


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Wed, 31 Mar 2021 14:55:01 +0100
<![CDATA[ La « place forte » Vexin ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145917-place-forte-vexin.html La motte castrale de Gisors, surmontée de sa chemise et de sa tour maîtresse, est l’élément le plus ancien du château. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

Entre 911 et 1196, le Vexin normand joue le rôle de glacis entre les terres des rois de France et celles des ducs de Normandie, protégeant notamment la basse vallée de la Seine et la métropole de Rouen. À partir des années 1050, les relations ne cessent de se dégrader entre les deux dynasties : de part et d’autre de la rivière poussent alors des forteresses à foison, depuis lesquelles on se défie, on se raille, on s’épie et on lance volontiers des raids chez le voisin.

La clef de l’Epte est la place de Gisors, de loin la plus importante et la plus convoitée. La conserver signifie pour les ducs maintenir la frontière de leurs domaines sur l’Epte ; la gagner équivaudrait pour les monarques capétiens à repousser les limites de la Normandie loin vers l’ouest, sur l’Andelle, et à affaiblir leurs rivaux en menaçant Rouen. Plusieurs d’entre eux tenteront de se l’accaparer ; un seul réussira…

 

L’alpha et l’oméga de la frontière

Gisors est un toponyme d’origine gauloise, formé à partir de l’élément celtique ritu désignant un gué. Il existe donc sans doute ici, au moins depuis l’âge du fer, une implantation humaine près d’un passage naturel sur l’Epte, peut-être sur ou à proximité d’un grand axe protohistorique ou antique. Gisortis n’est cependant formellement attesté qu’en 968, dans une charte du duc de Normandie Richard Ier (942-996) en faveur de l’abbaye de Saint-Denis. L’endroit semble déjà considéré comme d’importance, puisque s’y tient un plaid en présence d’Hugues Capet, alors duc des Francs, qui en devien...

 

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Wed, 31 Mar 2021 14:46:01 +0100
<![CDATA[ Le Vexin - Berceau de la Normandie ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145916-le-vexin-berceau-de-la-normandi.html L’Epte, frontière mythique entre les terres des rois de France et le duché de Normandie. (© Stéphane William Gondoin) ; Vitrail de l’église Notre-Dame de Saint-Clair-sur-Epte. Accord de 911. à gauche, Charles le Simple, à droite, Rollon. (© Patrimoine Normand)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

Il était une fois une contrée du nord-ouest de la Gaule, au milieu duquel coulait un affluent de la Seine, l’Epte. Au cœur du Moyen Âge, les caprices de l’Histoire et les petits arrangements entre les hommes transformèrent ce paisible cours d’eau en une frontière hermétique séparant deux États antagonistes : sur la rive gauche, le domaine royal, soumis à l’autorité des souverains francs, carolingiens d’abord, capétiens ensuite ; sur la rive droite, le puissant duché de Normandie, appelé à étendre sa domination du nord de l’Angleterre jusqu’aux Pyrénées.

C’est ici même, sur les bords de cette rivière, qu’a débuté l’épopée normande par un jour de l’année 911, lorsque le chef viking Rollon reçut, des mains du roi des Francs Charles le Simple, « la terre qui avait été convenue, [… ] de l’Epte jusqu’à la mer. » Cette rencontre mythique marque la naissance d’une principauté dominée par les Scandinaves et ouvre pour le Vexin une ère nouvelle.

 

Aux origines de la partition

Le Vexin doit son nom aux Véliocasses, un peuple gaulois installé à l’âge du fer principalement dans les méandres de la rive nord de la Seine, depuis sa confluence avec l’Oise jusqu’aux parages de la presqu’île de Jumièges. Ils partagent des frontières avec plusieurs autres tribus celtiques : Caleti du pays de Caux, Ambiani de la région d’Amiens, Bello...

