<![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com fr copyright 2017 www.patrimoine-normand.com <![CDATA[ Magazine Patrimoine Normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/images/p/pat/patrimoine-normand.png http://www.patrimoine-normand.com Wed, 18 Oct 2017 11:27:22 +0100 <![CDATA[ George Klein, vrai vétéran, faux Ranger ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125486-george-klein-vrai-veteran-faux-.html → ACTUALITÉ

Pointe du Hoc
La légendaire falaise de la pointe du Hoc, que George Klein n’escalada jamais (© SWG).

Vrai vétéran, faux Ranger


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Stéphane William Gondoin

George-Klein
Le lieutenant George G. Klein, officier d’artillerie, en 1945 (DR - DDAY OVERLORD).
Le 6 juin 2017, George Klein, vétéran de la Seconde Guerre mondiale alors âgé de 96 ans, participait aux commémorations organisées pour le 73e anniversaire du Débarquement. Depuis des décennies, il expliquait comment, à l’aube du jour fatidique, il avait escaladé les falaises de la pointe du Hoc avec ses compagnons du 2nd Rangers Battalion, pour vaillamment prendre d’assaut la célèbre position, puis la défendre bec et ongles avec cet esprit de sacrifice passé dans la légende. Un coup de baïonnette allemande amena son évacuation vers l’Angleterre dès le 8 juin. 
Sauf que tout cela n’était malheureusement qu’une fable, inventée par un soldat frustré de n’avoir jamais pu participer à ces combats mythiques, alors qu’il postulait en 1943 pour rentrer dans l’unité d’élite. La supercherie a été mise au jour par un groupe d’historiens, parmi lesquels Gary Sterne, propriétaire du musée de la Batterie de Maisy (Calvados). Alors que les alliés partaient à l’assaut des plages normandes, George Klein se trouvait stationné en Irlande du Nord, avec le 46th Field Artillery Battalion auquel il appartenait. Et pourtant, le lieutenant G. Klein doit être considéré comme un vétéran de guerre et respecté en tant que tel : déployé en France à partir du 26 juillet 1944, il participa activement à la libération du pays et fut grièvement blessé le 17 novembre 1944. On ne sait aujourd’hui combien il a existé (et existent encore) de cas similaires, c’est-à-dire d’usurpateurs désireux de prendre un peu de la lumière des hauts faits du printemps et de l’été 1944.
En 2017 encore, un certain Eugene A. Cook Jr, qui prétendait avoir sauté sur le Cotentin dans la nuit du 5 au 6, a été démasqué à son tour. Le phénomène n’est pas nouveau et gageons qu’au temps de Guillaume le Conquérant déjà, on affirmait bien volontiers avoir participé à Hastings sans avoir jamais mis un pied en Angleterre…
 

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(n° 103Octobre-Novembre-Décembre 2017)


 

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Wed, 18 Oct 2017 10:38:01 +0100
<![CDATA[ Cidres Lemasson - Des cidres de toute bio...té. ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125279-cidres-lemasson-des-cidres-de-t.html Cidres Lemasson
Damien Lemasson dans son élément (© J-L.Péchinot).

Cidres Lemasson
Des cidres de toute bio...té.


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Jean-Luc Péchinot


Valeur sûre de la nouvelle AOP cidre du Cotentin, ancré du côté de Coutances, à Cametours, Damien Lemasson signe des cuvées bio des plus racées, à la gloire des pommes d'un terroir au caractère trempé.
 

Pas de complexe face à Sa Majesté le Vin : « Il y a dans le cidre la même incidence du milieu que dans le vin. Le pays d'auge donnera du moelleux, le cornouaille de l'acidité et de la rondeur, et notre cotentin de l'amertume. À chaque région cidricole, son caractère, qui dépend aussi du climat de l'année. Pomme ou raisin, on n'aura pas le même fruit selon le temps qu'il a fait. » La couleur du temps, mais pas seulement, car si les cidres de Damien Lemasson restituent la pomme par excellence, c'est aussi parce qu'ils laissent parler la nature : levures indigènes et prise de mousse spontanée relèvent pourtant du risque, 98% des cidres français étant dès lors gazéifiés. Aussi comprend-on que la nouvelle appellation ne soit exploitée que par une dizaine de producteurs. Au-delà de cette prise de mousse naturelle, le cahier des charges stipule aussi que la plupart des pommes pressées doivent être pro...

