<![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com fr copyright 2019 www.patrimoine-normand.com <![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/images/p/pat/patrimoine-normand.png http://www.patrimoine-normand.com Sat, 19 Jan 2019 01:58:19 +0100 <![CDATA[ Exposition « Alain - Né Émile Chartier » à Alençon ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135457-philosophe-alain.html Exposition « Alain (1868-1951) - Né Émile Chartier » à l’Hôtel du Département de l'Orne - Alençon (photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

Le Conseil départemental de l’Orne accueille jusqu'au 20 janvier 2019 une exposition dédiée au philosophe Emile Chartier dit Alain.


DATE : 
Du 8 novembre 2018 au 20 janvier 2019.
LOCALISATION :
Alençon (61)

 

Il y a 150 ans naissait, à Mortagne-au-Perche, Emile Chartier. Il signera articles et ouvrages sous le nom d’Alain. Ses racines rurales lui font écrire du Perche : C’est mon pays. Tout jeune, il expérimente les résistances de la matière et de l’esprit. Il apprend à observer et à déduire, à partir du pied d’un cheval ou des planètes que lui désigne son père. Avec l’ami avocat, il découvre les grands auteurs. Philosophe, professeur (à Pontivy, Lorient, Rouen, Paris), lecteur passionné, écrivain fécond, artiste aux dons multiples, il donne aussi sa voix aux Universités populaires. La Dépêche de Rouen l’entraîne dans l’aventure des Propos d’un Normand.

En 1914, le tocsin mobilise ses élèves ; il s’engage, à 46 ans. Des recueils perpétuent ses Propos : Propos sur le bonheur, Propos sur les pouvoirs, Propos sur la nature… D’autres ouvrages parmi lesquels : Mars ou la guerre jugée, Système des Beaux-Arts, Souvenirs de guerre, Les Dieux, Histoire de mes pensées, … constituent une œuvre imposante à découvrir.

Différentes rencontres, débats, animations seront programmés tout au long de cette exposition consacré à Alain, à l’Hôtel du Département de l'Orne (Alençon).


 

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Exposition « Alain (1868-1951) - Né Émile Chartier »
Du 8 novembre 2018 au 20 janvier 2019.
Du lundi au vendredi de 9 h à 18 h ; les dimanches de 14 h30 à 18h ; visites commentées les dimanches de 14 h 30 à 18 h (fermée les jours fériés).

Hôtel du Département de l'Orne
27 Boulevard de Strasbourg
61000 ALENÇON

Tous renseignements sur www.orne.fr 
?ou tél. : 02 33 81 60 00 
 
Article publié par Rodolphe Corbin.
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Wed, 16 Jan 2019 22:03:01 +0100
<![CDATA[ Les Musicales du Bocage ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135456-les-musicales-du-bocage.html © Les Musicales du Bocage.

Les Musicales du Bocage vous invitent à plusieurs rendez-vous musicaux dans le Calvados à partir du mois de mars.


DATE : 
Du 2 mars au 4 avril 2019.
LOCALISATION :
CALVADOS (14)

 

Pour leur sixième édition, Les Musicales du Bocage vous proposent un programme riche et varié : des grands classiques, avec Bach et Schumann ; de la nouveauté, avec une œuvre encore inédite en France, un « opéra-sérénade » de Nicola Porpora ; de l’originalité, avec des pièces de Mozart et de Beethoven, jouées au violon, au violoncelle ou à l’accordéon…
• Le 2 mars 2019, église Notre-Dame de Vire, quintette à vent et à piano, pour des œuvres de Bach, Mozart Poulenc.
• Le 16 mars, église Saint-Jean de Flers, Deinera, Iole e Ercole, l’opéra-sérénade de Porpora.
• Le 27 mars, église Saint-Pierre de Clécy, trio violon, violoncelle, accordéon, avec au programme Beethoven, Mozart, Piazzolla.
• Le 5 avril, église Saint-Martin de Condé-sur-Noireau, trio à cordes, cette fois pour des joyaux de Haydn Mendelssohn, Schubert.


