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Le musée de l'Écorché d'Anatomie - Hommage au docteur Auzoux

Jeudi 31 Janvier 2008
Le musée de l'Écorché d'Anatomie - Hommage au docteur Auzoux

Musée de l'Ecorché d'Anatomie - Le Neubourg. Vue générale du musée. Différents écorchés. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand).


Extrait Patrimoine Normand n°34.
Par Isabelle Audinet.

 
Buste du Docteur Auzoux. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand).
Buste du Docteur Auzoux. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand).

Que personne ne s’attende au petit musée des horreurs en pénétrant dans le Musée de l’écorché anatomique du Neubourg (Eure). La collection, réunie en 1995, est ici entièrement vouée à rendre hommage au Docteur Auzoux, génial inventeur d’un procédé de fabrication des écorchés, destinés à l’enseignement, mieux connu à l’étranger (où des collections d’écorchés sont présentées), qu’en France. Le musée du Neubourg peut cependant se targuer d’être unique, puisqu’il est le seul à faire découvrir la méthode de fabrication de ces écorchés, qui constitue en elle-même un intérêt certain, et mérite le déplacement.

Le docteur Auzoux et son invention

Né à la toute fin du XVIIIe siècle à Saint-Aubin-d'Écrosville, village voisin du Neubourg, Louis Thomas Jérôme Auzoux manifeste depuis son plus jeune âge d’excellentes capacités inventives et une aptitude certaine pour le bricolage. En 1818, il part suivre à Paris des études de médecine qui vont décider de sa vocation future. Les dissections, qui constituent une bonne partie de l’enseignement, apportent à la fois de la satisfaction à Auzoux, qui se découvre une passion pour l’anatomie, et un dégoût pour la manipulation des cadavres, qui arrivent aussi parfois à manquer. Il n’a de cesse dès lors de trouver un procédé qui permettra d’étudier l’anatomie sans avoir à disséquer de cadavres, tout en gardant ce geste de la dissection. À partir d’un squelette, il cherche à reproduire les mus­cles, organes, tendons... des cadavres disséqués, dessinés, mesurés, dans la journée, en utilisant tout d’abord des feuilles de papier et des cordes pour modeler les muscles. Très vite, il ressent le besoin de fabriquer des moules pour réaliser les divers éléments du corps. Il s’inspire des différentes tentatives de représentation du corps humain existant, le modèle en bois démontable de Fontana, sculptures, peintures, cartonniers... Il invente une pâte spéciale à base de carton et de liège qui permettront de remplir les lourds moules en bois et en alliage de Darset (emprunté à l’imprimerie). Les premiers essais ont lieu en 1819. Les moules sont fabriqués à partir de moulages des différentes parties d’un cadavre et la précision des empreintes, puis leur transformation en mus­cles, viscères... de carton sont très prometteuses. Son achar...

 

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