Patrimoine normand

Lisieux - De l’église Saint-Jacques à la rue aux Fèvres

Jeudi 31 Janvier 2008
Lisieux - De l’église Saint-Jacques à la rue aux Fèvres

Vue montrant la place du Marché-au-Beurre avec une maison à grande lucarne (coiffeur), alors en pans de bois dont la façade a été plâtrée. Dans le fond, on aperçoit deux maisons à pans de bois faisant l’angle de la place Victor-Hugo (voir plus loin) et de la rue aux Fèvres qu’on distingue dans le fond à gauche. (© Coll. Patrimoine Normand)


Georges Bernage

Extrait Patrimoine Normand n°54
Par Georges Bernage.

 
Illustration d’A. Robida montrant l’église Saint-Jacques dominant majestueusement la place du Marché-au-Beurre. (Photo Georges Bernage © Patrimoine Normand)
Illustration d’A. Robida montrant l’église Saint-Jacques dominant majestueusement la place du Marché-au-Beurre. (© Coll. Patrimoine Normand)

Cette troisième promenade à la redécouverte de cette cité normande1, qui fut l’une des plus belles de France, reprend à l’église Saint-Jacques.

Au bout de la rue de la Paix, nous étions arrivés face au bas-côté nord de l’église Saint-Jacques. Cette église, dont la reconstruction, ainsi que celle de l’église Saint-Germain qui se trouvait devant le parvis de la cathédrale, fut fêtée le dernier jour de mai 1540. Elle avait été réédifiée, à partir de 1496, en style gothique final, après les destructions de la guerre de Cent Ans. Reconstruit sur les ruines de la chapelle cons­truite en 1030 et agrandi en 1132, le nouvel édifice au volume épuré est de grande qualité. C’est un long vaisseau sans transept filant à partir de l’ouest, où il s’appuie sur la masse solide du clocher-porche, jusqu’au chœur, à l’est, sans aucun ressaut, autre que les arcs-boutants, jusqu’au chœur. Ce grand vaisseau articulé en douze travées égales, marquées par les arcs-boutants, joue sur l’impression de perspective accentuée par le sol qui remonte progressivement jusqu’à l’abside (quatre travées, soit un tiers de l’ensemble) dont l’entrée est marquée par quel­ques marches. Le clocher placé frontalement obéit à la même esthétique. En raison de la déclivité du sol, il domine largement la place située devant l’église et il est précédé d’un vaste perron auquel on accède par des escaliers, donnant à la façade une certaine majesté. Le volume intérieur est particulièrement lumineux avec cette succession de grandes baies autrefois pourvues de magnifiques vitraux de la Renaissance, détruits en 1944. En dessous de ces grandes baies, court un triforium à galerie aveugle. Les nervures des grandes arcades retombent directement sur les piliers sans l’intermédiaire d’un chapiteau comme il était d’usage en cette fin du XVe siècle. L’église fut endommagée en 1944, une partie des voûtes était effondrée ; elle a remar...

 

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1) Voir articles Lisieux, capitale du pays d'Auge dans Patrimoine Normand n°52, 53.
 


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