 

INFORMATIONS PRATIQUES :
 
Tous renseignements sur www.lesmusicalesdubocage.com
 
Article publié dans Patrimoine Normand n°108, par Rodolphe Corbin.
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Wed, 16 Jan 2019 18:56:01 +0100
<![CDATA[ Ça s’est passé le… 15 janvier 1196 ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135444-15-janvier-1196.html Château Gaillard (© Stéphane William Gondoin).

15 janvier 1196 : le roi de France, Philippe Auguste, et le duc de Normandie et roi d’Angleterre – entre autres titres -, Richard Cœur de Lion, finalisent « entre Gaillon et le Vaudreuil » un accord de paix négocié au mois de décembre précédent. Connu sous le nom de Traité de Gaillon, ce document est censé régler durablement le litige opposant les deux monarques. En théorie seulement, puisque Philippe Auguste reprend les hostilités dès le mois d’avril ! Dans la foulée de cette rupture, Richard décidera la construction du Château-Gaillard.
 

Article publié dans Patrimoine Normand n°108, par Stéphane William Gondoin.

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Tue, 15 Jan 2019 17:53:01 +0100
<![CDATA[ Feuilleter Patrimoine Normand n°108 ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135370-feuilleter-patrimoine-normand-1.html
PATRIMOINE NORMAND N°108
- janvier-février-mars 2019 -

Cette version numérique du magazine est présentée en basse définition à titre d'aperçu. 
 
 
 
 
 
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Fri, 11 Jan 2019 17:56:01 +0100
<![CDATA[ Les plages du Débarquement à l’UNESCO ? ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135344-unesco-plage-dday.html La pointe du Hoc figure parmi les candidats à l’inscription (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand).

Le 6 juin prochain, nous commémorerons le 75e anniversaire du Débarquement et du début de la bataille de Normandie, synonymes de liberté retrouvée, mais aussi de deuil et de destruction dans l’ensemble de notre région. Toutes les manifestations prévues auront le goût particulier de l’attente, puisque l’on devrait savoir au mois de juillet suivant si l’UNESCO valide la candidature des Plages et accepte donc de les inscrire sur la liste du Patrimoine mondial.

Le report à 2021 de l’examen de la candidature franco-belge des Sites funéraires et mémoriels de la Grande Guerre, oblige toutefois à une certaine prudence. Flandre, Wallonie, France avaient en effet décidé depuis plusieurs années d’unir leurs forces afin d’obtenir le précieux label pour une centaine de sites, parmi lesquels le cimetière militaire du Commonwealth de Tyne Cot, symbole de la terrible bataille de Passchendaele (Flandre), la zone rouge et le secteur mémoriel de Verdun-Douaumont (Meuse), ou encore le cimetière militaire et la chapelle russes de Saint-Hilaire-le-Grand (Marne). Le Conseil international des Monuments et des Sites (Icomos), qui donne son sentiment avant la décision de l’UNESCO, a conseillé un rejet. L’UNESCO n’a pas suivi cet avis catégorique, mais a évoqué une « mémoire négative » et souhaité se donner du temps pour mieux étudier la « thématique, car la thématique mémorielle est nouvelle ». En clair, jamais un champ de bataille lié à un conflit récent n’a à ce jour été accepté et l’on se demande si l’on doit désormais le faire. La candidature normande présente toutefois une différence de taille : comme le mémorial pour la paix d’Hiroshima ou le sinistre camp d’Auschwitz-Birkenau, pourtant eux-aussi largement porteurs d’une « mémoire négative » et déjà inscrits (et c’est tant mieux, tant ce sont des symboles forts !), elle incarne la lutte pour la liberté contre des régimes totalitaires et meurtriers, et le retour à la paix. Alors que les derniers vétérans s’éteignent l’un après l’autre et que la mémoire collective s’efface inéluctablement, on croise les doigts…

Cimetière de Tyne Cot, sur le site de la bataille de Passchendaele, en Belgique (© Stéphane William Gondoin).

