Patrimoine normand

La réserve GONm de Brévands en baie des Veys

Lundi 14 Janvier 2008
La réserve GONm de Brévands en baie des Veys

La réserve GONm de Brévands. Le lecteur jugera peut-être, à la lecture de ces lignes  que nous sommes loins de la nature et des oiseaux : c'est pourtant dans ce contexte que se débattent ceux qui agissent pour la nature pour mieux la connaître et mieux la protéger. La plupart des actions significatives sont con­duites par des associations de bénévoles comme le Groupe Ornithologique Normand (© Groupe Ornithologique Normand)


Extrait Patrimoine Normand n°14.
Par Le Groupe Ornithologique de Normandie.

 
L'échasse blanche est un oiseau noir et blanc aux pattes rouges démesurément longues.?C'est un oiseau plutôt méditerranéen dont quelques couples nichent parfois en Nor­mandie : assez fré­quem­ment au Hode dans l'estuaire de la Seine, parfois dans le département de la Man­che où quelques cas de nidification sont connus des observateurs du?GONm en particulier à Brévands.?Il lui faut des prairies partiellement submergées pour construire son nid et se nourrir (© Groupe Ornithologique Normand)
L'échasse blanche est un oiseau noir et blanc aux pattes rouges démesurément longues.?C'est un oiseau plutôt méditerranéen dont quelques couples nichent parfois en Nor­mandie : assez fré­quem­ment au Hode dans l'estuaire de la Seine, parfois dans le département de la Man­che où quelques cas de nidification sont connus des observateurs du?GONm en particulier à Brévands.?Il lui faut des prairies partiellement submergées pour construire son nid et se nourrir (© Groupe Ornithologique Normand)

La baie des Veys a été, depuis longtemps, un lieu de passage des hommes. C'est aussi un lieu privilégié de passage des oiseaux migrateurs. Mais, si les oiseaux de passage sont intéressants, les nicheurs et les hivernants le sont tout autant, sinon plus. La pression humaine y est importante : pêche à pied, chasse, loisirs,… sont responsables de nombreux dérangements qui limitent les stationnements. Les quelques espaces qui y ont été protégés offrent aux oiseaux des havres de paix.

L'un de ceux-ci est la réserve de Brévands créée par le GONm suite à la signature d'une convention tripartie entre lui, le Conservatoire du Littoral et le SMET. Cette réserve se situe au cœur de la baie des Veys, entre la passe de Carentan et la passe d'Isigny, tout à fait à l'extrémité de cette ancienne île où se trouve Brévands.

Ces terrains sont artificiels puisque ce sont des polders gagnés sur la mer entre 1866 pour le premier d'entre eux, et 1905, date de la mise en place du dernier polder mis en réserve. Il ne faut pas perdre de vue que cette transformation ancienne du milieu s'est faite aux dépens d'un milieu naturel, le schorre qui, dans les baies et les estuaires, est la zone colonisée par la végétation recouverte par la mer, au moins à certains coefficients.

Les endiguements nécessaires à la mise en place des polders sont une des transformations radicales qui a affecté, au tournant du siècle, les milieux naturels de la baie ; il en est une autre : l'installation d'une plante nouvelle, la spartine de Townsend. Cette spartine est un hybride entre la spartine maritime indigène et une spartine américaine introduite accidentellement en Europe ; elle a colonisé les côtes françaises après son apparition en baie des Veys en 1906.

Après un siècle d'agriculture, certains de ces polders redeviennent lentement des sites où la nature est protégée, malgré quelques « aléas » comme l'assèchement délibéré de la réserve du GONm à trois occasions depuis avril 1995, par des personnes sans scrupules. Ces véritables actes de sabotage ont anéanti deux saisons de nidification, empêchant des espèces rares, menacées à l'échelle européenne, de se reproduire. C'est en outre un gaspillage inouï de l'argent public qui est ainsi perpétré… sans autre réaction de la part des autorités concernées (aurait-on parfois la mentalité de certains insulaires méditerranéens dans certaines régions normandes ?).

Les oiseaux ont toujours fréquenté les polders de Brévands. Mais dès la remise en eau d'un des polders au début des années 1990, c'est à une explosion de vie à laquelle les obser...

 

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Retrouvez l'article intégral dans la version papier de PATRIMOINE NORMAND (n°14, avril-mai 1997).
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