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(n° 103, Octobre-Novembre-Décembre 2017)


 
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Thu, 12 Oct 2017 17:30:01 +0100
<![CDATA[ Alençon : restaurant Rive droite ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125278-alencon-restaurant-rive-droite.html Rive droite alençon restaurant
Frédéric et Dominique Renou (© J-L.Péchinot).

Alençon
Rive droite

De la bistronomie au toque-niveau


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Jean-Luc Péchinot


Aussi charmante que gourmande et tendance. On est assurément là à bonne enseigne. Sur les bords de la Sarthe, à Alençon, la table bistronomique des frères Renou fait recette(s), à la gloire des meilleurs produits de Normandie… et d’ailleurs. À prix tout doux. On comprend qu’il faille réserver midi et soir.
 

D’abord, il y a le décor. Arrimée au Pont-Neuf, en bord de Sarthe, cette haute maison de pierre et d’ardoise a d’autant plus de cachet qu’elle mérite la mention « de patrimoine ». Ce fut celle où une congrégation religieuse enseigna la technique de la fameuse dentelle d’Alençon. Ce fut aussi là que le (futur) maréchal Leclerc établit son QG le 12 août 44, faisant ainsi de cette ville la première libérée par l’armée française. Aussi imposante côté rue que dépaysante côté cour, la terrasse paysagée, d’oliviers en bambous, offre une apaisante vue sur la rivière et un séculaire platane. Le lieu de charme par excellence, dès lors souvent pri...

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Thu, 12 Oct 2017 17:22:01 +0100
<![CDATA[ Biscuiterie de Lonlay-l'Abbaye ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125275-biscuiterie-de-lonlay-abbaye.html Biscuiterie de Lonlay-l`Abbaye
Un moule emblématique du Sablé de l'Abbaye (© J-L.Péchinot).

Biscuiterie de Lonlay-l'Abbaye
Divins sablés...


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Jean-Luc Péchinot


Cette biscuiterie-là fait son beurre... avec de fameux sablés qui tiennent presque du péché. À Lonlay-l'Abbaye, voilà un siècle qu'on loue ces biscuits au bon goût de Normandie.
 

Virgile Fouilleul. Le nom, déjà délicieux, fut celui du boulanger auquel Lonlay-l'Abbaye, charmant village d'entre Flers et Domfront, dans l'Orne, doit sa renommée. L'histoire remonte à la Grande Guerre quand, entre deux fournées de pain, ledit Virgile faisait doucement cuire dans d'énormes moules des sablés pesant près du kilo. Lesquels, se conservant longtemps, étaient envoyés aux soldats du front.

Au bon beurre d'Isigny

Un biscuit bien normand, que Georges Lautour, gendre de notre Fouilleul, aura la bonne idée de vendre à Flers puis à Bagnoles, son succès ayant justifié, en 1943, le dépôt de la marque Sablé de l'Abbaye : prière de ne pas copier. Il n'en faudra pas moins attend...


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(n° 103, Octobre-Novembre-Décembre 2017)


 
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Thu, 12 Oct 2017 17:04:01 +0100
<![CDATA[ Bretons et Normands, les meilleurs ennemis du monde ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125235-bretons-et-normands-les-meilleu.html Bretons et Normands
Breton et Normand (© Guillaume Néel).

Bretons et Normands,
les meilleurs ennemis du monde


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Laurent Ridel


Mettez un Normand et un Breton à une table. Ils ne vont pas manquer de se taquiner, de se chamailler. Une question de caractère ? Non, plutôt une sourde rivalité. Et pourtant, tant de sujets les réconcilient.
 

Nommons nos deux protagonistes : d’un côté Erwan — le Breton — et de l’autre, Guillaume — le Normand. Imaginons leur conversation. Afin de faire monter la température, voici quelques questions à placer au fil de la discussion. Effet garanti. À qui appartient vraiment le mont Saint-Michel ? Où boit-on le meilleur cidre ? Laquelle, de la Bretagne ou de la Normandie, a l’histoire la plus glorieuse ? Qui vit dans la plus belle des régions françaises ? Enfin, où mange-t-on le mieux ?

