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Sword Beach et les opérations aéroportées de la 6th Airborne

Samedi 17 Mai 2014
Sword Beach et les opérations aéroportées de la 6th Airborne

Débarquement du joueur de cornemuse Bill Millin et de Lord Lovat sur Sword, face à la localité de Colleville-Montgomery. (© IWM)


Marc Laurenceau

Extrait du hors-série Normandie 44.
Par Marc Laurenceau.
 
Des parachutistes de la 6th Airborne Division dans un Douglas C-47 lors d'un exercice aéroporté en Grande-Bretagne, le 22 avril 1944. (© IWM)
Des parachutistes de la 6th Airborne Division dans un Douglas C-47 lors d'un exercice aéroporté en Grande-Bretagne, le 22 avril 1944. (© IWM)

Sword Beach est la plage de débarquement située la plus à l'est du dispositif allié, à seulement quinze kilomètres au nord de Caen, objectif des Britanniques pour la soirée du 6 juin 1944. Mais cet assaut amphibie, bien que couplé à une importante opération aéroportée menée par la 6e division aéroportée britannique, ne permet pas de remplir l’essentiel des missions prévues : l’intégralité de la ville de Caen ne tombera aux mains des Alliés que le 19 juillet.

Afin de protéger le flanc gauche de l’invasion, et en particulier l’assaut amphibie sur Sword Beach, la 6e division aéroportée britannique (placée sous le commandement du major general Gale) est désignée pour être parachutée et aérotransportée aux premières heures du 6 juin 1944, à l'est de la zone d'invasion. Trois impératifs pour atteindre cet objectif sont définis : premièrement, les deux ponts sur l'Orne (Bénouville) et le canal de Caen (Ranville), qui représentent la porte d'entrée et de sortie de ce flanc gauche, doivent être sous contrôle et rester intacts ; deuxièmement, la batterie de Merville, menace potentielle pour la plage de débarquement Sword, sera réduite au silence ; troisièmement, cinq ponts situés à l'est de l'Orne seront détruits pour désorganiser les Allemands et empêcher une importante contre-attaque depuis cette région. Ces trois impératifs se transforment naturellement en trois missions principales pour le commandement allié. Des missions secondaires sont également mises au point : tenir la région entre l'Orne et la Dives et s'emparer des villages de Sallenelles et de Franceville, pour repousser toute contre-attaque allemande.

Les groupements 38 et 46 de la Royal Air Force, détachés pour l'opération Overlord, ne sont pas en mesure de transporter la totalité des effectifs de la 6e division aéroportée en une seule fois. Deux opérations distinctes sont donc montées : la première, l'opération Tonga, doit permettre de réaliser les missions principales dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 ; la deuxième, l'opération Mallard, vise à transporter les renforts sur les zones de combat en dé...

 

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