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Les cuivres domestiques anciens de Normandie (1re partie)

Jeudi 31 Janvier 2008
Les cuivres domestiques anciens de Normandie (1re partie)

Fond d’une bassinoire « cerné » (flanc marqué en son centre avant retreinte). XVIIIsiècle. (Photo Xavier Hourblin © Patrimoine Normand.)


Jean-Xavier de Saint-Jores

Extrait Patrimoine Normand n°45
Par Jean-Xavier de Saint-Jores.

 
Corps de bouilloire monté d’une seule pièce par retreinte. À noter le fond « cerné » et l’assemblage du bec verseur par soudure sur découpe en dents de loup. XIXe siècle. (Photo Xavier Hourblin © Patrimoine Normand.)
Corps de bouilloire monté d’une seule pièce par retreinte. À noter le fond « cerné » et l’assemblage du bec verseur par soudure sur découpe en dents de loup. XIXsiècle. (Photo Xavier Hourblin © Patrimoine Normand.)

Cet article consacré aux cuivres domestiques normands va vous être présenté en deux temps. Le premier volet sera consacré, brièvement, aux artisans du cuivre et à leur environnement à partir d’archives concernant notre plus célèbre centre de production, Villedieu-les-Poêles, ainsi qu’aux différentes techniques de fabrication anciennes qui permettent de reconnaître le bon grain de l’ivraie. Le second volet aura plus particulièrement pour objet de vous présenter les principaux ustensiles que l’on rencontrait autrefois dans nos villes et campagnes.

Rappels historiques

Si le travail du métal en plaque est connu de longue date par l’homme, ce qui nous est enseigné par les découvertes d’objets archéologiques, les premières mentions d’organisation de ces professions (dinandier, chaudronnier, poêlier) dans un espace précis ne semblent pas remonter au-delà du VIIIe siècle. À cette époque, la ville de Dinant jouissait d’une très grande réputation pour sa production d’ustensiles en métal. Ces professionnels régis par une corporation, excellaient dans la fabrication de cloches, de mobiliers religieux et d’objets utilitaires courants. Cette ville conserva ses privilèges jusqu’à 1466, date à laquelle Jean le Bon mit la ville à sac. Cet arrêt brutal eut au moins l’intérêt de provoquer l’émigration des batteurs vers d’autres provinces, faisant con­naître leur art à un grand nombre d’artisans.

Il ne faut pas imaginer pour autant que le reste de la France était dépourvu de ce type d’industrie. Ainsi, les villes de Paris, Lyon, Aurillac pour n’en citer que quelques-unes des plus célèbres possédaient aussi des artisans chaudronniers dont certains étaient implantés depuis le XIIIe siècle. Concernant Villedieu, il semble que l’implantation d’une importante communauté de poêliers date du début du XIVe siècle, vraisemblablement attirée par les exemptions fiscales dont bénéficiait la ville au titre de sa filiation avec l’ordre des Chevaliers de Malte. Au fil des ans, cette communauté répartie en de multiples lieux s’est fortement développée, au point de produire en grand nombre des objets usuels mais aussi des objets du culte. Ces arti...

 

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