Patrimoine normand

Le Chanvre en Normandie

Jeudi 31 Janvier 2008
Le Chanvre en Normandie

Séchoir à chanvre à Athis-de-l'Orne. (Photo Jeannine Rouch © Patrimoine Normand)


Jeannine Rouch

Extrait Patrimoine Normand n°58
Par Jeannine Rouch.

 
Tige de chanvre (Cannabis sativa). (Photo Jeannine Rouch © Patrimoine Normand)
Tige de chanvre (Cannabis sativa). (Photo Jeannine Rouch © Patrimoine Normand)

Plante annuelle, le chanvre peut atteindre selon les variétés 3 mètres de hauteur, voire plus.

Jusqu’aux années 1960, le chanvre était une plante dioïque, c’est-à-dire que l’on comptait dans un même champ des pieds mâles porteurs de fleurs à étamines qui dégageaient des nuages de pollen, et se flétrissaient tandis que les pieds femelles après fécondation donnaient des fruits, puis des graines : le chènevis. Les pieds mâles étaient plus petits.

Dans nos régions, le chanvre que l’on cultive maintenant à des fins industrielles est une plante monoïque, aux fleurs mâles et femelles disposées sur un même pied et de taille plus élevée.

La racine pivotante est relativement petite par rapport à la hauteur de la tige. La tige est droite, rigide, rugueuse, cannelée et nue, jusqu’aux 8/10e cm de la hauteur.

Les feuilles, opposées sur la tige, se découpent en 7 longs et fins folioles aciculés qui sont dentés et nervurés. Elles s’étagent sur la tige, diamétralement opposées aux feuilles du dessous.

Le fruit est une akène dont la graine, sans albumen, renferme un embryon charnu. Cette graine est le chènevis.

 

Autrefois, le chanvre dans l’Orne

Le chanvre commun, originaire d’Asie Centrale, se cultivait pour ses fibres depuis l’antiquité, dès le Ve siècle avant Jésus-Christ, dans le Bassin Médi­ter­ra­néen. Déjà utilisé par les Gaulois, la culture intensive du chanvre fut produite dans nos campagnes depuis le haut Moyen Âge (VIe siècle). L’importance de cette culture au temps jadis était telle que chaque métairie possédait un « clos à chennevières » toujours placé sur la meilleure terre. Celle du Perche, de la plaine d’Alençon et du Bocage Normand lui était favorable. Ainsi, sous l’Ancien Régime, les seigneurs veillaient à ce que leurs locataires prennent bien soin d’ensemencer leur « clos à chennevières » pour en tirer profit à leur propre compte et spécifiaient, tel ce seigneur de Nocé dans un acte où il est écrit que : « les preneurs devaient faire sur la saison des guérets, un arpent de chanvre qu’ils recueilleront, feront rouir et sécher à condition de fournir aux dits seigneurs, le tiers au châ...

 

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