Patrimoine Normand magazine

 

Misères et splendeur retrouvée d’une collégiale : Écouis

Mercredi 30 Janvier 2008
Misères et splendeur retrouvée d’une collégiale : Écouis

Collégiale Notre-Dame d'Écouis, vue du chevet. (Photo Éric Bruneval © Patrimoine Normand.)


Extrait Patrimoine Normand n°30.
Par Isabelle Audinet.

 
Collégiale Notre-Dame d'Écouis - Porte de séparation du chœur et de la chapelle Saint-Jean. Cette porte, ainsi que celle de la chapelle nord, du XVIe siècle, sont entièrement ouvragées et possèdent des claires-voies (ici volet ouvert). (Photo Éric Bruneval © Patrimoine Normand.)
Collégiale Notre-Dame d'Écouis - Porte de séparation du chœur et de la chapelle Saint-Jean. Cette porte, ainsi que celle de la chapelle nord, du XVIe siècle, sont entièrement ouvragées et possèdent des claires-voies (ici volet ouvert). (Photo Éric Bruneval © Patrimoine Normand.)

Perdue de nos jours au milieu de villages de l’Eure touchés par la désertification, la collégiale Notre-Dame d’Écouis rappelle cependant la splendeur passée du village au Moyen Âge et l’importance des personnages qui firent son histoire : Enguerrand de Marigny, Jean de Marigny et saint Vincent de Paul.

Notre-Dame d’Écouis appartient à ces édifices méconnus qui ne s’oublient plus dès lors qu’on les a visités. Plus qu’une simple église, Notre-Dame d’Écouis est un havre de recueillement, un havre d’accueil aussi, où la chaleur humaine se mêle à l’esprit. La collégiale n’est pas une église désertée, comme le sont beaucoup d’autres, l’abbé Jacques y est présent depuis vingt-cinq ans. Il l’a restaurée avec l’aide des Monuments historiques (la collégiale est classée depuis juin 1913) et il la fait vivre en permanence. Prêtre d’abord, mais aussi serviteur du patrimoine dont il a la charge, l’abbé Jacques tient à rendre à Notre-Dame d’Écouis sa splendeur passée.
L’intérêt de la collégiale est multiple : par les personnages qui gravitent autour d’elle, parce qu’elle est un ensemble architectural, sculptural et de mobilier complet, parce qu’elle représente un art dont les premiers exemples ont malheureusement disparu. Située aux confins de la Normandie et de l’Île-de-France, dans le Vexin Normand, superbe région déjà présentée (cf. Patrimoine Normand n°25 et n°29), la collégiale d’Écouis a d’ailleurs pu recevoir les influences des artistes normands et français.

L’actuel village d’Écouis a perdu de son panache, mais il fut une paroisse prospère au Moyen Âge, possédant des foires et un marché, et ce sans doute en raison de sa position de carrefour (route de Rouen à Paris, route de Lyons aux Andelys). Écouis a surtout eu la chance d’appartenir à Enguerrand de Marigny, né à Lyons-la-Forêt en 1260, seigneur de Mainneville et du Plessis, et surtout Ministre des Finances de Philippe Le Bel. Citons aussi ses frères Jean de Marigny, archevêque de Rouen, et Philippe de Marigny, arche...

 

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