Cimetière de Tyne Cot, sur le site de la bataille de Passchendaele, en Belgique (© Stéphane William Gondoin).

 
INFORMATIONS PRATIQUES :

Tous renseignements sur la candidature des Plages du Débarquement au Patrimoine mondial de l'UNESCO : www.liberte-normandie.com
 

Article publié dans Patrimoine Normand n°108, par Stéphane William Gondoin.

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Wed, 09 Jan 2019 13:38:01 +0100
<![CDATA[ Les Amis du Patrimoine Callevillais, solidaires et mobilisés ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135272-les-amis-du-patrimoine-callevil.html L'église de Calleville de possède un riche décor baroque (© Virginie Michelland).


 
Extrait Patrimoine Normand N°108.
Par Virginie Michelland.

À mi-chemin entre Brionne et le château d'Harcourt, dans l'Eure, une association, mobilisée autour de son président, Daniel Charpentier, s'investit pour sa belle église Saint-Aignan Sainte-Clotilde.
 

À l'origine de cette aventure humaine et patrimoniale, un petit groupe de Callevillais, soucieux de reprendre le chemin de son église, longtemps privée de messes. L'Association des Amis du Patrimoine Callevillais voit le jour en novembre 2012.


des secrets qui se dévoilent

Que de chemin parcouru depuis, pour valoriser l'édifice et apprendre à le connaître dans ses moindres détails. Juché, chaque jour ou presque, sur ses échafaudages, à manier la truelle, le président s'attelle successivement à la base et à l'élé...

 

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Fri, 04 Jan 2019 01:00:01 +0100
<![CDATA[ Balade des quatre saisons entre Harfleur et Montivilliers ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135271-harfleur-et-montivilliers.html Le parc de Rouelle aux couleurs de l’automne (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°108.
Par Stéphane William Gondoin.

L’humoriste honfleurais Alphonse Allais suggérait de construire les villes à la campagne, histoire de respirer un air plus pur. C’est un peu ce que nous vous proposons avec cette randonnée en ligne reliant l’ancien « souverain port de toute la duchié de Normandie » à la « cité des abbesses ». Aux portes du Havre, une promenade surprenante, mélange entre découvertes paysagère, ornithologique et historique, tout en arpentant des lieux qui inspirèrent autrefois Eugène Boudin et Claude Monet.
 

En des temps lointains, Harfleur était la principale ville de la pointe de Caux, son rôle d’avant-port de Rouen lui assurant une belle prospérité. De son passé médiéval, elle a conservé quelques vestiges de son enceinte urbaine, sa jolie église Saint-Martin au clocher flamboyant, et de belles demeures à pans de bois que l’on explore en flânant au fil des rues. L’une des plus intéressantes, dite « maison du Pêcheur », trône au 10 de la rue du Grand-Quai et marque le début de notre par...

 

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Fri, 04 Jan 2019 00:00:01 +0100
<![CDATA[ « Robert », prince des Normands ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135269-rollon-prince-normand.html Rollon est baptisé à Rouen en 912, un an après l’accord de Saint-Clair-sur-Epte. Son parrain Robert de Neustrie lui donne son prénom chrétien (© Pierre EFRATAS - Marie-Catherine NOBÉCOURT - Gilles PIVARD - Jean RENAUD - OREP Éditions).


 
Extrait Patrimoine Normand N°108.
Par Thierry Georges Leprévost.

Alors, cette toute jeune Normandie, état viking ou état franc ? Ni l’un ni l’autre, ou les deux à la fois. Les premières années, capitales pour la survie de la principauté, vont voir le pouvoir de Rollon s’affermir et ses terres considérablement s’accroître.


premier duc de normandie ?

C’est par abus de langage qu’on présente Rollon comme le premier duc de Normandie. Quel est son titre ? Les chroniqueurs le disent tour à tour prince, comte ou duc, voire marquis. Au sens latin, le dux (guide, chef) est un titre militaire ; au début du Xe siècle, on l’accorde par exception aux plus grands seigneurs, mais pas à Rollon. Son parrain, Robert, reste marquis de Neustrie. Prince est un terme générique qui porte la no...

