Patrimoine normand

Deux siècles de tourisme en Normandie - XIXe-XXe siècles

Dimanche 2 Aout 2009
Deux siècles de tourisme en Normandie - XIXe-XXe siècles

La baignade à Étretat, Eugène Le Poittevin, vers 1858, huile sur panneau. (© Coll. « Peindre en Normandie », cliché Philippe Fuzeau)


Extrait Patrimoine Normand n°71
Par la rédaction.
 
Vue de la plage de Dieppe, par Édouard Hostein, 1854. (© Château-Musée de Dieppe)
Vue de la plage de Dieppe, par Édouard Hostein, 1854. (© Château-Musée de Dieppe)

La Normandie fut dès le début du XIXe siècle une des destinations privilégiées des touristes, première région touristique française, ce que nous rappelle une exposition bien de saison, au musée de Normandie.

La longueur de ses côtes, la qualité de son air iodé et la proximité de Paris firent rapidement de quelques villes et villages de pêcheurs normands des stations balnéaires huppées, telles Dieppe ou Trouville. Elle continue d’attirer un vaste public depuis la dernière guerre ; sa position est au­jourd’hui très confortable dans l’économie du tourisme. Mais remontons le temps…
 

Les vertus de l’eau

Au XVIIe siècle, en Angleterre, de nouvelles pratiques thérapeutiques liées à l’eau bouleversent les mentalités et les flux de voyageurs. Les villes d’eaux connaissent un engouement sans précédent, fréquentées par toute l’aristocratie et la haute bourgeoisie. C’est sur leur modèle que se développent au siècle suivant les premières stations balnéaires anglaises, dont les noms prestigieux résonnent encore : Scarborough, Brighton, Weymouth, Margate… Cette mode s’exporte Outre-Manche et inscrit de manière indélébile une nouvelle ère de loisirs sur la côte normande.

Comme en Angleterre, les premières destinations de villégiature normandes sont les stations thermales : Forges-les-Eaux (Seine-Maritime), et Bagnoles-de-l’Orne (Orne). Puis, suivant l’exemple anglais, on découvre les bienfaits thérapeutiques de l’eau de mer, qui sont à l’origine des foules attirées chaque année sur les plages. Le bain de mer est en effet préconisé dans le traitement de certaines maladies ou affections : la rage, l’anémie, la dépression, l’asthme… C’est en raison de sa santé fragile que Marcel Proust est envoyé à Cabourg vers 1880. Le bain marin est un fortifiant. La publicité s’en fait l’écho : Le frais varech de Luc-sur-Mer, tel un bain de jouvence, rajeunit le vieillard et fortifie l’enfa...

 

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