Patrimoine normand

Abbaye Saint-Nicolas de Verneuil-d’Avre-et-d’Iton

Lundi 3 Juillet 2017
Abbaye Saint-Nicolas de Verneuil-d’Avre-et-d’Iton

Les bâtiments de l’abbaye Saint-Nicolas s’articulent autour du cloître. (© Eye-Eure-Productions)


Stéphane William Gondoin

Extrait Patrimoine Normand n°102
Par Stéphane William Gondoin.

 

Située à la frontière sud de la Normandie, la cité de Verneuil-d’Avre-et-d’Iton possède un ensemble patrimonial exceptionnel, qui lui vaut d’appartenir au cercle restreint des Cent plus beaux détours de France. Parmi les trésors à découvrir au fil de ses rues, citons les vieux quartiers aux élégantes maisons à pan de bois, l’église de la Madeleine et son clocher flamboyant, la sévère tour Grise, bâtie par le roi de France Philippe Auguste après la conquête de 1204… Mais Verneuil abrite également, à deux pas de son centre-ville, un joyau méconnu : l’abbaye Saint-Nicolas, fondée au XVIIe siècle. Désertée depuis une dizaine d’années, un projet colossal vise à lui redonner vie.

Saint-Nicolas est l’une des dernières grandes fondations bénédictines de Normandie. Pour comprendre son histoire, il nous faut remonter aux premières années du XVIIe siècle, quand un certain Pierre Rouxel, baron de Médavy (Orne), occupe la charge de gouverneur de la place de Verneuil. L’homme, qui ne dédaigne jamais de tirer l’épée, a participé aux guerres de Religion dans les rangs de la Ligue et il passe pour exercer son pouvoir d’une main de fer sur ses administrés. Certes, on le respecte, mais on le craint surtout.

En justes noces, Pierre Rouxel a épousé Charlotte de Hautemer, comtesse de Grancey (Bourgogne, actuel département de Côte-d’Or) : dix-sept enfants naissent de cette union particulièrement féconde. Parmi cette abondante progéniture, on compte pas moins de dix filles parvenues à l’âge adulte. Seules les deux aînées sont mariées à de beaux partis ; les huit cadettes entrent en revanche dans les ordres. Est-ce par vocation ou a-t-on forcé leur destin pour éviter le versement de dots ruineuses ? Toujours est-il que nous retrouverons deux d’entre elles comme abbesses successives de Gomerfontaine (Oise), une troisième à la tête de l’abbaye d’Almenêches (Orne), une quatrième aux commandes du monastère de Vignats (Calvados). Trois seront simples moniales, à Vignats ou à Almenêches. Quant à Guyonne Rouxel, sixième dans l’ordre des naissances fé...

 

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