Patrimoine normand

Le retour de la corme cidrée

Samedi 1 Avril 2023
Le retour de la corme cidrée

Thomas Courtoux et Marie Bourut, pionniers du renouveau de la corme. La Ferme du Manoir du Val à Mesnil-en-Ouche. (© Jean-Luc Péchinot)


Jean-Luc Péchinot

Extrait Patrimoine Normand n°125
Par Jean-Luc Péchinot.
 
Tout petit fruit, fragile et ramassé à la main en automne, après son blettissement, la corme demande un soin important pour en extraire la quintessence. (© Jean-Luc-Péchinot)
Tout petit fruit, fragile et ramassé à la main en automne, après son blettissement, la corme demande un soin important pour en extraire la quintessence. (© Jean-Luc-Péchinot)

La corme cidrée pétille à nouveau. Boisson traditionnelle des temps anciens, ce parfait assemblage de trois fruits – la corme, la pomme et la poire – est relancé par une ferme cidricole de l’Eure. On y prendrait vite goût !

Plus une seule bouteille à vendre ! Tout pour sa pomme ? Thomas Courtoux se montre formel : « Non non, je vous assure que sur nos 650 bouteilles de 2022, ne nous en reste que trois, qu’on garde pour en voir l’évolution. On a tout vendu, et on attend avril pour mettre en vente les 1 300 de notre troisième production. » Autant vous dire « qui faudra pas traîner » ce printemps, pour avoir le privilège de s’offrir – pour treize petits euros – ce produit rare par excellence qu’est la corme cidrée de la Ferme du Manoir du Val. Au cœur de la vallée de la Risle, à vingt minutes de la charmante ville de Bernay, elle serait la dernière en Normandie à commercialiser ce breuvage racé. La seule, en tout cas dans l’Eure, où subsistent çà et là de vénérables cormiers, car cet arbre rustique a quasiment disparu des paysages français.

« Nous nous y sommes intéressés par l’intermédiaire d’un Parisien curieux, Arnould Nazarian : sa mère habite le village du Cormier, près d’Évreux, et il emprunte une ligne de RER dont l’une des stations s’appelle Le Cormier. Il a voulu en savoir plus sur ce nom que l’on retrouve aussi dans pas mal de lieux-dits », raconte Marie Bourut, la cidricultrice. C’est ainsi que Marie et Thomas, en découvrant les petits fruits du cormier ramassés par Arnould, ont eu l’idée d’en tirer la quintessence, Jean-Pierre Lelay, un vieil agriculteur de Condé-sur-Iton, leur ayant donné la recette de son grand-père. « Il faisait macérer des cormes dans du cidre et du poiré, et il y ajoutait du sucre. Pour des raisons bactériologiques, nous avons corrigé sa re...

 

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