Le pire caractère

Dans ce match entre le mangeur de crêpes et l’amateur de camembert — moulé à la louche, s’il vous plaît — les points se répartissent à égalité. Pas étonnant quand on constate les ressemblances entre les deux ré...


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(n° 103, Octobre-Novembre-Décembre 2017)


 
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Wed, 11 Oct 2017 17:07:01 +0100
<![CDATA[ Les guerres entre Bretons et Normands au Moyen Âge ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125233-les-guerres-entre-bretons-et-no.html les guerres entre Bretons et Normands au Moyen ge
Hermine contre léopard (© Guillaume Néel).

Hermine contre léopards :
les guerres entre Bretons
et Normands au Moyen Âge


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Laurent Ridel


Dès le Xe siècle, les duchés de Bretagne et de Normandie s’affrontent de part et d’autre d’une frontière progressivement matérialisée par le fleuve Couesnon. Même après la conquête de la Normandie par le roi de France en 1204, les tensions restent vives. Pourquoi ces rapports si difficiles ?
 

An 1470, à Pontorson, ville située à l’extrémité occidentale de la Normandie. Pierre Roxard, octogénaire, est interrogé par un officier du roi de France, à propos d’une borne qui marquait la frontière entre le royaume de France et le duché de Bretagne. Le vieil homme s’en souvient très bien. Elle était plantée au milieu du fleuve Couesnon ; un habitant appelé Roger s’amusait à monter dessus à califourchon et à déclarer qu’il était ainsi normand d’un côté et breton de l’autre ! Les pitreries de Roger sont une timide éclaircie dans le ciel orageux des relations multiséculaires entre Normandie et Bretagne.

La pomme de discorde

S’il fallait chercher l’origine des tensions, l’an 911 focalise les regards. C’est l’année du fameux traité de Saint-Clair-sur-Epte. On connaît les termes de cet accord décisif pour la naissance de la Normandie. Le roi des Francs, Charles le Simple, remet à Rollon, le chef des Vikings de la Basse-Seine, une portion de son ro...


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(n° 103, Octobre-Novembre-Décembre 2017)


 
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Wed, 11 Oct 2017 16:56:01 +0100
<![CDATA[ MICHEL DE DECKER : la Normandie des Chouans ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125134-michel-de-decker-la-normandie-d.html MICHEL DE DECKER - HISTOIRES NORMANDES.

La Normandie des Chouans

Journal de bord ma Normandie Bleue - n°103
La Normandie des Chouans


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Michel de Decker

C’est toujours avec une certaine émotion que je passe devant le château de Couterne, merveilleuse demeure de brique rose à coins de granite, plantée à une petite lieue de Bagnoles-de-L’orne, non loin d’un site baptisé Versailles, en souvenir d’une auberge qui portait ce nom car il fut un temps où l’on y disait que « les rayons du Roi-Soleil brillaient à Bagnoles comme à la cour. » Versailles, c’est la grande monarchie ; Couterne, c’est la grande chouannerie… Western en Normandie…
 

LA MAIN ENTAILLÉE
      
                    
Le nom de Couterne reste lié à Louis de Frotté - né et baptisé à Alençon le 5 août de 1766 –, même si le domaine appartenait à son oncle le marquis. Sur le tableau peint par Louise Bouteiller, Louis de Frotté est fort bien fait de sa personne, il a la bouche gourmande, le nez en trompette et les yeux sombres et, à l’observer, on imagine que lorsqu’il vous parle sa voix vibre dans les graves. Il est à peine âgé de sept ans, le petit Louis, lorsqu’il commence à prouver qu’il ne manque pas de tempérament. Car il est déjà batailleur, fier et téméraire. Un jour, alors qu’il se promène dans une rue étroite de Caen, en tricorne emplumé et la mine assurée, voilà que quelques polissons ont l’idée de se jeter sur lui. Ils ont bien remarqué la bour...

 

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(n° 103, Octobre-Novembre-Décembre 2017)




 

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Mon, 09 Oct 2017 15:05:01 +0100
<![CDATA[ Cisai-Saint-Aubin - Le chemin des légendes ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125133-cisai-saint-aubin-le-chemin-des.html Randonnee Cisai-Saint-Aubin
Le ruisseau de Fontaine Bouillante à Cisai-Saint-Aubin dans l'Orne (© R. Corbin).

