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Sainte-Adresse, commémoration de la Grande Guerre

Jeudi 24 Janvier 2008
Sainte-Adresse, commémoration de la Grande Guerre

Son Altesse Royale le Prince Philippe de Belgique lors des célébrations solennelles place Clemenceau, devant la statue d’Albert Ier(Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand.)


Extrait Patrimoine Normand n°24.
Par Isabelle Audinet.

 
Vue aérienne de Sainte-Adresse. On aperçoit au fond le lotissement de Dufayel, quatre voies parallèles à la falaise, ainsi que le grand bâtiment du Nice Havrais. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand.)
Vue aérienne de Sainte-Adresse. On aperçoit au fond le lotissement de Dufayel, quatre voies parallèles à la falaise, ainsi que le grand bâtiment du Nice Havrais. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand.)

Depuis mars dernier, les commémorations du 80e anniversaire de l’Armistice du 11 Novembre se succèdent en France. À Sainte-Adresse, la présence de son Altesse Royale le prince Philippe de Belgique à rendu plus solennelles encore ces célébrations.

Le 10 octobre dernier, Sainte-Adresse fut le siège des cérémonies bilatérales débutées en mars 1998, avec la cérémonie franco-belge. Généralement situées sur des lieux de bataille, Sainte-Adresse est la seule organisée sur un site étranger au front. Il y a 84 ans, en effet, le 10 octobre 1914, le gouvernement de Belgique, pays neutre, retiré à Ostende à la suite de l’invasion allemande, sollicite l’hospitalité de la France. Désirant un lieu proche de la Belgique et de la mer, ils pensent au Havre. Sainte-Adresse, ville balnéaire aux nombreuses maisons de vacances, est parfaite pour accueillir les membres du gouvernement et leur entourage. Le roi reste lui en Belgique à De Panne, à l’arrière du front. L’industriel Dufayel avait déjà débuté son projet du Nice-Havrais, station balnéaire devant concurrencer Deauville et Trouville. L’ensemble comprenait un lotissement avec des maisons de belle qualité, de taille importante et aux formes différentes. Des hôtels étaient aussi prévus. Toutes les structures n’étaient pas encore en place, mais l’ensemble était déjà impressionnant. La saison était achevée en octobre et les maisons libres. Certains hôtels et demeures furent réquisitionnés et de nombreux propriétaires vinrent d’eux-mêmes proposer leurs logis. Des aides s’organisèrent pour compléter le mobilier.

Il fallut aussi transformer des hôtels en bureaux : le gouvernement fut installé à l’Hôtellerie, le Président du Conseil à la villa Roxane, le ministère de la guerre à la villa Louis XVI et les Affaires étrangères à la Hollandaise. Les diplomates « héritèrent » du Palais des Régates, quant au roi, la villa la Roseraie lui fut réservée à l’occasion d’une éventuelle visite (il ne vint jamais). Un bureau de poste belge fut installé au rez-de-chaussée du Palais Dufayel ; une double oblitération fut d’ailleurs parfois effectuée sur le courrier. La boîte aux lettres est toujours à Sainte-Adresse devant le Nice-Havrais, place Frédéric-Sauvage. De ces différents immeubles, peu restent en place, les bombardements de la Seconde Guerre mondiale ayant causé de nombreux dégâts : on peut encore admirer la Roseraie et le palais Dufayel Nice-Havrais pour prendre des exem...

 

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