Patrimoine normand

Abbatiale de la Sainte Trinité à Fécamp - Mille ans de splendeur et de foi

Jeudi 31 Janvier 2008
Abbatiale de la Sainte Trinité à Fécamp - Mille ans de splendeur et de foi

Extérieur de l’abbatiale de Fécamp, tour du transept sud. (Photo Éric Bruneval © Patrimoine Normand.)


Extrait Patrimoine Normand n°39.
Par Alexandre Vernon.

 
La royale abbaye de la Sainte Trinité de Fécamp. (Photo Alexandre Vernon © Patrimoine Normand.)
La royale abbaye de la Sainte Trinité de Fécamp. (Photo Alexandre Vernon © Patrimoine Normand.)

En ce temps-là, juste avant que ne sonnent les heures du premier millénaire, un véritable vent de dévotion soufflait alors sur le pays. C’est ainsi que Richard Ier, dit sans Peur, duc de Normandie, surnommée aussi Richard le Pieux, fit construire en 990, devant le château ducal de Fécamp, le monastère de la Sainte Trinité où, suivant sa volonté, il devait être inhumé à sa mort en 996, sous une gouttière en signe d’humilité. En cette année 2001, la ville de Fécamp fête comme il se doit le millénaire de son abbaye en honorant celui qui en fut le premier abbé et qui donna tout son lustre : Guillaume de Volpiano, et en invitant tous ses habitants à un formidable retour dans le passé.

En l’an 1000, au centre de la cité de Fécamp chère aux premiers ducs de Normandie, cette abbaye, resplendissait alors de toute sa puissance, avec ses tours, son imposante enceinte et ses murs intérieurs décorés de peinture et imprégnés de foi, comme un vaisseau flamboyant sur les flots de l’éternité. C’était une abbaye rayonnante sur la Normandie et au-delà sur le monde des croyants, d’autant plus qu’elle recélait en son sein - et encore aujourd’hui dans un tabernacle adossé au chœur de l’église - un des mystères le plus fabuleux du Moyen Âge : celui du Précieux Sang qui, par cette relique sacrée, faisait affluer vers Fécamp des pèlerins par milliers. Ce Précieux Sang, qui selon la légende, aurait été recueilli par Nicomède sur le corps du Christ à sa descente de croix, puis enfermé dans deux tubes de plomb et dissimulé dans le tronc d’un figuier. Confié au gré des flots, le tronc d’arbre traversa les mers pour finalement s’échouer au Ier siècle sur le rivage du futur duché de Normandie, en ce lieu qui devait s’appeler Fécamp, de « Fici campus » qui signifie « le champ du Fi...

 

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