À vos marques, prêts, randonnez !
Cisai-Saint-Aubin
Le chemin des légendes


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Christiane Lablancherie


Pour apprécier pleinement les charmes de l’automne, rien ne vaut une balade dans un paysage varié, capable de vous proposer toute la gamme des métamorphoses en cours. Cette randonnée ornaise vous entraînera au cœur de collines verdoyantes, sur des sentiers forestiers aux couleurs chatoyantes, le long de cours d’eau requinqués. Un périple enthousiasmant, qui vous permettra de rentrer de plain-pied dans cette nouvelle saison.
 

Cisai-Saint-Aubin sera la cerise sur le gâteau, l’ultime étape de la balade que je vous propose. Pour le moment, notre itinéraire débute dans la commune voisine d’Orgères, histoire d’appréhender d’un seul coup d’œil le chemin qui vous attend dans un panorama juste sublime, au milieu d’un océan de champs, de collines ébouriffées, de bosquets à perte de vue… Laissez votre regard s’imprégner de cet espace préservé, vierge de toute habitation, avec juste tout au bout de l’horizon le clocher de l’église de Cisai.

Sur les traces d’une fée ­

Une autre église retient votre attention dans l’immédiat, celle d’Orgères, surprenante avec son clocher de bri...


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Mon, 09 Oct 2017 14:52:01 +0100
<![CDATA[ Les Vikings à l’assaut de Rouen ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125132-les-vikings-assaut-de-rouen.html Bateaux Vikings
Raid viking (© Lofotr Viking Museum).

Terreur sur la Seine
Les Vikings à l’assaut de Rouen


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Stéphane William Gondoin


Le 12 mai « de l’an de l’Incarnation du Seigneur DCCCXLI » (841), une flotte se présente devant l’estuaire de la Seine et entreprend de remonter le cours du fleuve jusqu’à Rouen, qu’elle atteint deux jours plus tard. Une foule de guerriers débarque alors des navires : les Vikings font une entrée fracassante dans la future Normandie.
 

Voici une cinquantaine d’années déjà, depuis le sac du monastère northumbrien de Lindisfarne en 793, que les Scandinaves s’illustrent sur les côtes d’Europe occidentale. La Grande-Bretagne est concernée au premier chef par leurs attaques, mais il arrive aussi de les voir sur le littoral atlantique franc. Dans une lettre adressée en 799 par Alcuin à l’évêque Arno de Salzbourg, le célèbre conseiller de Charlemagne évoque « les navires des païens » causant « beaucoup de malheurs sur les îles de l’océan des régions aquitaines. » Concernés au premier chef, les moines de l’île d’Her (Noirmoutier) doivent même quitter leur abbaye Saint-Philibert pour s’installer à l’intérieur des terres, en un lieu nommé Déas (aujourd’hui Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, en Loire-Atlan...

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Mon, 09 Oct 2017 14:38:01 +0100
<![CDATA[ Préaux-du-Perche : le jardin miroir ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125126-preaux-du-perche-le-jardin-miro.html Jardin François - Parc et jardin - Perche en Nocé
Le jardin François - Perche-en-Nocé (© TGL).

Préaux-du-Perche :
le jardin miroir


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Thierry Georges Leprévost


Au cœur du Parc Naturel Régional du Perche, le Jardin François est une oasis de rêve, un rare havre de sérénité où les verdoyants méandres du paysage sculpté sont propices au retour sur soi-même, où la sérénité anachronique d’une nature retrouvée facilite la réflexion au sens premier du terme en renvoyant au visiteur sa propre image apaisée.
 

Né à Paris, Gérard François a été transporté bébé par une bonne fée entre Bellême et Nogent-le-Rotrou, où il a grandi en vrai Percheron, sur ce fief à trois faces qui jadis rendait simultanément l’hommage féodal au roi de France, au comte du Maine et au duc de Normandie, une trichotomie qui n’est pas étrangère à l’originalité de cette terre aujourd’hui appréciée pour sa proximité de la capitale, son ouverture sur l’extérieur et son caractère traditionnel résolument campagnard. La renaissance Il n’en a pas toujours été ainsi. Loin des centres industriels et des grandes voies de communication, le Perche s’est longtemps trouvé me...