 

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Wed, 31 Mar 2021 14:35:01 +0100
<![CDATA[ Balade gustative à Jersey - Au bonheur des papilles ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145915-jersey.html Le château fort de Mont-Orgueil surplombant le petit port de Gorey. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 
Clare Minihane et sa boîte aux huîtres. (© Stéphane William Gondoin)
Clare Minihane et sa boîte aux huîtres. 
(© Stéphane William Gondoin)

7 mars 2020. Le monde d’avant… Alors que sonne déjà le tocsin sur nos bonheurs précaires, nous sommes en visite chez nos cousins de l’île Anglo-Normande de Jersey. Bottes aux pieds, nous marchons d’un bon pas au milieu des grèves, immensités sablonneuses et rocheuses délaissées par la mer l’espace d’une poignée d’heures. Direction une construction plantée au sommet d’un gros rocher granitique.

Il s’agit de la Seymour Tower, bâtie en 1782 à deux kilomètres de la côte pour contrer une éventuelle invasion française. Derek et Trudie, nos deux adorables guides, s’arrêtent de temps à autres pour nous délivrer quantité d’informations sur un biotope d’une richesse insoupçonnable à l’œil non exercé : ici une algue rare aux propriétés luminescentes, qui deviendra un véritable projecteur miniature à la nuit tombée ; là une praire, un couteau ou un crabe, bien cachés sous le sable ou dans les trous d’eau oubliés par la mer au pied des rochers.

Une fois arrivés sur place, surprise : plus de canons ni de boulets - bien sûr ! - dans la Seymour Tower, mais un gîte au confort spartiate, où l’on trouve uniquement l’indispensable ; de quoi apprendre à nous passer de ce superflu dont nous encombrons si souvent nos existences… L’essentiel est ailleurs : on peut en effet s’offrir une expérience d’isolement entre ces murs chargés d’histoire, en réservant un lit pour une nuitée. Frisson garanti à marée haute, quand les eaux cernent le roc et que le vent hurle en secouant les volets ; de quoi s’ima...

 

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Wed, 31 Mar 2021 14:04:01 +0100
<![CDATA[ Balade entre Veulettes et Paluel - La basse vallée de la Durdent ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145913-vallee-de-la-durdent.html La front de mer de Veulettes. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

La Durdent est l’un de ces nombreux fleuves côtiers qui, de Fécamp au Tréport, entaillent l’immense plateau calcaire seinomarin pour venir se joindre aux eaux de la Manche. Dans la partie inférieure de son cours, elle serpente entre deux coteaux à travers de vastes prairies humides et un réseau de mares. Un asile pour quantité d’espèces animales et végétales.

La Durdent ne présente certes qu’un très lointain cousinage avec la Seine. Avec seulement 25 km entre son embouchure et sa source, située du côté d’Héricourt-en-Caux, elle est pourtant bel et bien un fleuve au sens académique du terme, puisqu’elle se faufile directement jusqu’à la mer. D’une grande régularité, son débit a incité les hommes à longtemps profiter de sa force motrice en bâtissant de nombreux moulins sur ses berges, dont il demeure quelques intéressants spécimens. Ses eaux vives et claires ont également favorisé l’implantation d’une soixantaine de cressonnières tout au long de la vallée ; une seulement, la cressonnière Saint-Firmin, reste active. Les ondes cristallines remplissent au passage plusieurs ballastières, creusées il y a des lustres pour fournir des matériaux de construction. Elles alimentent aussi les douves du château de Cany, une merveille d’époque Louis XIII, et arrosent le centre des communes de Grainville-la-Teinturière et de Cany-Bar...

 

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Wed, 31 Mar 2021 13:55:01 +0100
<![CDATA[ Jean-François Doublet - La jeunesse du corsaire normand de Louis XIV ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145912-jean-francois-doublet.html F.Warrain, Buste du corsaire Jean Doublet (1655-1728). Plâtre, 1898. Honfleur, musée de la Marine. Inv. VH. 39.202. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


Serge Van Den Broucke

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Serge Van Den Broucke.

 
Le vieux port de Honfleur. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Le vieux port de Honfleur. 
(Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Jean-François Doublet est l'un des héros historiques de Honfleur : d'abord matelot, puis capitaine au commerce, pilote sur les voiliers du roi, corsaire et lieutenant de frégates, sa vie est intimement liée à la grande épopée de la marine en Normandie au XVIIe siècle. Mais comment tout cela avait-il commencé ?