 

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Thu, 03 Jan 2019 22:44:01 +0100
<![CDATA[ Rollon, jarl de Rouen ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135268-rollon-jarl-de-rouen.html Arrivée de Rollon en Normandie. Grande chronique de Normandie (© The British library, Ms Yates Thompson 33, fol. 1, Flandre, vers 1460-1468).


 
Extrait Patrimoine Normand N°108.
Par Thierry Georges Leprévost.

En Neustrie, les raids vikings ont repris de plus belle, avec comme principal artisan le chef Sigfriðr, l’un des vainqueurs de la Frise. Dans son armée disparate, un jarl norvégien poursuit un rêve de conquête qui aboutira à la création d’une principauté originale, et transformera le nom de Hrólfr en celui de Rollon, premier maître de la Normandie.
 

Le fils de Rögnvaldr n’est encore qu’un jarl parmi d’autres de la flotte viking, à la meilleure place qui soit en attendant de prendre son envol


de la seine au bessin

Selon les Annales de Saint-Vaast, les Normands attaquent Rouen en 885. L’Historia Norwegiae révèle que Rollon tapit ses quinze bateaux dans une boucle du fleuve et met en place une chausse-trappe : il fait creuser de profonds fossés recouverts de branchages. Les Rouennais tombent dans le piège et s’y font massacrer. Le reste des défenseurs s’enfuit. Cette histoire serait en toute logique arrivée juste après la campagne de Frise. La date coïncide avec l’établissement par groupes de guerriers scandinaves, qui utilisent les ports des abbayes aban...

 

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Thu, 03 Jan 2019 22:38:01 +0100
<![CDATA[ Hrólfr, chef viking ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135266-rollon-chef-viking.html Statue de Rollon dans le jardin de l’hôtel de ville de Rouen, devant le chevet de Saint-Ouen, réalisée en 1863 par Arsène Letellier. Il désigne de l’index la terre qu’il a conquise. Restaurée en 2011 pour le onzième centenaire normand, la sculpture a été vandalisée un an plus tard. Une réplique par Alphonse Guilloux en a été offerte à la ville d’Aalesund en 1911, année du millénaire (© Serge Van Den Broucke). 


 
Extrait Patrimoine Normand N°108.
Par Thierry Georges Leprévost.

Saint-Clair-sur-Epte, automne 911. Le roi de France Charles le Simple fait face à un chef viking de belle prestance : la taille de Rollon dépasse la sienne d’une bonne tête. Depuis des années, les deux hommes se font la guerre ; mais aujourd’hui, les épées vont rester rangées au fourreau. Fermement, le jarl de Rouen s’avance vers le souverain et place ses mains dans les siennes. Par ce geste, le roi lui accorde un territoire pour y vivre en paix avec les siens. La Normandie est née.
 

les invasions scandinaves

L’expansion scandinave commence aux dernières années du VIIIe siècle. Les raids vikings1 vont se poursuivre dans toute l’Europe pendant plus de deux siècles. La baie de Seine est touchée pour la première fois en 820. À partir de 841, c’est une succession d’attaques, de massacres, suivis du pillage des abbayes qui regorgent de richesses. Difficile pour le pouvoir carolingien, morcelé en 843 par le partage de Verdun, de riposter sur cette frange de l’empire divisé ! La Neustrie2 en subit le contrecoup, qui reçoit à maintes reprises les assauts des hommes du nord, les Normands3. Le tissu franc hérité de Clovis et de la Lyonnaise Seconde des Romains se déchire peu à peu. Un embryon de colonisation se dessine, qui voit se fixer des Danois en pays de Caux, autour de la Seine et dans le Bessin, et des Norvé...
 