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Mon, 09 Oct 2017 12:36:01 +0100
<![CDATA[ De Rouen à Yonville-l’Abbaye : Dans les pas de Madame Bovary ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125124-de-rouen-yonville-abbaye-dans-l.html Stèle érigée à la mémoire de Flaubert dans le village de Ry, en Seine-Maritime ( CDT76-H.Salah)
Stèle érigée à la mémoire de Flaubert dans le village de Ry, en Seine-Maritime (© CDT76-H.Salah).

De Rouen à Yonville-l’Abbaye
Lieux réels et fictifs dans Madame Bovary


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Stéphane William Gondoin


En 1857, sous le Second Empire, l’écrivain normand Gustave Flaubert publie son roman Madame Bovary, fruit de cinq années d’un labeur intensif. Sa narration, il la grave dans le terroir normand, aux confins des pays de Caux, de Bray et du Vexin, en prenant cependant le soin de mélanger astucieusement géographie authentique et inventée. Comme pour mieux brouiller les pistes…
 

Cette géographie, tout comme les intérieurs domestiques ou les descriptions de villages, jouent un rôle fondamental dans l’œuvre et ne sont pas que de simples décors. Au même titre que les personnages humains, les lieux participent pleinement au processus qui mènera jusqu’au dramatique dénouement final.

Le roman d’une vie d’ennui

Présenté dès les premières lignes du texte comme un personnage fade, pathétique et d’une intelligence médiocre, Charles Bovary mène une scolarité et des études chaotiques, sous le regard vigilant d’une mère castratrice. Après un premier échec à l’examen d’officier de san...


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Mon, 09 Oct 2017 12:26:01 +0100
<![CDATA[ Château de Balleroy ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125123-chateau-de-balleroy.html Château de Balleroy
Château de Balleroy. En arrivant de Bayeux, la vue plongeante sur le château voulue par Mansart constitue l’une de ses caractéristiques (© R. Corbin).

Balleroy,
château et village


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Thierry Georges Leprévost


Édifié à la lisière du Bessin et du Bocage normand, le château de Balleroy est à l’époque Louis XIII ce qu’est la chapelle Saint-Saturnin de Fontenelle à l’architecture romane : un petit joyau en son écrin. D’une remarquable unité de style, il a l’air d’avoir toujours existé, enchaîné à la forêt voisine qui est sa source et sa raison d’être. Balleroy est aussi un village. Balleroy est un symbole.
 

À tel point que le langage populaire lui attribue souvent la souveraineté sur la sylve, nommant improprement forêt de Balleroy la très ancienne forêt de Cerisy, historiquement inséparable de l’abbaye bénédictine éponyme. L’une à l’ouest, l’autre à l’est d’un océan vert qui sépare les deux pôles autant qu’il les unit. Car ici, tout va à la forêt et tout en procède.

Un architecte de génie

Au commencement était le désert : quelques masures liées à l’exploitation du bois, un ou deux hameaux ici et là et plus loin, beaucoup plus loin, un village né de l’implantation du mo...


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Mon, 09 Oct 2017 11:45:01 +0100
<![CDATA[ L’abbaye de Hambye - Vigie du bocage normand ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125121-l-abbaye-de-hambye-vigie-du-boc.html Labbaye de Hambye
Vue aérienne de l’abbaye de Hambye (© D. Hulins).

L’abbaye de Hambye
Vigie du bocage normand


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Stéphane William Gondoin


Depuis des siècles, le monastère de Hambye veille au fond d’une vallée encaissée irriguée par la Sienne. À l’origine manifestation grandiose de la foi des hommes du Moyen Âge, elle témoigne aujourd’hui de l’amour de leurs descendants pour leur héritage patrimonial. Un trésor sauvé, qui a pourtant bien failli disparaître.
 

