Patrimoine normand

 

Tatihou - L’île aux trésors

Mardi 30 Mars 2021
Tatihou - L’île aux trésors

Tatihou et l'ïlet coupés de la terre ferme à marée haute. (© D. Daguier - CD 50)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°117
Par Stéphane William Gondoin.

 
Le Tatihou II, véhicule amphibie, assure la liaison avec le continent. (© Stéphane William Gondoin)
Le Tatihou II, véhicule amphibie, assure la liaison avec le continent.
(© Stéphane William Gondoin)

C’est une poussière de sol normand égarée au milieu des flots, un morceau d’émeraude émergeant des eaux turquoises au large du port de Saint-Vaast-la-Hougue. Sur ses vingt-huit hectares, elle concentre de luxuriants espaces naturels, un passionnant Musée maritime et un riche patrimoine architectural, hérité de sa longue histoire. Tatihou, c’est presque « cet ailleurs que l’exotisme cherche au-delà des océans lointains », évoqué par le philosophe Paul Ricœur. À seulement cinq cents brasses de la côte…

Une île est un lieu à part, une sorte de microcosme écartelé entre les univers tellurique et maritime, n’appartenant complètement ni à l’un ni à l’autre. Telle apparaît Tatihou, à la croisée du continent et du grand large, si proche et si lointaine pour qui la contemple depuis le chevet de la chapelle des Marins, à Saint-Vaast-la-Hougue. La plupart du temps, on ne la rejoint qu’à bord d’un étrange véhicule, mi-autocar mi-bateau, pour une traversée d’une poignée de minutes. Une miniature de croisière, au léger parfum d’aventure… Lorsque les coefficients des marées dépassent les 60 toutefois, les ondes se retirent au loin à l’heure du reflux et découvrent entièrement les grèves. Alors Tatihou devient presqu’île et son petit monde, jusque-là d’apparence inaccessible, se gagne à pied.

 

Enquête(s) préhistorique(s)

Île d’ailleurs, Tatihou ne le fut pas toujours. Au moment des intenses phases de glaciation du quaternaire, le niveau des mers se situait bien plus bas que de nos jours et elle n’était alors qu’une vague éminence émergeant d’un paysage de forêts boréales (taïga), remplacées lors des pics de refroidissement par la toundra. Là galopait une faune pour le moins surprenante, comme les rhinocéros laineux, ou encore les mégacéros, ces cerfs préhis...

 

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