1) Tous les Scandinaves ne sont pas des Vikings. Le terme ne s’applique qu’à ceux qui ont quitté leur pays, provisoirement ou non, pour partir en expéditions afin de se livrer au commerce, au pillage, ou à la colonisation de territoires.
2) La Neustrie est initialement un ancien royaume franc entre la Loire et l’Escaut, puis entre la Loire et la Seine. 
3) Le mot apparaît dans les annales franques sous la forme Nordmanni

 

 

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Thu, 03 Jan 2019 22:30:01 +0100
<![CDATA[ Le poiré de Domfront : « champagne normand » ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135262-poire-de-domfront.html Sur la Route du Poiré qui sillonne à travers les vergers centenaires ce « Site remarquable du Goût » qu’est le Domfrontais, le musée du Poiré, à Barenton, se visite sans bourse délier, tous les jours d’avril à octobre (© Jean-Luc Péchinot).


 
Extrait Patrimoine Normand N°108.
Par Jean-Luc Péchinot.

La poire y rime avec terroir. En Domfrontais, le Poiré Domfront, auréolé de ses AOC et AOP, est parfois qualifié de « champagne normand ». Élaboré uniquement avec du jus de poires, un nectar naturel et pétillant qui mérite la mention « boisson de patrimoine ».
 

Pas né de la dernière pluie, le poirier, puisque saint Jérôme aurait été le premier à l’introduire dans la langue latine (piracium). Cultivé en Normandie bien avant le pommier à cidre, rapporté d’Espagne au Xe siècle, le poirier à poiré s’est enraciné dans le maillage bocager d’une quarantaine de communes, au carrefour de l’ouest de l’Orne et du nord de la Mayenne. Une entité géographique et culturelle qui se caractérise tant par son climat doux et pluvieux que par la profondeur et la richesse de ses sols, favorables aux longues racines du poirier à hautes ti...

 

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Thu, 03 Jan 2019 11:56:01 +0100
<![CDATA[ Le château et la cité médiévale de Domfront ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135260-chateau-et-la-cite-medievale-do.html Le donjon du château fort de Domfront est aujourd’hui situé au cœur d’un vaste et agréable parc aménagé (© Stéphane William Gondoin).


 
Extrait Patrimoine Normand N°108.
Par Michaël Herbulot.

Fondé par les redoutables seigneurs de Bellême, métamorphosé au XIIe siècle par Henri Ier Beauclerc, le château de Domfront raconte les affrontements entre Normands et Angevins, Capétiens et Plantagenêts, ainsi que les sièges anglais et français de la guerre de Cent Ans. Les vestiges du donjon et des remparts dominant aujourd'hui la cluse de la Varenne, et ceux de l'enceinte urbaine, invitent à plonger au cœur du Moyen Âge.
 

À l'orée de ce Moyen Âge, le paysage du Passais est bien différent de celui du Bocage domfrontais que nous connaissons. Peuplée de rares habitants, la contrée est couverte d'une impénétrable forêt. Comme son nom semble l'indiquer, elle n’est qu'un lieu de passage. Ce n'est qu'à partir du XIe siècle, avec la construction d'un premier château en bois à la pointe d’un éperon rocheux, que la cité de Dom...

 

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Thu, 03 Jan 2019 11:47:01 +0100
<![CDATA[ Le foie gras normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135259-le-foie-gras-normand.html Alain Langlois, roi du palmipède de la Manche depuis plus de trente ans (© Jean-Luc Péchinot).


 
Extrait Patrimoine Normand N°108.
Par Jean-Luc Péchinot.

Pionnier du foie gras dans le Cotentin, Alain Langlois s’y est fait un nom et un renom avec son élevage fermier de la Fraserie, à Saint-Martin-le-Hébert. Il y décline le canard sur tous les tons
 

Ah ! ce plaisir des lendemains de Nouvel An… Quand Alain Langlois regoûte enfin à son foie gras en commençant à se détendre après la folie des fêtes, exténué par un mois de décembre qui génère 40% de son chiffre d’affaires. Des semaines décisives qui le stressent d’autant plus quand la météo n’est pas à la fête. Peu importe qu’il fasse un froid de canard, pourvu qu’il ne neige pas… Auquel cas… : « Il m’est arrivé de prendre le tracteur pour tracter mon camion-remorque jusqu’à Cherbourg, à 25 km. Pas question de louper un marché quand les fri...

