Patrimoine normand

Les Pêcheurs de Guernesey au château de Caen

Jeudi 31 Janvier 2008
Les Pêcheurs de Guernesey au château de Caen

La récolte du varech, aquarelle de Peter Le Lièvre, milieu du XIXe siècle. Né en 1812 à Saint-Pierre-Port, Peter Le Lièvre s’implique dans la vie politique et culturelle locale. Sa production s’échelonne entre 1840 et 1860. Il meurt en 1878. (© Guernsey Museum & Art Gallery)


Thierry Georges Leprévost

Extrait Patrimoine Normand n°51
Par Thierry Georges Leprévost.

 
Le port de Saint-Pierre-Port, à Guernesey, en 2004. (© Thierry Georges Leprévost)
Le port de Saint-Pierre-Port, à Guernesey, en 2004. (© Thierry Georges Leprévost)

De 1204, année où les îles de la Manche furent politiquement séparées de la Normandie, jusqu’à nos jours, les relations entre les pêcheurs de Guernesey et ceux du Cotentin s’avèrent quelquefois… houleuses. En centrant l’intérêt sur le XIXe siècle et le début du XXe, les concepteurs guernesiais de l’exposition présentée à Caen ont choisi de prendre un nécessaire recul face à une activité essentielle de l’économie normande, qu’elle soit insulaire ou continentale. Cette manifestation s’inscrit dans une série d’échanges entre le Musée de Normandie et ceux des bailliages de Jersey et de Guernesey, à l’occasion du 8e centenaire du rattachement de la Normandie au domaine royal français.

La pêche est sans doute le meilleur moyen d’aborder l’identité guernesiaise. En effet, cette activité reflète à la fois les conditions géo­- graphiques, climatiques et économiques de l’île. Liée aux techniques les plus récentes comme à un savoir-faire ancestral, la pêche suscite des luttes permanentes avec une nature qui se montre souvent hostile.

Aujourd’hui, la pêche guernesiaise est surtout celle des grands crustacés – homards et langoustes – et des coquillages, à destination notamment des restaurants locaux. Ce n’a pas toujours été le cas d’un état composé d’îles qui totalisent plus de 200 km de côtes (le bailliage de Guernesey comprend aussi Aurigny, Herm et Sercq), dont certains profils ne sont pas des plus hospitaliers, c’est le moins qu’on puisse dire, mais qui procurent par ailleurs de nombreuses baies et criques propices à l’aménagement de ports d’échouage, ou plus récemment en eau profonde.

Jusqu’au XVIe siècle, la prospérité insulaire repose en majeure partie sur l’exploitation des ressources maritimes. Congres et maquereaux sont dûment séchés et salés pendant tout le Moyen Âge, constituant ainsi d’appréciables réserves alimentaires. On estime que, au même titre que le cochon, le poisson séché a sauvé l’homme médiéval de la fa...

 

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