Patrimoine Normand magazine

 

Mort de Ourasi, trotteur de légende

Samedi 19 Janvier 2013
Mort de Ourasi, trotteur de légende

Ourasi, mort d’un crack (© Thierry Georges Leprévost).


Extrait Patrimoine Normand N°85.
Par Thierry Georges Leprévost.

 
 

Ourasi n’est plus. Le « Roi fainéant » s’est éteint le 12 janvier 2013, euthanasié après trois semaines de déclin au haras de Gruchy, dans le Bessin, qui l’hébergeait depuis 1990. 4 fois victorieux du Prix d’Amérique, élu « cheval du siècle », le trotteur de légende avait 32 ans, l’équivalent d’un centenaire humain.

 

Fils de Greyhound et de Fleurasie, Ourasi était un pur produit normand, né à St-Étienne-l’Allier dans l’Eure le 7 avril 1980, au haras de St-Georges de Raoul Ostheimer. De prime abord peu prometteur, il dispute sa première course en septembre 1982 sur l’hippodrome d’Argentan. L’année suivante, on le confie au grand entraîneur-driver Jean-René Gougeon, déjà deux fois vainqueur du prestigieux Prix d’Amérique grâce à Roquépine et Bellino II. Sous sa férule, celui que son naisseur surnommait gros bœuf emporte l’épreuve trois fois de suite, en 1986, 1987 et 1988 ! Son frère Michel-Marcel Gougeon lui apporte sa quatrième victoire en 1990. Le couronnement d’une carrière à l’impressionnant palmarès.

Surnommé le Roi fainéant pour sa décontraction à l’entraînement, Ourasi est entré dans la légende du Trot. À sa retraite parmi 70 pur-sang au haras de Gruchy, près de Bayeux, il reçoit un nombre incalculable de visiteurs admiratifs de ce cheval d’exception qui ne sera jamais égalé. Ces déplacements prennent désormais une allure de pèlerinage. On lui apporte des fleurs, on se recueille sur sa tombe, creusée en face de son box à jamais inoccupé. On se mobilise même pour lui ériger une statue sur l’hippodrome de Vincennes !

C’était Ourasi.
 

Ourasi au haras de Gruchy, le jour de son 30e anniversaire, avec sa  nounou  Annie Jumel, qui sest occupée de lui jusquà la fin ( Thierry Georges Leprévost).

 
Ourasi au haras de Gruchy, le jour de son 30e anniversaire, avec sa « nounou » Annie Jumel, qui s’est occupée de lui jusqu’à la fin (© Thierry Georges Leprévost).
 




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