Patrimoine normand

Château de Sassy - Saint-Christophe-le-Jajolet

Jeudi 31 Janvier 2008
Château de Sassy - Saint-Christophe-le-Jajolet

Château de Sassy. Façade sud en été. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)


Jeannine Rouch

Extrait Patrimoine Normand n°55
Par Jeannine Rouch.

 
Le jardin « à la française » du château de Sassy. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Le jardin « à la française » du château de Sassy. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Le château de Sassy d’époque XVIIIe, édifié sur les premiers contreforts du Massif d’Écouves, domine ­ la vaste plaine qui s’étend d’Argentan à Sées.

Depuis la grille d’entrée du parc paysager, le tracé de la route d’accès au château a été dessiné afin que l’on puisse en contourner la face est avant d’accéder à la cour d’honneur encadrée de deux pavillons et ­ de découvrir la face sud.

En regard de celle-ci partent en étoile les larges allées qui s’enfoncent dans la forêt.

À droite de la façade, un escalier descend vers les terrasses d’où l’on domine le remarquable « jardin à la française » situé au pied de la face nord.

La vaste demeure, largement ouverte sur son environnement fait le lien entre deux univers : celui de la magnifique forêt de feuillus et celui du jardin où la nature est parfaitement dominée.

L’édifice, d’aspect accueillant reflète les nécessités d’un mode de vie plus intime qui s’est fait jour au XVIIIe siècle.

La terre de Sassy était, à l’origine, propriété de la famille des Hayes. Au début du XVIIIe siècle, le domaine est cédé à Jacques de Tirmois, conseiller au Parlement de Normandie, lequel avait épousé Angélique Langlois de Motteville issue d’une famille de parlementaires rouennais. Leur fille, Françoise de Tirmois, en épousant un gentilhomme lorrain, Antoine Le Bègue, comte de Germiny, capitaine de cava...

 

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VIDÉO :


Plus beau vu d’en haut
Vue du ciel, la broderie du jardin à la française apparaît dans sa délicatesse et la rigoureuse symétrie qui règne de l’orangerie à l’allée forestière. Ce « tapis persan » s’oppose à la brute futaie dont il est indissociable. La douve de gauche canalise l’eau de la source de saint Évroult. Réservées à la promenade et à la contemplation, les terrasses sont volontairement exemptes de toute plantation. À droite du château, les communs et les écuries frôlent les arbres du massif. À gauche, la chapelle vient en contrepoint religieux et romantique de cet élément utilitaire. Ce sont deux mondes qui se côtoient et s’opposent : d’une part le triomphe de la raison cartésienne par l’extrême précision de ses figures géométriques ; de l’autre la fantaisie et l’émotion propres aux sinuosités du paysage anglais. Le classicisme et la liberté. La connaissance et l’imagination. 
(Vidéo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

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