Vers 1145, Guillaume Paisnel, puissant seigneur de Hambye parvenu au crépuscule de son existence, décide d’implanter un établissement monastique sur les terres ancestrales de sa famille. Dans la charte de fondation, il déclare agir pour le salut de son âme et de celles de ses aïeux, avec l’accord de ses quatre fils, sur la recommandation de l’évêque Algare de Coutances (1132-1151). Afin d’assurer à la future communauté les moyens de subsister, il lui concède de multiples propriétés et revenus, tels l’église de Hambye et ses dépendances, la moitié de la laine des moutons qu’il possède autour du mont Saint-Michel, des droits sur divers bois ou prés, des salines… Pour peupler l’abbaye naissante, il sollici...

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(n° 103, Octobre-Novembre-Décembre 2017)


Abbayes Normandes
En partenariat avec l'association Abbayes Normandes.
 
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Mon, 09 Oct 2017 11:18:01 +0100
<![CDATA[ Les maîtres sculpteurs d’Écouis ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125120-les-maitres-sculpteurs-couis.html Les maîtres sculpteurs dcouis
Angelots chantant appartenant au groupe sculpté de l’Annonciation (© SWG).

Les maîtres sculpteurs d’Écouis


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Stéphane William Gondoin


Fondée au début du XIVe siècle par Enguerrand de Marigny, un puissant personnage très en vue à la cour de Paris, la collégiale Notre-Dame d’Écouis abrite une magnifique collection de statues médiévales, révélant l’immense talent de ceux qui les conçurent il y a environ 700 ans. Présentation de quelques-unes de ces œuvres admirables.
 

Un mot pour commencer à propos de cet Enguerrand de Marigny : né vers 1270 à Lyons-la-Forêt, il est issu de la petite noblesse normande et se hisse, dans les premières années du XIVe siècle, jusqu’au cercle des plus proches conseillers du roi Philippe IV le Bel (1285-1314). Aussi craint que détesté, notamment par les membres de la haute noblesse, sa faveur ne survit guère au décès de son protecteur : il est pendu haut et court le 30 avril 1315 au gibet de Montfaucon, sur ordre de Louis X le Hutin, fils et successeur de Philippe. Les commandes de messire Enguerrand Quelques années avant sa chute, Marigny avait décidé d’élever une collégiale sur sa terre normande d’Écouis, à la fois témoignage de sa puissance et manifestation de sa piété, dans l’es...

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Mon, 09 Oct 2017 11:08:01 +0100
<![CDATA[ L'art du verre à Conches-en-Ouche ]]> http://www.patrimoine-normand.com/article-125118-l-art-du-verre-conches-en-ouche.html François Décorchemont a consacré la première partie de sa carrière à des réalisations en pâte de verre. Ici, trois objets confectionnés vers 1920-1930 et conservés au musée du Verre  ( Paul Louis
François Décorchemont a consacré la première partie de sa carrière à des réalisations en pâte de verre. Ici, trois objets confectionnés vers 1920-1930 et conservés au musée du Verre (© Paul Louis).

Le verre à Conches
Un savoir-faire qui perdure


  Extrait Patrimoine Normand N°103
Par Virginie Michelland


La jolie ville de Conches-en-Ouche, dans l’Eure, est assurément au verre ce que Bayeux est, entre autres, à la porcelaine : une étape incontournable à la découverte de savoir-faire préservés. La petite cité entre dans l’histoire de l’art verrier au XVIe siècle, lorsque l’église Sainte-Foy se pare de vitraux d’une qualité exceptionnelle. Trois cent cinquante ans plus tard, un artiste de génie, François Décorchemont, adapte au vitrail la technique de la pâte de verre. Le musée du Verre, fondé en 1996 et dirigé par Éric Louet, conserve aujourd’hui de très beaux exemples d’art verrier des XXe et XXIe siècles.
 

Le verre à Conches n’appartient pas seulement au passé. Les descendants de François Décorchemont ont trouvé dans la pâte de verre de quoi nourrir leurs propres expérimentations. Nous les avons rencontrés, tout comme Henry de Changy, passionné par les verrières de la Renaissance. Ils ont esquissé pour nous un panorama des arts verriers à Conches à travers les siècles.

L’apothéose du vitrail Renaissance

S’il fallait au moins une bonne raison pour visiter l’église Sainte-Foy, l’harmonie des verrières peintes occupant vingt-quatre baies, classées Monu...


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Mon, 09 Oct 2017 10:47:01 +0100