L'un des sites historiques les plus remarquables du beau port de Honfleur, c'est l'église médiévale Sainte Catherine, fameuse non seulement car elle est la plus grande église en bois de France, mais aussi parce que son clocher n'est pas perché sur la charpente, comme il se devrait, mais simplement posé au sol, à côté. C'est un point de repère facile pour s'orienter. À partir de là, descendez la rue des Lingots, et en quelques pas, vous aboutirez dans la rue des Capucins, qui doit son nom à un ancien couvent, et qui se nommait originellement rue Hobeliu, d'après le patronyme d'une famille qui y résidait. Au numéro 31 se trouve une belle maison ancienne, qui porte sur son mur sa date de construction : 1627. À partir de 1711 y vivait tranquillement un homme de cinquante-cinq ans, menant une existence de rentier cossu. On dit qu'il prenait parfois plaisir, à la veillée, à réunir quelques amis et à les régaler de ses récits de voyage, car il avait voyagé, beaucoup, et loin. Pourtant, les gens simples qui passaient devant son porche dans les cris et l'agitation d'une ville active – la paysanne au panier débordant de légumes, les enfants courant vers le port ou le maréchal-ferrant menant un cheval par le licol – ne soupçonnaient sans doute pas que ce résident paisible avait mené depuis sa plus tendre enfance une existence d'aventures spectaculaires, risqué sa vie cent fois sur les mers, côtoyé la haute noblesse française et anglaise aussi bien que les bandits de la pire espèce, et fait fortune dans des expéditions toujours dangereuses et souvent scabreuses. Car cet Honfleurais, c'était Jean-François Doublet, lieutenant de frégate sous Louis XIV, le corsaire du Roi-So...

 

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Wed, 31 Mar 2021 13:22:01 +0100
<![CDATA[ Le printemps des cigognes ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145911-cigognes-normandie.html L’accouplement. (© Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

La situation sanitaire nous empêche à nouveau de publier notre habituel Agenda en Normandie ce trimestre, faute encore une fois de manifestations à annoncer. Nous espérons bien sûr le remettre en route dès le prochain numéro. Restons positifs ! En lieu et place, nous avons souhaité vous apporter le printemps à domicile, en partageant avec vous un spectacle naturel aussi rare que fascinant

Depuis le début des années 1990, la cigogne blanche (ciconia ciconia) fait un retour remarqué en France en général, en Normandie en particulier. Ce superbe oiseau, pendant longtemps iconique d’une Alsace où il a pourtant bien failli disparaître, a trouvé dans notre région des territoires favorables à sa reproduction, notamment grâce à l’aménagement de plateformes artificielles. On en compte désormais plusieurs centaines d’individus, répartis entre les marais du Cotentin et du Bessin, ceux de la Dives et de la Touques, les zones humides de la Basse-Seine, celles de la vallée de la Risle… Les mena...

 

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Wed, 31 Mar 2021 13:10:01 +0100
<![CDATA[ Notre-Dame-et-Saint-Laurent d’Eu - Double patronage pour une collégiale ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145910-collegiale-eu.html La façade occidentale de la collégiale et la statue équestre du duc Ferdinand-Philippe d’Orléans. (©Stéphane William Gondoin)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 

Réputée pour son superbe château, résidence appréciée du roi Louis-Philippe, où il reçut en grand apparat à deux reprises la reine Victoria, la cité d’Eu possède également la chapelle d’un ancien collège de Jésuites, ainsi qu’une splendide collégiale héritée de sa riche histoire médiévale. Nous avons poussé la porte de celle-ci pour vous.

Comme héritière de l’antique Augusta Ambianorum, dont les vestiges se trouvent à quelques kilomètres de là sous les couverts du bois l’Abbé, Eu est l’une des villes les plus anciennes de Normandie. Au Moyen Âge, elle joue un rôle stratégique fondamental, défendant la frontière nord du duché de Normandie contre les empiétements des comtes de Flandre. Aussi la puissante place forte que l’on y édifie, dont l’existence est attestée dès 925, devient-elle le centre d’un riche comté confié à des membres de la famille ducale.