 

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Thu, 03 Jan 2019 11:30:01 +0100
<![CDATA[ Jean-Pierre Blanchard et Georges Bryan Brummel ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135258-jean-pierre-blanchard-et-george.html Jean-Pierre Blanchard (Création R.Corbin © Patrimoine Normand).

MICHEL DE DECKER - HISTOIRES NORMANDES.
Journal de bord ma Normandie Bleue - n°108.
 
Extrait Patrimoine Normand N°108.
Par Michel de Decker.

Rencontre avec deux personnages du XVIIIe siècle normand que l’on peut considérer comme deux princes. Le premier, un Andelysien, étant une manière de prince des nuages, le second, qui vivait à Caen, pouvant être considéré comme le prince des dandys. Le premier, Jean-Pierre Blanchard, ne rêvait que de s’envoyer en l’air ; le second, Georges Bryan Brummel, fut une véritable fashion victime.
 

Un petit tour en ballon

Versailles, le 19 septembre 1783. Dans la cour dite des Ministres, le roi - c'est Louis XVI -, la reine, Monsieur, Madame, le comte d'Artois, Madame Élisabeth et toute une meute de curieux (sans doute plus de cent mille !) sont impatients de voir s'envoler un coq, un canard et… un agneau ! Un canard et un coq qui s'envolent, soit, il n'y a là rien de surprenant, mais un agneau ! A-t-on déjà vu un agneau dans les airs ? Alors, assistera-t-on à quelque tour de passe-passe ? Non ! Il s'agit en réalité des frères Montgolfier qui veulent prouver que leur invention est tout à fait au point. Leur invention, c'est le « globe volant », l'aérostat, le ballon gonflé à l'air chaud, que l'histoire retiendra tout simplement sous le nom de « montgolfière »… alors qu'elle aurait pu, pourquoi pas, être baptisée « blancharde », du nom de Jean-Pierre Blanchard, un aéronaute né au Petit-Andelys.

Laissons pourtant à Montgolfier ce qui n'est pas à Blanchard. Tout a commencé par un de ces matins d'hiver qui recouvrent les vitres de dentelle de givre. Thérèse, l'épouse de Joseph Montgolfier, hésite à s'arra...
 

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Thu, 03 Jan 2019 11:14:01 +0100
<![CDATA[ L’abbaye Notre-Dame de Bernay - Un sanctuaire au cœur de la ville ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-135245-abbaye-de-bernay.html Judith de Bretagne est à l'origine de la fondation de l'abbaye et de la construction de son abbatiale (© Stéphane William Gondoin). 


 
Extrait Patrimoine Normand N°108.
Par Virginie Michelland.

Si certaines abbayes réservent à leurs moines une vie totalement à l’écart du monde, Notre-Dame de Bernay est, quant à elle, indissociable de la ville qu’elle a contribué à développer, et qui s’enorgueillit aujourd’hui de son histoire millénaire. De la fondation prestigieuse, peu après l’an mille, au pôle culturel et patrimonial d’une Ville d’Art et d’Histoire qui lui accorde une importance majeure, retour sur le destin mouvementé d’une communauté monastique qui a écrit, pour toujours, son histoire dans la pierre.
 

judith, ou la fondation de l’abbaye

Tout avait bien commencé pour l’abbaye bénédictine, fondée, comme tant d’autres monastères de la région, au temps des ducs de Normandie, toujours soucieux de marquer de leur empreinte leur vaste territoire, tout en assurant le salut de leur âme. C’est à Judith de Bretagne que les Bernayens doivent la fondation de leur abbaye. L’Histoire a presque oublié cette jeune femme, seulement décrite dans un texte de Guillaume de Jumièges, vers 1070. Encore, notre témoin reste-t-il très vague : pour lui, la duchesse est « parfaitement belle de corps et d’esprit », une affirmation où il est difficile de distinguer la part de réalité et de stéréo...

 

 

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Wed, 02 Jan 2019 15:05:01 +0100