Patrimoine normand

Sauvetage d’un « parquet Versailles » datant du XVIIIe siècle

Sauvetage d’un « parquet Versailles » datant du XVIIIe siècle

Sauvetage d’un ancien plancher à la française dit « à la Versailles » datant du XVIIIe siècle. Les parties non visibles manquantes ont été comblées à la résine (ici), tandis que les parties pouvant être vues (parement) ont été restaurées ou remplacées par du chêne ancien. Le dos de chaque panneau est méticuleusement brossé à l’aide d’une brosse à main métallique et traité à l’aide de produits fongicides. (© Christine Duteurtre)


Christine Duteurtre

Extrait Patrimoine Normand n°66
Par Christine Duteurtre.
 
Le parquet a retrouvé son emplacement au millimètre près. Sa structure en a été renforcée, son bois restauré et traité. Ce sauvetage vient de lui assurer une nouvelle vie tout en préservant son authenticité. (© Christine Duteurtre)
Le parquet a retrouvé son emplacement au millimètre près. Sa structure en a été renforcée, son bois restauré et traité. Ce sauvetage vient de lui assurer une nouvelle vie tout en préservant son authenticité. (© Christine Duteurtre)

Qu’il s’agisse d’un château comme celui de Servigny, d’un hôtel particulier, d’un manoir, ou même d’une ancienne maison de pays, la restauration d’une vieille demeure peut parfois décourager certains propriétaires devant l’ampleur des travaux à réaliser. Pourtant, avec un certain sens de l’observation et en s’entourant des bons con­seils de personnes soucieuses de la sauvegarde de notre patrimoine, il est possible d’entreprendre des travaux d’une certaine importance pour partie par soi-même et sans forcément se ruiner.

Nous allons aujourd’hui suivre le chantier de réfection du parquet XVIIIe en chêne à assemblage chevillé du grand salon d’un hôtel particulier. Certains proposaient de remplacer ce plancher dit « à la Versailles » par un neuf. Mais après les conseils avisés d’un ébéniste-restaurateur de meubles anciens (techniques identiques), ce parquet condamné à disparaître a finalement pu être sauvé.

Une partie du travail a été effectuée par le propriétaire alors que l’ébéniste a pu assurer en atelier la partie restauration des panneaux de parquet. Les solivages avaient en effet été fortement attaqués depuis des décennies par des vers et autres insectes xylophages. Il a résulté de l’ac­tion de ces insectes voraces un affaiblissement notable de l’en­semble de la structure. Ces soliveaux étaient en si mauvais état qu’ils n’étaient plus à même de retenir le poids de la terre battue servant à l’origine de matériau d’isolation autant phonique que thermique. Par son poids, cette charge avait contribué à énormément « creuser » la surface du plancher qui, de fait, accusait une souplesse inquiétante. La pièce se situant au-dessus d’anciennes écu...

 

Il vous reste 94 % de cet article à lire.

 


Abonnement Patrimoine Normand

Partagez sur les réseaux sociaux

Catégories

Autres publications pouvant vous intéresser :

Commentaires :

Laisser un commentaire
Aucun commentaire n'a été laissé pour le moment... Soyez le premier !
Paiements sécurisés
Abonnement Patrimoine Normand

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER :

  •  

     
  • PARTENAIRE(S) 

    Abbayes Normandes  France Bleu

NOUS SUIVRE

 Twitter Patrimoine Normand  

PRATIQUE

  • Le magazine PATRIMOINE NORMAND
  • est édité par les éditions Spart
  • © PATRIMOINE NORMAND - 1995-2022

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER :

  •  

     
  • PARTENAIRE(S) 

    Abbayes Normandes  France Bleu

NOUS SUIVRE

 Twitter Patrimoine Normand  

PRATIQUE

  • Le magazine PATRIMOINE NORMAND
  • est édité par les éditions Spart
  • Site-web © PATRIMOINE NORMAND - 2011-2022
Patrimoine normand