 

Une collégiale et un archevêque

Autour de l’an mille, il y a comme il se doit une chapelle au centre de ce château. À partir de 1002, le comte Guillaume d’Eu la fait desservir par un collège de chanoines séculiers. Ces clercs, qui ne vivent pas en cénobites mais qui occupent chacun une maison mise à leur disposition, se réunissent seule...

 

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Wed, 31 Mar 2021 13:03:01 +0100
<![CDATA[ Quillebeuf - Verrou historique de la Basse-Seine ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145909-quillebeuf.html Quillebeuf-sur-Seine. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


Pierre Lair-Frémont

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Pierre Lair-Frémont.

 
Alors qu’au niveau d’Honfleur l’estuaire fait cinq kilomètres de large, le chenal ne mesure même pas une centaine de mètres au niveau de Quillebeuf. Carte des environs de Quillebeuf. (© BnF-GESH18PF37DIV3P7D)
Alors qu’au niveau d’Honfleur l’estuaire fait cinq kilomètres de large, le chenal ne mesure même pas une centaine de mètres au niveau de Quillebeuf. Carte des environs de Quillebeuf.
(© BnF-GESH18PF37DIV3P7D)

Pendant huit siècles, les particularités géomorphologiques de la ville de Quillebeuf lui ont permis d’exercer un contrôle total sur la navigation en Basse-Seine et, ce faisant, de garantir la protection du royaume de France. Ses habitants ont bénéficié de tous temps de privilèges ; des structures administratives et humaines spécifiques, rares dans une ville de cette dimension, s’y sont implantées. Une exposition, organisée à Muséoseine de Caudebec-en-Caux, met en lumière ce rôle méconnu.

quillebeuf, une cité bien singulière

Lorsqu’on observe le positionnement actuel de Quillebeuf, village aligné comme tant d’autres en bord de Seine, il est bien difficile d’imaginer à quel point il a exercé, au cours des siècles, un contrôle total sur la navigation en Basse-Seine et sur la sécurité du royaume de France.

La configuration des lieux, avant les grands travaux d’endiguement commencés au milieu du XIXe siècle, est bien différente de celle d’aujourd’hui. Jusqu’en 1850, Quillebeuf occupe une situation très particulière, au fond de l’estuaire, à l’endroit précis où celui-ci se rétrécit brutalement. C’est là que la Seine perd son aspect maritime pour adopter son allure de fleu...

 

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Wed, 31 Mar 2021 12:25:01 +0100
<![CDATA[ La restauration de la chapelle de Torp à Villers-Canivet ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-145908-restauration-chapelle-torp.html La restauration de la chapelle de Torp à Villers-Canivet. Après de nombreuses années de collecte de dons, la première et importante campagne de restauration est achevée en 2016. Il s’agissait essentiellement de travaux de gros œuvre pour un montant de plus de 180 000 €. (© Fondation du patrimoine)


Fondation du patrimoine

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Michel Levron.

 

Dans les années 2000, la chapelle de Torp dans le Calvados était en ruine et risquait de disparaître avec son riche passé. C’était sans compter sur la volonté de la municipalité de Villers-Canivet dont elle dépend. Cette modeste commune (à peine plus de 800 habitants) a décidé de restaurer ce petit patrimoine en créant l’association des Amis de la chapelle de Torp. Une très belle aventure menée depuis près de 20 ans avec notamment la Fondation du patrimoine.

Avec son petit cimetière attenant, la chapelle de Torp fait partie d’un patrimoine local déjà riche. Au cœur du hameau s’érigent le château de Torp et sa ferme fortifiée, qui ont été épargnés par les aléas historiques de la région. De son côté, le village de Villers-Canivet abrite un joyau : une abbaye cistercienne inscrite au titre des Monument historiques en 1994.

 

Une ancienne église paroissiale

Avant le 17 octobre 1828, date du rattachement de la commune de Torp à celle de Villers-Canivet, la petite chapelle était l’église paroissiale. Bâti en deux époques, fin du XIIe et début du XIIIe, ce lieu de culte, dédié à la Vierge, comporte deux parties distinctes, sépa...

 

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Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°117, avril-mai-juin 2021).


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Wed, 31 Mar 2021 12:14:01 +0100